T R A C T I S série 13 |
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Une nécessité
Lorsque la SNCB décide que les nouvelles électrifications dans les Ardennes belges se feront en
Par ailleurs, la généralisation de la vitesse limite de 160 km/h sur les grands axes de Flandre et l'intérêt d'utiliser la future ligne à grande vitesse Bruxelles - frontière allemande pour les trains voyageurs classiques créent un besoin
de locomotives aptes à une vitesse élevée et associées à une
Malgré leur vitesse moindre, les trains de marchandise doivent atteindre un tonnage maximum et donc leurs locomotives doivent être de grande puissance.
Cependant, surtout pour un petit réseau, il est préférable d'avoir un type de locomotive universel, apte aussi bien aux trains voyageurs qu'aux trains marchandises, que du matériel spécifique.
Les lignes ardennaises se prolongeant au
De plus, il était urgent de remplacer les dernières série 18 maintenues précairement en service jusqu'au 23/10/99.
Toutes ces raisons sont à l'origine de la commande des locomotives TRACTIS faite conjointement par la SNCB et les CFL le 22/12/95 à
Les
Une technique éprouvée
Après des années d'expérimentation,
La partie mécanique est directement dérivée des locomotives Astrid de
Les faces frontales sont spécifiques et sont étudiées pour, qu'en cas de croisement sur une ligne dont l'entraxe des voies est réduit, elles diminuent au maximum le choc aérodynamique.
Pour permettre l'accès aux lignes à grande vitesse, les locomotives et
Les caractéristiques techniques
La SNCB a commandé 60 locomotives numérotées de 1301 à 1360 et les CFL 20 locomotives numérotées de 3001 à 3020. La SNCB a aussi commandé 21 19.801 à 19.821 (UIC 61 88 80 90 001 à 021).
La face avant et le poste de conduite des
Comme il est d'usage pour toutes les séries modernes, les locomotives TRACTIS pourront atteindre les gares frontières néerlandaises en circulant à puissance réduite sous 1,5 kV continu. L'accès au réseau français limitrophe justifie le montage de l'équipement KVB permettant la détection de la signalisation SNCF.
Naturellement, si une locomotive TRACTIS peut être conduite à partir d'une
caractéristiques des locomotives type BoBo constructeur ACEC - ALSTOM longueur
largeur
hauteur pantos baissés19 110 mm
3 026 mm
4 275 mmentraxe des bogies
empattement des bogies10 400 mm
3 000 mmcourbe minimum 100 m diamètre des roues neuves/usées 1 160 mm / 1 090 mm poids total
poids par essieu90 T
22,5 Talimentation 25 kV 50 Hz /3 kV et 1,5 kV continu nombre de moteurs
nombre de chaînes de traction4
4effort de traction au démarrage/en continu 288 kN / 225 kN puissance continue à la jante
3 kV et 25 kV
1,5 kV
5 200 kW
2 100 kWcoefficient d'adhérence (roues 0,33 vitesse maximale 200 km/h cabine de conduite 2 prix unitaire 150.000.000 BEF
3.718.403 EUR
Ajoutons que ces locomotives disposent de quatre systèmes de freinage, deux mécaniques (blocs classiques et disques) plus deux électriques (par récupération et rhéostatique), de trois systèmes de signalisation (classique, TBL2 et KVB) ainsi que d'un système informatique embarqué.
Les
Dans le cadre de la commande de voitures à deux niveaux M6, il est prévu aussi des
Construction et mise en service
Dès que les locomotives TRACTIS seront opérationnelles et que les lignes existantes auront leur signalisation adaptée pour prévenir les interférences de la traction triphasée, elles seront engagées.
Pour les trajets Liège - Luxembourg et Namur - Bettembourg, il faudra attendre la fin des électrifications en cours. Pour que la liaison Ostende(Oostende) - Eupen emprunte la ligne nouvelle
Bruxelles - Liège, il faudra attendre sa mise en exploitation en 2002.
Les CFL eux ont un besoin urgent de remplacer leurs 3600 actuelles obsolètes et sont désireux d'assurer des trains Bettembourg - Metz.
Toutes ces conditions expliquent l'étalement des livraisons sur quatre ans avec priorité aux CFL.
