SE DEPLACER EN GRECE

 

Hormis la location de voitures ou de mobylettes, un système complet de transport en commun permet de voyager facilement à travers toute la Grèce. Le service de bus, la forme la plus populaire de voyager, est le moyen de transports terrestres le plus performant avec un réseau reliant de nombreux petits villages. Les trains sont une autre alternative, lorsque le service est disponible (uniquement sur le continent). Pour vagabonder d’île en île, nous trouvons de nombreuses traversées maritimes comme aériennes (plus chères).

Il y a aussi moyen de découvrir la Grèce à vélo, mais le terrain montagneux exige une certaine condition physique.

 

Avions

Il y a des aéroports dans de nombreuses villes et dans plusieurs îles. Pour tout renseignement, adressez-vous à la compagnie de votre choix.

 

Bateaux

Le réseau de voies maritimes en Grèce est particulièrement étendu et il vous permet de voyager à destination de toutes les îles. Pour toute information ou réclamation, vous devez contacter la Capitainerie du Port du Pirée ou la Capitainerie du Port de Rafina. Pour plus d’infos vous pouvez surfer sur www.ferries.gr

Prendre le bateau en Grèce c'est accepter de ne connaître les horaires exacts que quelques jours avant le voyage. Les informations données au préalable ne le sont qu'à titre informatif. Certaines traversées peuvent être perturbées ou annulées suite à de mauvaises conditions météorologiques ou des problèmes techniques.

 

Taxis

Tous les taxis sont équipés d'un compteur que le chauffeur est obligé de mettre en marche et sur lequel figure le prix de la course. Le tarif No 1 est en vigueur de 05.00 à 24.00 et le tarif No 2 de 24.00 à 05.00. De plus, chaque taxi doit indiquer le tarif en vigueur en vertu duquel est établi le prix de la course, ainsi que les charges supplémentaires qui ne figurent pas sur le compteur.

Attention !!! En cas de réclamation ou de problème sur le prix versé, appelez la Police Touristique, en déclarant votre problème et le numéro d'immatriculation du taxi que vous avez utilisé.

 

Trains

Le réseau de voies ferrées des Chemins de Fer Helléniques (OSE) dessert une grande partie de la Grèce continentale. La réservation de places et l'émission des billets peut s'effectuer par un système en ligne. On trouverait des cartes de 10, 20 ou 30 jours sans limitation de trajets (à confirmer).

 

Transports Interurbains (KTEL)

Le réseau de bus interurbains vous permet de vous rendre dans les parties les plus reculées de la Grèce. Les billets sont en vente dans les gares routières. Il est recommandé d'acheter des billets aller-retour. Pour toute information ou réclamation, contactez les gares routières.

 

Voitures (locations)

Attention ! Les tarifs sont libres et varient en fonction du type de véhicule loué. Le permis de conduire est obligatoire pour toute location de voiture. Vérifiez que le véhicule est assuré en cas d'accident, de vol, incendie, etc.

 

Routes

La question de la sécurité

Inutile de cacher la triste vérité : la Grèce est un pays caractérisé par l'insécurité routière. Avec 23 morts sur les routes pour 100.000 habitants (soit 2 fois plus que la moyenne européenne) et 35.000 accidents graves par an, on comprend le souci des autorités grecques de mettre en place un nouveau code de (bonne) conduite basé sur une répression accrue : ce qui fut fait le 24 mai 1999. Enfin, ce qui devait être fait... car après une première journée record (1200 P.V. rien qu'en Attique), le gouvernement a fait marche arrière demandant de fermer les yeux sur les infractions de second ordre.

On prévoyait en effet une lourde amende pour défaut de port de ceinture ou de casque mais ni l'un ni l'autre n'étant la préoccupation majeure des conducteurs grecs, il y aurait eu trop de monde à verbaliser (et surtout, à 10 jours des élections européennes, beaucoup d'électeurs perdus)... Un peu de pédagogie avant la répression ne fera sans doute pas de mal mais il faudra du temps. Les chiffres récents montrent une évolution dans le bon sens mais il reste du chemin à parcourir... Le nombre de conducteurs de deux-roues portant un casque reste encore plutôt faible. Vous remarquerez aussi sur le bord des routes de très nombreuses chapelles miniatures ou petits oratoires avec la bougie allumée en mémoire des victimes des accidents. Les Grecs (enfin, surtout les Grecques) se signent en passant devant. Rassurez-vous, tous ces ex-voto n'ont pas forcément été construits à la suite d'un accident mortel : on peut même en faire édifier un pour remercier Dieu ou un saint d'avoir évité le pire.

