LA LANGUE

 

La langue grecque - bref historique - les langues minoritaires - un peu de grammaire

 

La langue grecque

La langue grecque est sans doute la plus ancienne des langues européennes. Elle s’écrit depuis environ 3000 ans.

 

Dans les faits, le grec est la langue officielle de la Grèce sans qu’il ne soit nécessaire de le proclamer dans la Constitution. Les minorités en Grèce sont confrontées à d’énormes problèmes dont il ne faut pas minimiser l’importance pour une raison bien simple: les minorités linguistiques ne correspondent à aucune réalité juridique en Grèce, seules sont «tolérées» les minorités religieuses.

Sur le plan linguistique, la Grèce est relativement homogène avec environ 87% des habitants ayant le grec comme langue maternelle et seulement 11% parlant des langues minoritaires. Le grec est également parlé par la diaspora dans le monde (au moins six millions) ayant émigré pour des raisons politiques ou, beaucoup plus communément, pour des raisons économiques, principalement aux États-Unis, en Australie, en Grande-Bretagne et au Canada.

 

La langue grecque : bref historique

Le grec moderne est issu du grec ancien, probablement la plus ancienne langue indo-européenne attestée en Europe. La formation du grec ancien a commencé vers le second millénaire avant notre ère et les premiers documents de l’époque mycénienne datent de 35 siècles. Les poèmes d’Homère (VIIIe siècle avant notre ère) ont été transcrits à l’aide d’un alphabet emprunté aux Phéniciens qu’on appelle aujourd’hui l’alphabet grec. En réalité, la langue grecque trouve ses racines dans la langue des peuples helléniques qui sont venus par des vagues successives vers 1200 avant notre ère.

 

Le grec ancien était fragmenté en plusieurs variétés de dialectes réparties en quatre groupes correspondant aux vagues successives des invasions indo-européennes: l’éolien (parlé en Thessalie, en Béotie et en Asie mineure), l’ionien avec son sous-dialecte l'attique (Attique, Eubée, Cyclades et Asie mineure), le dorien (Laconie, Crète, Rhodes, Thira, Achaïe, Étolie, Épire, Sicile) et l'arcado-chypriote appelé aussi l’achéen (Mycènes, Knossos, Arcadie, Chypre). C’est l’attique des Athéniens, qui devint progressivement la langue commune des Grecs, se substituant à tous les autres dialectes à partir du IVe siècle avant notre ère. Déjà au cours de cette époque l'attique exerçait une grande influence dans tout le monde grec et servait de langue de référence pour écrire la prose. Celui qu'on surnomma le «père de l'histoire», Hérodote (484 à 425 av. J.-C.) rapporte ces propos: «Nous appartenons à la même race, et nous parlons la même langue, nous honorons les mêmes dieux avec les mêmes autels et les mêmes rituels, et nos coutumes se ressemblent.» Néanmoins, l'attique ne supplanta pas les autres langues grecques, même s'il acquit un prestige considérable. Jusqu'en 700 avant notre ère, les Grecs écrivaient de droite à gauche à l'exemple des langues sémitiques (comme l'arabe). L'écriture s'écrivit de gauche à droite à partir de l'an 500 av. J.-C.

 

La koinè grecque

Au cours du IVe siècle, en raison de la multiplication des contacts et des conquêtes macédoniennes d'Alexandre le Grand (356 à 323 av. J.-C.), il se développa, parallèlement aux langues existantes et un peu partout dans le monde grec, une langue parlée et écrite réunifiée. Il s'agit de la koinè, une langue grandement influencée par l'attique mais aussi par d'autres dialectes (ionien, béotien, dorique, etc.). La koinè devint la langue de la cour, de la littérature et du commerce dans tout l'empire hellénistique. Toutefois, cette langue se scinda en deux variantes: d'une part, la koinè littéraire, d'autre part, la koinè vernaculaire. La première resta l'apanage des classes instruites de la société, lesquelles véhiculèrent une vie intellectuelle et artistique intense, capable d'exprimer autant la philosophie que les sciences. Quant à la langue vernaculaire, elle fut moins influencée par les classiques et s'enrichit sur le plan lexical de nombreux emprunts aux langues étrangères du Proche-Orient.

