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EN
UNE VIE DANS UNE HEURE
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Bruit
Musique ?
L'auditeur définit comme musique ou comme bruit ce qu'il
entend ou mieux écoute. N'avez-vous jamais appelé
un " hasard sonore " musique ; vous vous promeniez et
vous étiez fasciné par la cohérence, l'originalité,
la poésie, la singularité, l'harmonie du paysage sonore
duquel vous faisiez partie ? Vous considériez dès
lors consciemment ou inconsciemment ce "chaos sonore"
comme étant un moment musical. Chacun est le réalisateur
de la musique qu'il écoute, chacun est créatif et
un tout ou un rien peut devenir Musique.
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Improvisations ?
Se
lancer dans l'improvisation sauvage est une volonté que la
musique que l'on fait naisse de l'instinct et du hasard, de se libérer
de l'intentionalité et du contrôle dans la composition.
Choisir un instrument de musique ou un objet quelconque et commencer
à en jouer sans rien avoir décidé préalablement,
sans projet
Utiliser ses erreurs , tirer profit des accidents
afin que les phrases musicales soient spontanées, inopinées,
incongrues, et surtout que sortent celles qu'on aurait jamais pu
prévoir
laisser le morceau se composer tout seul. En
Une Vie Dans Une Heure a été joué et enregistré
exclusivement en premières prises consécutives. La
première piste d'un morceau est enregistrée et tout
de suite, sans réécouter l'enregistrement, la deuxième
. Il en va de même pour toutes les autres. Ainsi, chaque partie
musicale (sauf la première) est influencée par la
ou les précédentes, presqu'inconsciemment. Cette manière
de travailler peut être rapprochée de l'écriture
automatique qui fait jaillir une sorte d'archéologie de l'inconscient
et sucite une forme de fascination, certains croient même
que cette technique met l'auteur en contact avec un au-delà
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Objets ... sonores ?
Leur
poésie devait démarrer dans une certaine banalité
ou plutôt une proximité pouvant appartenir à
quiconque. Ou entretenir un rapport sonore avec l'enfance dans sa
faculté de s'émerveiller de tout. Evoquer l'environnement
naturel ou celui créé par l'homme. Certains objets
devaient posséder un sens symbolique propre ou être
utilisé de manière absurde. Tous ont été
choisis instinctivement au fur et à mesure du processus de
création, ils faisaient tous partie de mon quotidien depuis
plus ou moins longtemps en attendant d'être réunis.
L'instrumentarium de chaque improvisation s'est construit selon
la place qu'occuperait chaque objet dans le spectre de fréquences
du morceau.
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Magies Sonores ?
Toutes
les pistes ont été liées entre elles comme
si l'oreille les faisait basculer de l'une vers l'autre. Les Magies
Sonores prennent comme point d'appui un objet sonore de la
piste qu'elles clôturent et tentent de l'amener vers l'objet
sonore ouvrant l'improvisation suivante ; les gouttes de pluies
se rapprochent du tintement du carillon
Ces " magies
" prennent sources en les textures sonores d'objets continuellement
" bruyants " qui recellent de miracles acoustiques suite
à une écoute prolongée et active.
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Effets ... continuum ?
Dans
les Improvisations, les effets construisent des espaces,
puis les font évoluer lentement, progressivement, intangiblement
: définissent une lente et paisible mouvance ; une sereine
promenade contemplative, l'ouïe en éveil
Pour
les Magies Sonores, l'effet tente de révèler
quelques secrets acoustiques cachés dans ce que nous appelons
courramment du bruit ; met en exergue ce que l'ouïe pourrait
extrapoler, audibilise l'inaudible, crée un lien entre
deux séances d'improvisations.
L'uvre s'écoule ainsi dans un continuum ; elle est
une heure en écoute ininterrompue, un enchaînement
de métamorphoses. Dans cet espace-temps, les vibrations convenues
ou " indésirables " des objets saisis à
la vie de tous les jours montrent que tout événement
sonore contient sa part d'amabilité pour autant que notre
écoute la découvre
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