 

Cartes routières

Les cartes grecques sont en général assez peu fiables. Pour faire mentir cette réputation, un éditeur (Road Editions) a décidé de publier de bonnes cartes, établies avec le concours de l'armée grecque. L'ensemble du territoire grec est couvert en 6 cartes au 1/250000 (Thrace, Macédoine, Thessalie/Epire, Grèce centrale, Péloponnèse et Crète). Les Îles n'ont pas été oubliées puisqu'une trentaine de cartes sont d'ores et déjà publiées (toutes les Ioniennes, les principales des Cyclades ainsi que les Sporades/Rhodes) sans oublier, pour les randonneurs, les massifs montagneux au 1/50000 (le Pélion, le Parnasse, l'Olympe et le Taygète). On trouve ces cartes dans de nombreux points de vente en Grèce et bien entendu à la librairie de Road Editions, à Athènes (39, odos Ippokratous). 21-03-61-32-42. www.road.gr.

Une autre série de cartes (Anavassi) couvre plus particulièrement les montagnes (voir le catalogue sur www.mountains.gr) et sont indispensables pour les randonneurs.

La carte offerte par l'office du tourisme grec est beaucoup moins précise mais donne tout de même plus de noms de localités que la carte Michelin.

La carte IGN au 1/750000 (collection Marco Polo) n'est pas mal non plus, mais la transcription des noms grecs a de quoi surprendre (elle est faite pour des utilisateurs allemands).

 

État des routes

La qualité du réseau routier s'est améliorée ces dernières années, surtout sur le réseau secondaire souvent bien asphalté désormais. Une autoroute récente, Corinthe-Tripoli, ne parvient pas à faire oublier que les routes nationales à péage sont de qualité très inégale selon les tronçons. Thessalonique-Athènes a bien progressé mais Athènes-Patras reste un axe très dangereux. A terme, elles devraient être des quatre voies avec séparateur central et droit de péage à la hausse. En attendant, elles restent dangereuses. Les conducteurs grecs qui ne roulent pas vite (90 km/h) ont la fâcheuse habitude de rouler à cheval sur la bande d'arrêt d'urgence, assez étroite, et sur la voie normale, cela pour se faire doubler plus facilement (sinon un grand coup de klaxon ou un appel de phares pour vous rappeler à l'ordre). Evidemment, c'est gênant lorsqu'il y a un véhicule arrêté sur cette bande d'arrêt d'urgence.

Les panneaux sont en caractères grecs et latins, sur les grands axes du moins. Il peut être plus difficile de s'y retrouver au fin fond de la campagne.

 

En cas d'accident

Attention, le constat à l'amiable n'existe que depuis peu de temps et un pourcentage important de véhicules n'étant pas assuré, nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre assurance. Théoriquement, il n'est pas nécessaire d'appeler la police (100) lorsqu'il n'y a pas de dommages corporels mais c'est indispensable si votre adversaire n'est pas assuré !

Sachez qu'ils ne sont pas là pour décider de la responsabilité de chacun.

Dans tous les cas, prenez le numéro d'immatriculation, le nom de l'assurance et le numéro de contrat (en haut du pare-brise avant), et les coordonnées de l'automobiliste. En règle générale, en cas de litige, les témoins sont très coopératifs et offrent spontanément leurs coordonnées.

Pour les mobs (sachez d'ailleurs que le permis de conduire est nécessaire pour louer scooters et mobylettes), en cas d'accident sans tiers (on se prend un arbre, on se retrouve dans le fossé), le pilote paie la casse au loueur (conservez la facture des réparations pour vous faire rembourser en France).