On peut croire que les Romains aient imposé le romain lorsque la Grèce devint un protectorat romain en 146 avant notre ère, mais ce ne fut pas le cas. Au contraire, l’étude du grec classique devint obligatoire pour tout Romain instruit, tandis que cette langue continua d’être très répandue, parallèlement au latin, dans tous l’est de l’Empire romain. Néanmoins, l'expansion du latin arrêta définitivement la progression du grec dans le monde. C'est la koinè littéraire grecque qui s'est développée dans le monde médiéval et devint ce qu'on a appelé le «grec byzantin». Cette variété de grec est devenue la langue officielle de l’Empire byzantin (du IXe au XVe siècle), alors qu'auparavant c'était le latin. Aujourd'hui, de nombreux linguistes ont donné le nom de koinè à toute langue commune se superposant à un ensemble de dialectes ou de parlers sur une aire géographique donnée. Le déclin de l'Empire byzantin après 1400 fut marqué par la fragmentation de son territoire en petits États indépendants. La koinè littéraire resta figée, alors que la langue vernaculaire éclata en de nombreux dialectes locaux et fut soumise aux influences du bulgare, de l'albanais, du turc, du vénitien, etc. Sous l’occupation ottomane, ayant duré quelques siècles (1453-1821), le grec vernaculaire prit lentement une autre forme: le démotique (dimotiki), c’est-à-dire la «langue parlée par le peuple» (demos = «peuple»), une langue grecque influencée par des emprunts au latin, au turc et aux langues slaves, mais aussi au français et à l'italien. C'est surtout au XIXe siècle que le français exerça une grande influence sur le grec démotique. Mais c'est sur la langue écrite, la katharevousa, qu'on s'est appuyé pour redonner à la Grèce une langue nationale commune. Les principales différences entre le grec ancien et le grec moderne (démotique) ont trait aux déclinaisons (abandon du datif et du duel), aux conjugaisons des verbes et au vocabulaire (emprunts massifs du démotique à l'italien, au turc et au français).

 

La «guerre linguistique» : démotique et katharevousa

Avec la création de l’État grec en 1830, le gouvernement, désireux de s’affranchir de la domination ottomane, adopta comme langue officielle la katharevousa, c’est-à-dire la «langue épurée», une variété savante, puriste, archaïsante et défendue par des idéologues réformateurs, dont Adamantios Koraïs (1748-1833) demeura le plus ardent purificateur linguistique. Les campagnes menées par les puristes furent tellement déterminantes que le gouvernement adopta la katharevousa comme langue de l'État. Elle fut utilisée dans tous les domaines de la vie publique, notamment dans la vie politique, le droit et la justice, l’administration, la religion et l’enseignement. Cette langue devint également l'un des facteurs d'unification de la «nouvelle nation purifiée» de ses ajouts turcs, slaves et albanais accumulés lors de l'occupation ottomane. Le peuple, pour sa part, a toujours continué à parler le démotique dans la vie quotidienne.

Au début du XXe siècle, des écrivains, notamment des poètes, s'élevèrent contre l'usage de la katharevousa qu'ils considéraient comme une langue «artificielle» et «momifiée». Le combat fut féroce entre les deux tendances, car la langue devint un facteur idéologique opposant les tenants du démotique (les «démotiquistes») et ceux de la katharevousa (les «puristes»). Certains Grecs adoptèrent même le démotique comme langue littéraire, mais ne purent éliminer pour autant la katharevousa. On compta même plusieurs variétés de katharevousa, car, selon les écoles de pensée, de nombreux linguistes et écrivains propagèrent différentes variétés de cette langue. Le phénomène se répéta avec le démotique puisqu'on devait parfois choisir, par exemple, un mot parmi différentes formes dialectales possibles. Ainsi, le mot «père» se disait kurès, tsurès, patera, afentès, etc., mais ce fut finalement patera qui l'emporta. D'autres introduisirent la grammaire du démotique tout en supprimant tous les mots d'origine étrangère. Durant une bonne partie du XXe siècle, la Grèce vécut une véritable «guerre linguistique». Lentement, une langue mixte a pris forme, car les deux variétés s’influencèrent l’une l’autre. Néanmoins la katharevousa n'influença que fort peu le démotique, mais certains mots et expressions katharevousa se sont introduits en démotique. Dans la réalité, la katharevousa resta une langue morte, utilisée surtout pour la rédaction des documents officiels ou pour prononcer des discours solennels, mais jamais pour la conversation quotidienne. Malgré tout, la plupart des gouvernements grecs ont bien tenté de faire triompher la «langue pure», la katharevousa, mais le retour de la Grèce à la démocratie en 1975 entraîna l’échec définitif de la réforme des puristes, au grand dam de l'Église orthodoxe.

