TINOS (Cyclades)

Superficie : 195 km²

Littoral : 106 km

Habitants : 8.000

Distance du Pirée : 86 mm

Distance de Rafina : 64 mm

Villes : Aetofolia, Agapi, Agapiani, Agia Kyriaki, Agia Thalassa, Agios Dimitrios, Agios Fokas, Agios Petros, Agios Romanos, Agios Sostis, Apigania, Apothikes, Arnados, Berdemiaros, Chatzirados, Dio Choria, Drakonissi, Ellinikaria, Exobourgo, Falatados, Faneromeni, Foyrka, Giannaki, Griza, Hora, Ismail, Isternia, Kakia Skala, Kalivia, Kalloni, Kammeni, Kampos, Kannava, Kapsiani, Kardiani, Karkados, Karya, Kato Klisma, Kavalourko, Kechros, Kechrovounion, Kelia, Kionia, Komi, Kolympithra, Koumaros, Koumelas, Krokos, Ktikados, Livada, Livadi, Loutra, Lychnaftia, Mali, Mamados, Marlas, Meroviglia, Messi, Miloi, Monastiria, Mountados, Mousoulou, Myrsini, Ormos tis Ammou, Pachia Ammos, Panagia Evangélistria, Panormos, Paros, Pateles, Pentostrato, Perastra, Perea, Planitis, Platia, Platia Ammos, Polemou o Kampos, Porto, Potamia, Psalidi, Pyrgos, Rochari, Santa Elena, Santa Margarita, Skalados, Sklavochorio, Skylantari, Smardakito, Sperados, Stavros, Steni, Tarambados, Tis Koris o Pyrgos, Triantaros, Tripotamos, Tsiknias, Tzados, Volax, Vourni, Vrysi, Xobourgo, Xynara, Ysternia

 

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Maisons blanches aux fenêtres bleues pots de fleurs, majestueux pigeonniers , pittoresques moulins à vent et petites églises, le tout dans le paysage exotique sec. De belles grandes et propres plages organisées aux eaux cristallines, l'art des Cyclades à chaque coin, des villages inaltérés par le temps et des villageois accueillants prêts à ouvrir leurs maisons et leurs cœurs… Tels sont des clichés que vous rapporterez de l’île. Mais c’est aussi une des îles les plus modernes de la mer Egée. On y trouve un bon réseau routier menant à tous les coins de l'île et le port le plus moderne des Cyclades, un des trois les plus visités en Grèce.

Selon la mythologie, cette île montagneuse a été habitée par Eole, dieu du vent. Jadis Poséidon et Amphitrite y étaient vénérés. Depuis la découverte d'une icône en 1822, elle est redevenue un lieu de pèlerinage. Devenu le Lourdes grec, lors de la fête de la Vierge le 15 août, des milliers de femmes montent à genoux le chemin entre le port et la basilique.

Les principales agglomérations sont Pyrgos, Falatados, Kionia, Ysternia, Panormos, Agios Sostis, Agios Romanos et Xynara. Parmi ses spécialités architecturales notons les pigeonniers (il y en aurait 1300), véritables bijoux architecturaux, et les fontaines encastrées dans les murs qui décorent les angles des rues villageoises.

 

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Climat

Tinos a en général un climat sec et doux. Peut-être par le fait que l'île est l'une des plus venteuses, la chaleur et le froid sont rares. Les pluies à Tinos ont lieu de mars à octobre et sont généralement de courte durée, provoquant une érosion rapide et des dommages au sol. Le peu d'eau que l'on trouve dans l'aquifère est collecté principalement pendant les mois d'hiver. La température tombe rarement sous les 10 ° C en hiver et dépasse rarement les 35 ° C en été. Un phénomène parfois observé pendant les nuits d'été est la baisse notable de la température.

À titre indicatif, les températures moyennes par mois sont: 11,4 en janvier, 11,3 en février, 12,8 en mars, 16,2 en avril, 20,9 en mai, 24,9 en juin et juillet, 26,0 en août, 24,0 en septembre, 19,4 en octobre, 15,4 en novembre et 12.7 en décembre.

 

Morphologie du sol

L’île est essentiellement montagneuse, généralement pauvre en éléments organiques et infertiles. Les formations audacieuses témoignent de l'érosion sévère du terrain. Le climat, les vents forts et la végétation pauvre ne pouvant retenir la surface du sol, ne font qu’empirer les choses. Cependant, il existe quand même quelques plaines avec une petite production agricole.