De plus, si la construction des 1301 à 1305 et des 3001 à 3005 est entièrement confiée à Alstom à Belfort (France),
la partie mécanique des locomotives suivantes sera toujours faite par Alstom mais leur finition sera confiée à
Bombardier à Bruges. La chaîne de traction est fournie par
Toutes les locomotives sont réceptionnées à Salzinnes (Wallonie) ou les mises au point ont lieu par les techniciens français.
Le matériel belge sera ensuite attribué au dépôt de Merelbeke. Le matériel luxembourgeois sera affecté au dépôt de Luxembourg.
La première locomotive (la 1301) à été présentée à Belfort le 29/1/98 et est arrivée à Salzinnes le 2/2/98. C'est la 1302 qui a fait les premiers tests sur le réseau luxembourgeois.
La 1303 a subi les tests climatiques à Vienne début juin 1998. Des difficultés de mise au point de l'informatique qui pilote la chaîne de traction ont cependant retardé leur livraison ou exigé un retour à l'usine.
Les premières 3000 livrées ont été présentées au public en gare de Luxembourg les 13 et 14/2/99.
Quelques temps plus tard, elles ont assuré leur premiers services sous 25 kV. Elles ne pourront rouler sous 3 kV qu'après adaptation de la
Tant que ceci ne fut pas résolu et dans l'attente du renforcement de l'alimentation électrique, on a isolé un des deux bogies de chaque machine pour les limiter à la moitié de leur puissance.
Cette mesure a été généralisée à toutes les TRACTIS lorqu'elles étaient utilisées en 25 KV. De plus, dans l'attente de la fin de leur mise au point, elles furent limitées à 140 km/h et durent subir différentes restrictions : pas de réversibilité, limitation de la puissance en double traction, etc.
A partir de mai 2000, suite à de modifications informatiques sur les locomotives et à la pose de filtres 50 Hz aux
Lors de la campagne de test, la 1302 a atteint la vitesse de 237 km/h. C'est le 9/4/99 qu'une type 13 a assuré un premier service commercial. Ce même mois, la 1302 a aussi passé une première partie des tests d'homologation de la SNCF.
Tant au cours de la période de test que lors des premières mises en service, de nombreux problèmes sont apparus. Ils sont maintenant largement résolus et des modifications informatiques ont apporté une nette amélioration.
Mais même avant celà, la SNCB déclarait le 21/4/99 que "les séries 13 entrent en gare" et qu'elles assureront progressivement les trains d'Ostende (Oostende) à Eupen.
Et de fait, les nouvelles locomotives de la série 13 y remplacent progressivement les anciennes de la série 15.
Du 27/9/99 au 26/5/00, la relation Luxembourg - Liège fut scindée à
Il fut prévu d'engager les types 13 sur l'axe Charleroi - Bruxelles - Anvers en tête de trains IC et en réversibilité. En trafic marchandises, elles sont destinées à s'illustrer sur l'
Suite à un litige des CFL avec le constructeur, la livraison et l'adaption de la série luxembourgeoise a été gelée puis reprise.
Par contre la série belge a continué d'être livrée et son système informatique a été modifié pour lui permettre de rouler en France. La 1330 a passé avec succès dans le troisième trimestre 2000 la deuxième partie des tests pour valider les adaptations de son informatique.
Il est donc envisagé des trains jusque Woippy et
Depuis septembre 2001 toutes les locomotives sont livrées et la SNCF a autorisé les TRACTIS sur l'ensemble de son réseau 25 kV au 1/4/02, à condition que l'indicateur de vitesse comporte une aiguille, du moins en simple traction et en trafic marchandises.
Le taux d'avaries des types 13 est devenu inférieur à celui des séries précédentes.
C'est la 1360 qui le 21/2/02 a passé les tests d'homologation de la TBL2 sur la ligne industrielle de Charleroi dédiée à la sidérurgie.
livraison des locomotives - SNCB CFL 1998 5 15 1999 15 5 2000 20 0 2001 20 0 total planifié 60 20 livrées septembre 2001 60 20
radiées à ce jour 0 1
en activité à ce jour 60 19
A l'heure actuelle, les 21
En 2002, la SNCB a renoncé à passer commande d'une deuxième tranche de 60 locomotives.
Les TRACTIS en modélisme
Il est possible que
dossier TRACTIS partie 1 Les précurseurs
dossier TRACTIS partie 2 La technique
dossier TRACTIS partie 3 La construction
dossier TRACTIS partie 4 L'exploitation
réalisation de cette page Michel Marin dernière mise à jour 1/1/04