De façon générale, beaucoup de mots diffèrent entre le démotique et la katharevousa, mais également la grammaire. On peut dire que la katharevousa se rapprochent davantage du grec ancien.

 

Comme quoi le ridicule ne tue point, le conservatisme linguistique des milieux ecclésiastiques est parfois complètement délirant. En Grèce, il est toujours défendu (par décret synodale) de lire la Bible en grec moderne pendant les services liturgiques dans les églises. L'Ancien Testament doit être lu en grec ancien, et le Nouveau testament en koinè littéraire, toujours sans traduction. Les textes en koinè grecque restent plus ou moins compréhensibles pour la population, alors que les autres formes du grec ancien demeurent très difficilement accessibles pour le commun des mortels. Ajoutons à tout cela que les autres textes de la liturgie étaient et sont écrits en grec byzantin littéraire (donc fortement alignés sur la langue classique attique). Même les nouveaux textes (par exemple, pour des saints récemment canonisés) sont écrits uniquement dans cet idiome, dont la compréhensibilité est presque nulle pour les Grecs qui n'ont pas étudié la langue ancienne.

 

Le démotique comme langue officielle

L'État grec s'est dissocié de ce «délire puriste» lorsqu'il adopta en 1976 le démotique comme langue officielle de la Grèce et lui accorda une place privilégiée dans l’éducation et l'administration. Pendant ce temps, la presse, tant écrite qu’électronique, contribua à sa façon au processus de la disparition de la «langue pure». L'administration utilisa durant un certain temps la variété katharevousa dans les documents officiels et juridiques, mais le démotique finit par supplanter complètement la «langue morte».

En 1981, le gouvernement de Papandreou introduisit une réforme de l’orthographe en supprimant le système désuet des accents (trois sur quatre), seul l’accent tonique étant maintenant conservé. Bien que les trois accents supprimés ne correspondaient plus à aucune réalité phonétique, beaucoup de Grecs réagirent négativement à voir disparaître ce qu’ils estimaient être l’un des aspects importants du patrimoine linguistique grec. Les milieux conservateurs, notamment parmi les ecclésiastiques, continuent d'écrire et d'imprimer les accents traditionnels. Cela dit, certains disent regretter la disparition d’un idiome extrêmement flexible, nuancé, avec des formes participiales d’une richesse extraordinaire, sans commune mesure avec la «pauvreté analytique» de la plupart des langues européennes modernes.

Aujourd'hui, il est même interdit en Grèce de rédiger un document officiel en katharevousa. Il peut arriver que certains groupes conservateurs, en particulier dans l'Église orthodoxe grecque, utilisent parfois un style emprunté à la katharevousa; par exemple, les documents patriarcats et synodaux sont rédigés dans ce style archaïsant. Pour le reste, la katharevousa est vraiment disparue en Grèce (ainsi qu'au sein de la communauté grecque de Chypre). Généralement, quiconque parlerait ou écrirait en Grèce la katharevousa ferait aussitôt l'objet de moqueries.