 

Histoire

Ses premiers habitants furent les Ioniens vers 1000 av. J.-C. Au VIème siècle av. J.-C., l'île est dominée par Erétrie et par les Perses en 409 av. J.-C. Elle sera libérée par la bataille de Marathon. Les Vénitiens l'occuperont environs 500 ans à partir de 1207. En 1715, ce seront les Turcs jusqu'à l'insurection de 1821.

 

Cuisine

La cuisine tinienne a une tradition et une histoire. Goût et qualité en sont deux caractéristiques. Le poisson frais, le fameux veau tinien et des produits agricoles locaux en sont la base. Notons l’omelette aux saucisses.

 

Produits

La liste des produits traditionnels tiniens est grande : artichauts, câpres, Lusa, saucisses, fromage (gruyère, tyraki), tartes au fromage, miel de qualité supérieure ainsi que des paniers, des objets religieux, des sculptures et des objets en marbre sont quelques-uns des produits uniques de l'île.

 

Traditions

Les Tiniens conservent leurs coutumes comme quelque chose de sacré. D'ailleurs, nombreuses d'entre elles proviennent d'anciennes traditions religieuses. Elles revivent non seulement dans les villages mais aussi à Hora.

 

Allumage des "Kandilia"

Un "Kandili" ("kandilia" au pluriel) est un petit verre rempli d'un peu d'eau et d'huile avec une mèche et une flamme. Toutes les églises orthodoxes ont des "kandilia" dont de nombreuses accroché devant les icônes. L’allumage des "kandilia" dans toutes les chapelles, tous les samedis après-midi et à la veille des grandes fêtes démontre la foi profonde des Tiniens.

Parfois, la coutume s’accompagne d'un vœu. De nombreux Tiniens, comme signe de gratitude lorsqu’ils supplient ou demandent grâce à un saint, promettent d'aller à l'église qui lui est dédiée, d’allumer une « kandili » et laissent le reste de l'huile dans sa bouteille de sorte qu'elle peut être réutilisée. Si les « kandilia » sont déjà allumées, ils ajoutent l’huile afin de maintenir la flamme pendant une longue période.

Dans tous les cas, l'éclairage des « kandilia » s’accompagne d’une bougie et de la "livanisma" (gravure d'un petit morceau de charbon noir avec de l'encens dessus). Cette triple offrande (huile, cire et encens) est le seul sacrifice matériel chrétien préservé depuis le temps des Apôtres. Elle est hautement symbolique et sa valeur n’est pas associée au produit offert mais à la dévotion religieuse des pèlerins. En général, l'éclairage de la « kandilia » exprime la luminosité des âmes des fidèles. Leurs flammes sont assimilées à la lumière de l'Esprit Saint et l'éclat de tous les saints, profondément enracinés dans le cœur des Tiniens.

 

Chirosfaghia

Chirosfaghia (abattage du porc) est une vieille coutume relancé sans relâche à nos jours en novembre et décembre, surtout dans les villages. Les familles abattent habituellement au moins un porc, fournissant de la viande pour toute l'année, ainsi que la "louza" (sorte de saucisse), la "glina" (graisse), le "pichti" (morceaux de viande dans une épaisse gelée), etc. Les préparatifs durent plusieurs jours où hommes et femmes, parents et amis sont impliqués, ce qui transforme la chirosfaghia en fête. Chacun a son rôle spécifique : les femmes ramassent des herbes, qui sont séchés au soleil puis mélangé avec du sel, et nettoient la maison, la cour et la rue. Les hommes apportez du bois d'oliviers. Le jour de l'abattage nécessite la présence de nombreuses personnes. Le processus, qui commence bien avant l'aube, exige une attention particulière et une formation technique. Le cochon est ensuite transporté à la maison et pendu par les pieds à un crochet à viande. La première opération est de retirer les entrailles. Le foie frit sera servi avec du riz comme collation. Les femmes prennent les intestins et les nettoyer soigneusement avec du citron, du sel et beaucoup d'eaupour fabriquer des saucisses de différents types. La découpe de l'animal est un art et doit être correctement réalisé afin d'avoir les bons morceaux de viande.

La soupe préparée à partir d'os et de viande bouillie est le plat principal du dîner qui suit et tous ceux qui ont contribué sont invités mais également le prêtre, l'enseignant et le médecin, ainsi que les étrangers qui sont présents dans le village ce jour-là. Cette difficile et fatigante journée se termine toujours par une authentique fête populaire. Des rangées de tables sont dressées et couvertes de nappes blanches. Le dîner est riche et, outre la soupe, il comprend des salades, du fromage, des olives, des sardines, de la viande avec pommes de terre cuites, des "dolmadakia" (feuilles farcies de viande hachée), du foie et autres gourmandises. L'hôte propose son nouveau vin fait maison et la fête commence après la prière. Parfois, de la musique traditionnelle est jouée au luth et violon.