Cela dit, la plupart des régions rurales de la Grèce, notamment dans les îles, ont conservé leur dialecte local (d'origine plus moderne que les dialectes de l'ancienne Grèce) dont certains sont encore très employés. Cependant, ces variétés dialectales ne sont jamais employées dans la langue écrite, sauf parfois dans la littérature ou pour exprimer un effet particulier. Évidemment, le système scolaire très centralisé de la Grèce, de même que l'avènement de la télévision et de la diffusion du cinéma, ont eu pour effet de réduire considérablement l'emploi des variétés dialectales dans les zones rurales. Il subsiste quand même des différences d'accent et des mots locaux dans toutes les régions du pays.

 

Enfin, étant donné que la langue grecque s’écrit avec un alphabet différent de l’alphabet latin plus familier aux étrangers, l'État a prévu deux versions pour transcrire la langue dans les endroits publics : l'une, en alphabet grec traditionnel, l'autre, en alphabet latin surtout pour l’anglais (mais aussi le français et l’allemand). Dans les grandes villes, de même que dans les lieux touristiques, les panneaux des rues portent généralement un double alphabet : l’un en alphabet grec, l’autre en alphabet latin. Bien que cette pratique semble plutôt systématique, les touristes prudents sont mieux d'apprendre les rudiments de l'alphabet grec.

 

Les langues minoritaires

Pour ce qui est des minorités (plus d'un million de personnes, soit environ 11 % de la population), le problème devient relativement complexe en raison des implications que cette notion revêt en Grèce. D’une part, les faits démontrent qu’il existe au moins huit minorités linguistiques nationales (le turc, l’albanais, le macédonien, le bulgare, le pomaque, l’aroumain, le tsigane et l’arménien), d’autre part, celles-ci n’existent pas au plan juridique, sauf pour la minorité turque de religion musulmane en Thrace, qui bénéficie de certaines protections en vertu du traité de Lausanne de 1923. Un autre problème provient de l’absence de tout recensement linguistique récent, car le dernier date de 1951. Cela signifie que tout dénombrement actuel d’ordre linguistique ne peut reposer que sur des approximations.

 

Les minorités «turques»

La minorité turque habitant en Thrace bénéficie d’un statut reconnu par le traité de Lausanne (1923), ce qui leur permet de conserver leurs institutions religieuses, contrairement à celle habitant en Grèce du Nord n'ayant aucun statut. Parmi la minorité turque reconnue, on doit distinguer les Turcs, les Tsiganes et les Pomaques. Cette minorité turque parle une langue parfois appelé le «turc de Thrace» différant un peu du turc officiel de Turquie. Les Pomaques constituent une minorité musulmane identifiée aux Turcs de Thrace. Ce groupe parle un dérivé du bulgare méridional appelé pomaski évoluant en dehors de tout contact avec le bulgare officiel, au point où l’on peut parler de deux langues distinctes. Cette variante est très influencée par le turc de Thrace. La plupart des Pomaques s’identifient eux-mêmes comme des Turcs avec lesquels ils partagent le même territoire et la même religion. Les Tsiganes parlent encore la langue tsigane mais selon toute probabilité, une grande partie d’entre eux ont le turc comme langue maternelle depuis plusieurs générations. Pour l’État grec, les Turcs, les Pomaques et les Tsiganes appartiennent à la même communauté: les musulmans turcophones.

 

Les autres minorités linguistiques

Les autres minorités n’ont jamais obtenu quelque statut que ce soit en Grèce. Ce sont les Albanais, les Aroumains, les Macédoniens, les Bulgares et les Arméniens.

Les Albanais, appelés aussi Arvanites, constituent une minorité musulmane parlant l’albanais (un tout petit groupe est toute fois de confession orthodoxe). Beaucoup de Gréco-Albanais de vieille souche ne parlent plus leur langue ancestrale, l’albanais arvanite. Au cours des siècles, les Arvanites se sont grécophonisés et hellénisés de plus en plus, ainsi que le leur permettaient à la fois leur religion chrétienne orthodoxe et les traits culturels qu'ils partageaient avec les autres peuples balkaniques.

Les Aroumains sont appelés généralement Valaques (Vlachos) par les Grecs. Ce terme provient du grec eisai vlakias signifiant «tu es stupide». Après les guerres balkaniques de 1912-1913, la Grèce a reconnu les Valaques comme une minorité à la suite de la signature du traité de Bucarest (1913). Les Aroumains de Grèce sont généralement considérés comme une minorité assimilée.

Pour l’État grec, il n’existe pas de minorité dite macédonienne ou bulgare. On parle plutôt de Grecs slavophones, car les Grecs n’ont jamais admis qu’il puisse exister une langue macédonienne distincte de la langue bulgare. Aujourd’hui, la langue macédonienne officielle (en république de Macédoine) est relativement éloignée du bulgare et a conservé beaucoup de traits archaïsants par rapport au bulgare officiel.

Les Arméniens sont originaires de la Turquie qu’ils ont fuie lors du génocide de 1915. Ils se sont réfugiés pour la plupart en Thrace, mais il se trouve quelques petits îlots ailleurs dans le nord de la Grèce.

 

Un peu de grammaire

Le genre

En grec moderne, il y a autant de règles que d'exceptions concernant l'identification du genre de noms.

a) le neutre est réservé aux objets et aux choses inanimées, to paketo, le paquet

b) le féminin comprend la plupart des notions abstraites, h qesh, la position, la thèse.

Le genre neutre, en grec, peut désigner des lieux, des objets, des moyens de transport et les petits des animaux. On peur aussi y ajouter les aliments et boissons en général.

A part ces quelques règles, la seule méthode reste celle de la mémorisation.

 

Adjectifs

L'adjectif alloV, allh, allo / alos, ali, alo / autre, s'accorde en genre et en nombre avec le nom.

 

L’adjectif démonstratif

En tant qu’adjectif démonstratif autoV, auth, auto / avtos, avti, avto / ce, cet, cette, peut se placer avant ou après le nom désigné.

Par ailleurs, le nom en question est toujours précédé de son article :

auto to autokinhto = to autokinhto auto = cette voiture

 

L’adverbe comme adjectif

L'adverbe intercalé entre l'article défini et le nom joue le rôle de l'adjectif.

 

Articles

Article des noms propres

L'article des noms propres : En grec, tous les noms propres sont précédés de l'article défini correspondant. Cette construction peut exister parfois en français : on pourra dire la Marie, la Dupont.

 

Articles partitifs

La notion française indiquant la partie d'un ensemble exprimée par les formules du, de la, des (qu'on appelle des articles partitifs), n'existe pas en grec moderne. Pour l'exprimer en grec, on emploie le nom sans l'article défini.

to fwV / to fos / la lumière => fwV / fos / de la lumière

 

Pronoms personnels

En grec moderne, les pronoms personnels ne sont pas exprimés lors de l'usage d'un verbe. L'identification de la personne se fait par les terminaisons du verbe.

Ainsi dans Blepw / vlèpo / je vois, l'oméga w indique la première personne du singulier au présent de l'indicatif.

Le mode d'interrogation en grec dépend de l'intonation. Un verbe tel que Blepw qui exprime une affirmation peut tout aussi bien exprimer une question à condition que l'on change de ton.

 

Certificat de connaissance de la langue Grecque à des fins professionnelles.

 

Les ressortissants de l'Union Européenne souhaitant travailler en Grèce peuvent obtenir un certificat de connaissance de la langue grecque délivré après des examens portant sur la compréhension orale, l'expression écrite et l'expression orale.

Renseignements (en France) auprès du Service de l'Education au 01 55 73 00 02

 

Les personnes intéressées peuvent contacter les Services suivants :

 

Service de l'Éducation de l'Ambassade de Grèce en France

9 rue Mesnil, 75016 Paris

Tél : 01 55 73 00 01-03 - Fax : 01 55 73 00 04 e-mail : educ-grece@wanadoo.fr

Justificatifs à fournir : deux imprimés à compléter qui vous seront remis sur place, une photocopie recto-verso de votre carte d'identité ou du passeport certifiée conforme, un chèque du montant de l'inscription.