 

Klidonas

Ayant lieu principalement à Ysternia, la coutume se réfère à une sorte de divination populaire habituellement célébrée lors de la Fête d’Agios Ioannis Fotaras (24 Juin). Un peu plus tôt, chacun des villageois dépose secrètement un objet dans le Klidonas qui est scellé à la fin du processus. Le jour de la célébration, tous les habitants se retrouvent pour le desceller et chaque participant prend un objet au hasard. Afin de ravoir le sien en retour, il / elle doit réciter des versets à la personne le détenant.

 

Protomagia

C’est une des coutumes les plus populaires et elle se tient encore de nos jours dans plusieurs régions de l'île. Selon la tradition, les "Maides", couronnes de fleurs ornant portes ou balcons des maisons, sont faites à travers toute la Grèce. A Tinos, à la veille du 1er mai, les jeunes hommes de chaque village sortent dans les rues «voler» les Maides et les pots des cours des maisons où vivent les filles non mariées et les déposent dans les seuils de l'église. Le lendemain matin, les filles viennent reprendre leurs fleurs à cet endroit.

 

Rodaria

Cette coutume spéciale, unique dans toute la Grèce, a lieu à Isternia le premier dimanche après Pâques, lors de la grande fête de Panagia Lakkotiani, après la Divine Liturgie célébrée dans la Panagia, église juste en dehors du village. Selon la coutume, tous les pèlerins déjeunent ensemble autour d’une table commune et s'échangent des « rodaries » (pluriel de « rodaria »), c'est-à-dire un petit bouquet de fleurs accompagné d'une carte mentionnant les souhaits de la Résurrection.

Rodaria rappelle les anciennes "Anthestiria", grande fête des fleurs durant trois jours et ayant lieu à Athènes en l'honneur de Dionysos, au cours du mois "Anthestérion". Sans aucun doute, il a relation commune avec la coutume chrétienne de l’ « agapi ».

 

Table de Fraternité

Autre vieille coutume chrétienne suivant une règle du Mont Athos et ayant lieu à Tripotamos durant la période de Noël. Chaque année, une famille, dont le leader reçoit le nom de Kavos, doit s’occuper de l'église du village dédiée à "Isodia" (Entrée de la Mère de Dieu au Temple). La famille doit entre autres garder éclairé toute l'année le "Kandili" placé au-dessus de l'icône de la Nativité du Christ et l'église propre, supporter les coûts de la Divine Liturgie de Noël et de la fourniture de bougies ainsi que s’assurer de la réalisation de la longue bougie utilisée lors de la cérémonie de la nouvelle année.

Le jour de Noël à midi, le Kavos organise chez lui un dîner où seuls les hommes chefs de familles du village et le prêtre sont invités. Ces derniers apportent leurs fourchette, cuillère, pain et vin, liés dans une serviette. À la table de la fraternité, le Kavos propose beaucoup de nourriture dont de la soupe et du veau bouilli, braisé, des ragoûts, des feuilles de vigne farcies et d’autres spécialités locales. Le vin est servi dans coupes spéciales utilisées uniquement ce jour-là.

Après le déjeuner, le prêtre et quelques-uns des convives portent l'icône de la Nativité du Christ de l'église à la maison de l'hôte, en chantant des hymnes de Noël. L'icône est placée sur la table et un "antidoron" (petit morceau de pain béni) est donné tandis que les participants allument des bougies, semblables à celles de la liturgie du matin. A ce moment, le prêtre nomme la personne qui deviendra Kavos. Ensuite des gâteaux traditionnels sont offerts et l'icône revient à l'église, tandis que les hymnes de Noël sont chantés. Le lendemain, tous les hommes se retrouvent à nouveau dans la maison de l'ancien Kavos pour finir les restes de la veille. Officiellement, les obligations de l'ancien Kavos sont terminées au déjeuner de Noël. Il doit toutefois garder le "Kandili" allumé jusqu'au dernier jour de l'année. Après la Divine Liturgie du 31 décembre, il y a une nouvelle procession de l'icône à travers le village.

En 2014, la liste pour le titre de Kavos comprend des volontaires jusqu'en 2025, indiquant le vif intérêt des habitants à cette coutume. Mais dans les temps passés, le Kavos était choisi en dernière minute, parce que les gens n’étaient pas enthousiastes à assumer cette responsabilité, en raison des conditions économiques particulièrement difficiles.