 

Consulat de Grèce

9 rue de la Liberté, 38000 Grenoble

Tél. : 04 76 47 39 23 - Fax : 04 76 47 37 76

 

Université de Provence Aix-Marseille 1, section de grec moderne

29 avenue Robert Schuman, 13621 Aix en Provence cedex 1

Tél. : 04 42 95 33 41 - Fax : 04 42 59 42 80 - (Responsable : Mme Hélène Cotta)

 

Le certificat de connaissance de la langue grecque est un programme de l'Université de Thessalonique et plus précisément du Centre de la Langue Grecque. Il s'agit du premier diplôme de grec, langue étrangère, reconnu par l'État grec. Il atteste le niveau de maîtrise atteint en langue grecque et suit les connaissances exigées pour toute langue européenne, telles qu'elles sont définies par le Consortium Européen.

Il existe 4 niveaux de connaissance : Niveau A, Niveau B, Niveau Γ et Niveau Δ (débutant, élémentaire, pré-intermédiaire et perfectionnement). Ces niveaux correspondent donc à des situations de communication et à des difficultés de la langue grecque qui progressivement deviennent plus complexes. Chaque niveau présente les caractéristiques suivantes :

Niveau Α : A ce niveau, les candidats doivent être en mesure de comprendre le cadre général d'une discussion entre deux interlocuteurs ou d'un texte simple portant sur des sujets quotidiens élémentaires, des communiqués diffusés dans la presse écrite, à la radio, à la télévision ou dans des lieux publics, de communiquer ou échanger des informations de base, et écrire des textes simples et courts.

Niveau Β : Les candidats du niveau B doivent être en mesure de comprendre en détail certains types de documents, tels que les petites annonces, les modes d'emploi, les lettres personnelles, les messages, les communiqués, les commentaires, etc. Ils doivent également pouvoir communiquer efficacement dans des situations données, exprimer de manière simple des opinions personnelles, et rédiger des textes courts, afin d'échanger des informations sur des sujets donnés.

Niveau Γ : A ce niveau, les candidats doivent être en mesure de comprendre et relever des informations et idées précises dans une conversation entre trois ou quatre interlocuteurs, ou dans des textes tirés de journaux, revues, règlements et documents officiels. De plus, ils doivent être capables de participer et répondre aux besoins d'une conversation officielle ou amicale, d'exprimer des opinions et expériences personnelles avec clarté et précision, et de fournir les informations détaillées nécessaires.

Niveau Δ ; A ce niveau, les candidats doivent être en mesure de comprendre des discussions, entre plusieurs interlocuteurs, sur différents sujets, même inconnus, de relever des informations, de percevoir les sous-entendus dans le discours oral et écrit, et de déterminer la finalité de différents types de textes. Il doivent également pouvoir, sur une grande variété de thèmes, exprimer clairement des idées de leurs expériences personnelles et professionnelles avec aisance et un vocabulaire précis.

 

Depuis de septembre 2000, des cours sont organisés afin de permettre aux candidats de préparer ces examens.

 

Institutions publiques et privées en Grèce assurant l’enseignement du grec moderne

 

Institutions publiques

 

Université d’Athènes

Atelier d’enseignement du grec moderne

Panepistimioupoli Zografou, 15782 Ilissia

Tél. : 0030102-7277672 - Fax : 0030102-7277673

www.nglt.uoa.gr - nglt.info@nglt.uoa.gr

 

Université Ionienne

Megaro Kapodistria, 49100 Corfou

Tél. : 003026610-87200 et 87264 - Fax : 003026610-44145

www.dflti.ionio.gr - international.relations@dflti.ionio.gr

 

Université de Thessaloniki

École de grec moderne

Université Aristoteleio, 54124 Thessaloniki

Tél. : 00302310-997576 et 997571-2 - Fax : 00302310-997573

www.auth.gr/smg

 

Université de Macédoine

Commission pour la diffusion de la langue et de la civilisation grecques

Egnatias 156, 54066 Thessaloniki

Tél. - fax : 00302310-891499

perraki@uom.gr

 