 

Tradition de l’amour

Cette coutume ancienne (depuis les premiers chrétiens) a lieue à Ktikados chaque lundi de Pâques et est associée à la foi profonde de Tiniens dans la Résurrection du Christ. Le but de cette coutume appelée "agapi" (amour) est que, ce jour-là, jour de la Résurrection de Jésus, tous les croyants (orthodoxes et catholiques) sont réconciliés avec les autres et honorent leurs bien-aimés qui sont ne est plus en vie.

A la fin de la Divine Liturgie dans l'église de "Ypapanti" (présentation de Jésus-Christ au temple), l'icône de la Résurrection est portée en procession à travers tout le village. A midi, les cloches sonnent joyeusement, invitant les résidents et les visiteurs dans la salle située sous l'église où se trouve une grande table rectangulaire en pierre avec des bancs appelée "Kini Trapeza" (Table Commune) par les habitants. Les femmes du village ont préparé de la soupe de viande de bœuf, de la viande rôtie (principalement du bœuf) et divers autres délicieux mets comme l'exige la coutume. Les personnes sont assises toutes ensemble et le prêtre chante trois fois l’hymne de la Résurrection "Christos Anesti" (Christ est ressuscité) au début du repas.

 

Venghera

C’est une vieille habitude des soirées froides de l'hiver, aujourd'hui adaptée au mode de vie moderne. Dans le passé, la famille préparerait une lampe à l'huile et la mèche, nécessaire pour la route. En chemin, après le repas du soir, le plus jeune enfant marchait devant en tenant la lampe. Le père guidait l'enfant pour atteindre la maison d’amis ou de la famille. À leur arrivée, les enfants jouaient ensemble jusqu’à ce qu’ils soient fatigués, puis écoutaient les récits de la grand-mère. Les adultes se mettaient à table pour déguster les délices préparés. Le Venghera durerait jusqu'à 10 ou 11 heures du soir. Ensuite, les invités rallumaient la lampe, remerciaient les hôtes et rentraient à la maison.

 

Fêtes

Les fêtes à Tinos n’ont rien à voir avec les foires organisées dans le reste de la Grèce ou la célébration de l'Assomption de la Vierge Marie le 15 Août. Le jour de la célébration du Saint, une Divine Liturgie est célébrée dans chaque église et chapelle de l'île, suivi d'un repas dans la cour. Chaque fête a son propre plat traditionnel : les pois chiches sont servis lors de l’Agia Barbara, les sardines fumées à la fête dans Ktikados, les dolmades lors de la célébration de la Présentation à Tripotamos etc. Tout le monde participe aux préparatifs de la fête de l'église du village. Dans de nombreux cas, la fête se termine avec des danses sur la place centrale du village. Hommes et femmes de tous âges dansent le "ballo" et le "syrto" au son des instruments locaux, surtout le violon. C’est une habitude que le chanteur arrête les instruments et chante des couplets improvisés, louant habituellement les capacités de danse de tout le monde.

 

Liste des fêtes

25/01 : Agios Grigorios Theologos (St. Grégoire le Théologien) à Falatados.

30/01 : Découverte de sainte icône de la Vierge Marie à Hora.

10/02 : St. Charalampos à Tarampados, Aghia Triada, Hora et Vathi

25/03 : Evangelismos (Annonciation) à Megalochari (Hora)

16/05 : Osios Theodoros (Théodore le sanctifié) à Steno Androu

21/05 : St. Constantin et Hélène à Aghia Triada

13/06 : Agios Antonios (Saint Antoine) de Padoue à Smardakito et Xombourgo

29/06 : Agioi Petros kai Pavlos (Saint Pierre et Paul) à Triadaros

30/06 : Agioi Apostoli (Sts Apôtres) à Triadaros

01/07 : Agioi Anargiroi à Arnados, Marlas et Porto

20/07 : Prophète Elias à Vaketa et Hora

25/07 : Agia Anna à Tzados

26/07 : Agia Paraskevi à Ysternia

06/08 : Metamorfosi (Transfiguration) à Priastro et Karya

15/08 : Kimisi (Dormition) à Hora et Vrysi

18/08 : Agios Agapitos à Agapi

23/08 : Neuvaine de Notre-Dame à Tsiknias

29/08 : St. John à Komi

07/09 : Agios Sozon à Agios Sostis

08/09 : Nativité de la Vierge à Vourniotissa

14/09 : Sainte-Croix à Ktikados et Hora le 15/9

26/10 : Agios Dimitrios à Karya et Tsiknias

08/11 : Taxiarches (Archanges) à Hora

11/11 : Agios Minas (St Ménas) à Kardiani et Xombourgo

21/11 : Entrée de la Vierge Marie à Tripotamos

25/11 : Ste Catherine à Campos

04/12 : Agia Barbara à Hora

05/12 : Agios Savas à Hora

06/12 : Agios Nikolaos (Saint Nicolas) à Steni

12/12 : Agios Spyridon à Ktikados

13/12 : Agia Lucia à Karya et Arnados

 

Fêtes mobiles

1er jeudi après Pâques : Panagia Kalaman (Vierge de Calaman) à Volax

1er vendredi après Pâques : Zoodochos Pigi à Xombourgo et Dyo Choria

40 jours après Pâques (jeudi) : L'Ascension du Christ à Arnados

50 jours après Pâques (lundi) : Saint-Esprit à Aghia Triada, Kardiani, Falatados et Chatzirados

1er ou 2e dimanche après le 15 Août : Kyra Xeni à Pyrgos

 

Artistes Tiniens

 

Dimitrios Filippotis

Né à Pyrgos en 1839, sa famille déménagea à Athènes où il obtint son diplôme d'études secondaires. Il étudia à l'Académie des Beaux-Arts de Rome et reçu chaque année prix et distinctions. Après ses études, il fonda un atelier de marbre à Athènes. En 1874, le roi George I visita son atelier de marbre et exprima son admiration. Malheureusement l'Etat grec est resté indifférent envers ce grand artiste tinien. On lui a refusé le siège de la sculpture à l'Ecole des Beaux-Arts d'Athènes, même s’il était vacant à plusieurs reprises. Cependant, les diplômés se sont précipités pour apprendre et pratiquer dans son atelier de marbre. Comme d'habitude, le travail de ce grand artiste a été apprécié après sa mort en 1919, à l'âge de 80 ans. Le comité grec lui a décerné à titre posthume le grand prix de la littérature et des arts décerné. Son atelier de marbre a énormément contribué à la promotion des arts et de la culture. Sa sculpture à l’effigie de Koumoundouros est exposée au musée des artistes tiniens.

 

Georgios Vitalis

Né à Ysternia en 1840., son père était architecte. Alors qu'il était encore étudiant à l'école secondaire, son père l'a embauché comme assistant à Smyrne. Désireux d'apprendre, le jeune quitta son père pour aller vivre secrètement chez son oncle à Athènes qui avait un atelier de marbre en plus d'être un professeur de sculpture. Il passait la moitié de sa journée à travailler, l'autre à étudier. Sa performance était excellente et, après sept années d'études, il reçut son diplôme du sculpteur en remportant le premier prix. Appréciant son talent, la reine Amalia l'envoya à ses frais en 1862 assister à l'Académie des Beaux-Arts de Munich. Même là il est un excellent élève et répond aux attentes de la Reine. Durant ces études, il épousa la fille du baron qui l'accueillit. Malgré que le roi allemand lui a proposé de devenir professeur des Beaux-Arts à l'Académie de Munich, il préféra créer des œuvres d'art en Grèce. Il est retourné à Syros et y fonda un atelier de marbre. Il créa des sculptures exquises ornant la capitale des Cyclades, ainsi que l'iconostase de marbre de la plus grande et la plus belle église en Grèce, Agios Nikolaos à Syros. Il a également décoré le palais de la reine Olga et Sophie de Trikoupi et les demeures de S. Skouloudi. Il participa à de nombreuses expositions remportant des médailles d'or et d'argent. Le roi d'Italie lui a décerné le diplôme de membre honoraire de l'Institut d'Art de Rome. Le gouvernement grec lui a proposé de devenir professeur à l'École des Beaux-Arts à Athènes. Charilaos Trikoupis, qui l'appréciait beaucoup, lui demandait toujours son avis lorsqu'il avait l'intention de décorer Athènes d’œuvres d'art. Il l’a également envoyé en Angleterre pour créer la statue du Gladstone (un politicien anglais philhellène) se trouvant dans la cour de l'Université d'Athènes. La presse anglaise caractérisa ce travail égal à celles des grands artistes de l'antiquité. Il passa les deux dernières années de sa vie à Alexandrie où il créa la statue d’Averof. Il fut alors affecté par une maladie incurable et mourut en 1901 à l'âge de 61 ans. D’importantes sculptures sont exposées au musée des artistes tiniens.