Université de Patras

Panepistimio Patras

Odos Arximidous, ktirio 7, 26110 Patra

Tél. - fax : 00302610-997548 et 996262

www.kedek.gr - gpant@otenet.gr

 

Université de Ioannina

Domboli 30, 45110 Ioannina

Tél. : 003026510-96535, 96450 et 96447 - Fax : 003026510-96590

http://helas.uoi.gr/index_en.htm - langentr@cc.uoi.gr

 

Université Aigaiou

Lofos Panepistimiou, ktirio Dioikisis, 81100 Mytilini

Tél. : 003022510-36005

rdil@aegean.gr

 

Secrétariat Général de l'Education des Adultes

Acharnon 417, Ag. Eleftherios, Athènes

Tél. : 0030210-2530391 et 2584803 - Fax : 0030210-2516111 et 2530349

 

Cours d'été

 

Programme de cours intensifs de grec, 4 heures par jour, 6 jours par semaine plus une classe spéciale de littérature.

 

Institutions privées

 

Centre athénien de la culture grecque

Arximidous 48, Mets, 11636 Athènes

Tél. : 0030210-7012268 et 7015242 - Fax : 0030210-7018603

www.athenscentre.gr - info@athenscentre.gr

 

Organisme International d’émigration

P.O 430, 17402 Alimos

Tél. : 0030210-9919040 - Fax : 0030210-9910914

www.iom.int - iomathens@iom.int

 

Maison Grecque

Georganta 11, 14562 Kifisia

Tél.: 0030210-8085185 et 8085186 - Fax: 0030210-8085184

www.greekhouse.gr - alexander@bhe.gr

 

Centre Ionien

Lyssiou 11, 10556 Athènes

Tél. : 0030210-3246614, Fax : 0030210-3214412

 

Union greco-américaine

Massalias 22, 10680 Athènes

Tél.: 0030210-3680900

www.hau.gr - hau@hau.gr

 

École de la langue grecque « Alexandre le Grand »

Rethymnou 2, 10682 Athènes

Tél. : 0030210-8217710 - Fax : 0030210-8215025

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Ermou 45, 54624 Thessaloniki

Tél. : 00302310-226318 - Fax : 00302310-226388

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Kyprou 10, 73100 Chania 

Tél. : 003028210-41414

www.alexander-edu.org - alexander@bhe.gr

 

Institut d'Etudes Balkaniques

P.O 50932, 54014 Thessalonique

Tél. : 00302310-832143 - Fax : 00302310-831429

www.imxa.gr - imxa@imxa.gr

 

Centre de Langues Babel

Irakleitou 41, 16674 Glyfada

Tél. : 0030210-9644765 - Fax : 0030210-9643251

www.greeklessons-babel.gr - info@greeklessons-babel.gr

 

Centre de civilisation grecque 

Arethoussa, 83302 Icarie

Tél. : 003022750-61140 - Fax : 003022750-61139

www.hcc.gr - ikaria@hcc.gr

 

Centre pour le grec moderne et les études européennes

Ag. Konstantinou 40, 15124 Maroussi

Tél. : 0030210-6231271 - Fax : 0030210-8087595 - E-mail : asterias@qualco.gr

 

Lexis

Daskalogianni 48, 73100 Chania

Tél. - Fax : 003028210-55673

www.lexis.edu.gr - info@lexis.edu.gr

 

Lexi-Logos

Plateia Kapnikarea 3 & Ermou, 10563 Athènes

Tél. : 00302-103311602

www.lexi-logos.gr - info@lexi-logos.gr

 

Centre linguistique Piperis

23th Octovriou 94, 41221 Larissa

Tél.: 00302410-233874 - Fax : 00302410-289132

 

Hellenic Culture Centre – Ifigenia Georgiadou

50 Chalkokondili, 10432, Athens, GREECE

Fax : +30 210 5238149

www.hcc.edu.gr - E-mail: ifigenia@hcc.edu.gr

 

Séjours linguistiques

Apple languages : www.applelanguages.be