 

Giannoulis Chalepas

Né à Pyrgos en 1854, c’est un sculpteur de premier plan, bien connu dans le monde entier. Son père était aussi sculpteur de marbre. Dès qu’il eut fini l'école primaire, ses parents l'envoyèrent à Syros où il assista Scholarchio tout en faisant la première année d'école secondaire. Malgré l’avis contraire de ses parents, il souhaitait assister à l'École des Beaux-Arts d’Athènes et sa persistance les firent plier, résultant à son admission en 1869. Son talent provoqua l'admiration de ses professeurs et conduisit à des prix et distinctions. Il était si bon qu'il obtient son diplôme en sculpture en 1872, beaucoup plus tôt que prévu. En 1873, il reçoit une bourse lui permettant d'étudier à l'École des Beaux-Arts de Munich où il termina ses études en 1876. Cette année-là il occupe un rez de chaussée à Athènes, lui servant à la fois de maison et d’atelier de marbre. La première période de son travail dura jusqu'à 1878 et un brakedown nerveux, entraînant d'une manière tragique sa vie pour les 40 années suivantes. Ce n’est qu’en 1918, qu’il recommence à nouveau à créer. Abandonné par l'Etat et le peuple, il est retourné dans l’humble maison familiale à Pyrgos et fit des œuvres d'argile. Grâce à un de ses admirateurs, professeur à l'École des Beaux-Arts d'Athènes, ses œuvres sont exposées à une exposition de l'Académie d'Athènes en 1925. En même temps, un marchand d’art du Pirée l'a soutenu financièrement. En 1927, l'Académie d'Athènes lui a décerné le prix des Arts et Lettres, sans fournir cependant aucune aide financière. La deuxième période de son travail a pris fin en 1930, quand il a déménagé à Athènes pour vivre avec ses parents. Sa troisième période se caractérise par des œuvres portant le cachet du malheur, de la tristesse et de la mélancolie.

 

Lazaros Sochos

Né à Ysternia en 1862, il fréquenta l'école des Beaux-Arts à Athènes dès l'âge de 14 ans où s prestation était excellente. Après avoir terminé ses études et grâce à une bourse, il se rend à Paris en 1881 où il a été admis parmi les premiers à l'Académie des Beaux-Arts, où son talent brilla. Après ses études, il fonda un atelier de marbre à Paris où de nombreux artistes de toute l'Europe se réunissaient. Simple, sobre, modeste, charitable, il ne cherche pas les louanges, la gloire et les titres. Sa seule ambition était de créer de belles sculptures. Ses œuvres ont principalement été inspirées par la nature et l'histoire grecque. Distinguées pour leur originalité, la grâce, la politesse, la grandeur et la perfection dans la création, ses œuvres ont été décernées dans 17 concours et expositions internationales. En 1905, le gouvernement grec lui a assigné la restauration du Lion de Chaironia et la Société d'archéologie d'Athènes lui confia la supervision des travaux du site archéologique d'Olympie. En 1908, il est devenu professeur à l'École des Beaux-Arts à Athènes. En 1911, il a été affecté par une maladie incurable et est mort à l'âge de 49 ans.

 

Les frères Fitalis

Nés à Ysternia peu après 1820, ce sont les fondateurs de l'art grec moderne. Leur père était un artisan de marbre dans le village mais la famille alla s’installe à Athènes où, immédiatement après avoir obtenu leur diplôme de « Scholarcheio » (haute école de l'époque), ils fondèrent un atelier qui était le foyer des artistes de 1840 à 1878. Peu après avoir obtenu son diplôme, George Fitalis a été nommé professeur à l'École des Beaux-Arts. Les travaux de Lazaros et Markos Fitalis sont exposés au musée des artistes tiniens.

 

Nikolaos Gysis

Né à Sklavochorio en 1842, dès l'âge de huit ans il pouvait dessiner des esquisses et les colorer. Comme il n'y avait pas de travail dans le village, sa famille déménage à Athènes en 1850. Son père était charpentier et croyait que son fils allait travailler avec lui. Mais le jeune homme n’était pas de cet avis et il fréquenta secrètement l'école des Beaux-Arts pendant un an, couvert par sa mère dont l'ambition était de le voir devenir un grand artiste. S’en étant rendu compte, son père lui permit de poursuivre ses études. Selon le règlement de l'École des Beaux-Arts, les étudiants doivent avoir au moins 12 ans pour être admis et Gyzis n’en avait que 8. Il réussit à poursuivre ses études en fournissant un certificat lui donnant quatre ans de plus et les termina en 1861. Il obtint une bourse en 1865 et alla à Munich jusqu'à 1872. Même s’il était un étudiant diligent et loué, il n’acceptait pas le style de ses enseignants et leur façon de travailler. Ainsi il créa son propre style, marquant la première phase de sa création artistique. En 1872, il revint à Athènes où il fonda un atelier de peinture. Il y travailla deux ans avant de retourner à Munich en 1874. En 1877, il revint à Athènes pour se marier avec Artemis Nazou et repartit immédiatement à Munich où il recevait de meilleurs critiques pour son travail. En 1888, il a été élu professeur à l'Académie des Beaux-Arts de Munich.

 

Architecture

Les éléments dominants de l'architecture tinienne sont la maison tinienne, les pigeonniers et les fontaines. Les villages ont une disposition linéaire et sont développés le long d'un chemin pavé. Les villages ont une vue sur mer mais sont invisibles depuis le côté orientale ou sont situés dans l'arrière-pays. Le manque de fortification est très caractéristique.

 

Les pigeonniers

Les pigeonniers sont des monuments populaires uniques. La première mention écrite officielle de l'existence de pigeonniers remonte à 1726 avec un pigeonnier en ruine à Spilia, près de Komi. Il y en aurait entre 800 à 1300, principalement construits sur les pentes orientées vers l'eau avec des ouvertures vers le sud et la porte d’entrée vers le nord. La plus grande concentration se trouve dans dans la partie centrale et le centre-est de l'île ainsi que dans les vallées d'Agapis, Potamias, le Tarambados, Leivadas et Kardianis. Ce sont les zones les plus fertiles de l'île avec de la nourriture pour pigeons et en échange l’engrais produit par les pigeons. Les pigeons servaient aussi de nourriture. En raison de l'abondance de ce matériau sur l'île, les pigeonniers sont principalement construits en pierre d'ardoise et se composent de deux étages. Le rez est utilisé pour le stockage et l’étage pour les pigeons.

 

Les villages tiniens

Les villages de l'île sont très intéressants. Une promenade dans les rues vous laissera sans voix! Vous trouverez les Cyclades authentiques, inchangé depuis des années, remplie de lumière, de bleu, de couleur et de soleil. Comme si le temps s'est arrêté, elle conserve les éléments authentiques du tourisme traditionnel des Cyclades sans intervention artificielle. Dans ces villages, l’accueil, non seulement célèbre, est une expérience que vous devez vivre. Les villageois tiniens vous accueilleront avec un sourire chaleureux, ils vous ouvriront leur cœur et leurs simples maisons. Approchez-les, demandez-leur, saluez-les!

 

La maison tinienne

Les caractéristiques de l’architecture traditionnelle tinienne sont la simplicité et la fonctionnalité. Le blanc et le bleu dominent avec des linteaux décoratifs et des escaliers extérieurs. Au-dessus des portes et fenêtres, se trouvent des puits de lumière, rectangles de marbre semi-perforés facilitant non seulement l'éclairage mais aussi la ventilation des maisons. Le principal type possède un arc dans la zone centrale. La maison dispose d'un spacieux hall d'accueil, de petites chambres et d’une cuisine avec cheminée. Le salon est orienté vers le sud et possède des ouvertures plus grandes que les autres parties de la maison. Le poids du toit est repris par des poutres en bois carrées et parfois un grand poteau en bois. Le mobilier est relativement simple. Une caractéristique importante est le sous-sol servant d'espace de stockage.

Les maisons rurales de l’île ont une forme oblongue ou sont en forme de L. Sur base de ces deux types sont formées d'autres versions.

 

Les moulins

Les moulins à vent sont certainement une partie intégrante du paysage des Cyclades. Le vent sur Tinos favorise leur développement et on en compte plus de 80 dispersés dans la nature tinienne. On y mout les graines locales mais aussi des îles environnantes. Ils jouèrent un rôle important lors de la Seconde Guerre mondiale, principalement utilisés pour moudre l'orge afin de produire un peu de pain alors qu’une terrible famine a cours sur l'île. Maintenant ils font partie des monuments importants de l'art populaire.

 

Les églises

On en dénombre plus de 750 et leur étude est assez difficile de part leur grand nombre et leur éparpillement. Tinos est un phénomène dans l'architecture ecclésiastique mondiale, combinant clairement les influences à la fois occidentales et orientales, conçues par l'excellente qualité du travail des artistes tiniens. Les clochers, simples ou magnifiques, sont des œuvres d'art. Enfin, il est important de mentionner que Tinos est un des rares endroits en Grèce qui recueillent une si grande minorité catholique, dépassant les 30%.

Eglises catholiques

Depuis 1918 Tinos est le siège de l'archidiocèse de Tinos, Naxos, Paros, Andros et Mykonos, mais l'actuel archevêque a la responsabilité métropolitaine de l'ensemble de l’Egée. Les 23 paroisses catholiques de Tinos sont dans la ville de Tinos et les villages de Steni, Myrsini, Kechro, Potamia, Koumaro, Volax, Skalados, Kroko, Loutra, Xynara, Kampos, Smardakito, Tarampado, Kardiani, Ktikado, Perastra, Komi, Agapi, Kato Kleisma, Aetofolia, Karkado et Kalloni. Dans chaque village se trouve habituellement une église à trois nefs dont dépendent plusieurs autres chapelles (au total près de 300). Presque chaque paroisse abrite un centre spirituel. La cathédrale de Tinos est la Vierge du Rosaire située dans le village Xynara.

Eglises orthodoxes

A l'échelle internationale, Tinos est considérée comme l'un des plus importants centres de culte chrétien orthodoxe certainement dû à l'Église et l’icône miraculeuse de la Vierge Marie. On y dénombre de nombreuses chapelles appartenant à des familles (c’était un honneur pour une famille d'avoir sa propre chapelle), églises (chaque village a son propre une), autres chapelles et monastères.

 

Les xerolithies (murets de pierres)

Un mécanisme artificiel éliminant l'érosion est la construction de « xerolithies ». Ce sont des clôtures de pierre, généralement petites, sans aucun liant intermédiaire, construit principalement sur le pourtour d'une propriété. Elles permettent à la fois la délimitation et la rétention des sols et de l'eau. Ile principalement montagneuse, les xerolithies permirent la culture sur les pentes les plus rudes et abruptes. Les xerolithies font désormais partie intégrante de la nature et de l'identité du paysage cycladique.

 

Sculpture

Pour comprendre combien la sculpture est ancienne, il suffit de mentionner que le sculpteur père de Phidias est venu de Tinos. Plus de 1000 artisans tiniens travaillèrent le marbre et créèrent des chefs-d'œuvre de l'art populaire. Vous verrez d'innombrables chefs-d'œuvre à travers toute l'île : des linteaux ornés de navires, poissons, pigeons et arbres, des armoiries dans les frontons de marbre au-dessus des portes, des fontaines de marbre, des iconostases et cénotaphes avec des créations d'un art exceptionnel. Cette esthétique inégalée donne à l'île une qualité et une valeur unique par rapport aux autres îles des Cyclades. Les artisans Tinian ne traitèrent pas seulement le marbre mais aussi le bois comme Chatzinikolos Printzis, Ioannis Kollaros et Ioannis Platis.

 

École des Beaux-Arts

L'École des Beaux-Arts de Pyrgos fonctionne depuis 1955 et est la pépinière la plus importante d'artisans de marbre en Grèce. Chaque année, les deux meilleurs étudiants sont directement admis à l'École des Beaux-Arts d’Athènes tandis qu'un grand nombre de diplômés travaillent dans la restauration de monuments anciens. L'environnement de Pyrgos et la tradition artistique de l'île favorisent les conditions pour l'étude. Outre la sculpture du marbreon y enseigne aussi le dessin libre et architectural, la peinture et l’histoire de l'art.

 

Musées & Expositions

Vous trouverez des musées modernes présentant des vestiges antiques et des œuvres d'art historiques. Vous pouvez visiter le musée de l'artisanat du marbre à Pyrgos, la fondation culturelle de Tinos à Hora, le musée Tsokli à Kampos, le musée des artistes tiniens et la galerie d'art dans le complexe de Megalochari. Vous trouverez également plusieurs expositions d'artisanat de marbre, principalement dans la partie nord de l'île, où les œuvres des principaux artisans de l'Ecole des Beaux Arts de Pyrgos sont exposées. Enfin, vous rencontrerez des dizaines de musées folkloriques dans les villages où sont exposés de la broderie, des ustensiles d'une autre époque (métiers à tisser, outils agricoles, ustensiles de cuisine), des peintures, des sculptures, des reliques historiques précieuses, des documents historiques, des collections rares, etc.

Les visites peuvent commencer avec le temple de Poséidon et Amphitrite à Kionia. On estime qu’il était utilisé comme purgatoire pour la religion ancienne avant une visite à Délos.