Paléa Episkopi

 

Dans le grand parc qui s'étend derrière une imposante basilique moderne, une mosaïque (sous abri de béton) d'une église paléochrétienne (première moitié du Ve s.) représente des animaux marins, des personnages en buste et, aux angles, les quatre fleuves du Paradis (Géon, Phison, Tigre et Euphrate) séparés par des allégories des mois, groupées deux par deux. La basilique moderne se trouve sur le site d'un théâtre érigé à Tégée par Antiochos N Epiphane (175-164 av. J.-C.). On voit encore le pourtour du monument.

A environ 200m au N.-O. de la basilique, sur une assez grande superficie, vestiges d'une partie de la ville antique de Tégée: rues, maisons, agora, édifices divers des époques hellénistique, romaine et paléochrétienne. Ville très ancienne formée par la réunion de neuf dèmes ruraux, Tégée lutta pour l'indépendance de l'Arcadie contre Sparte, dont elle accepta l'hégémonie vers 550 av. J.-C. Thèbes, après sa victoire de Leuctres, lui restitua son autonomie. Sous la domination franque, Tégée fut l'une des cités les plus puissantes de la Morée et le siège d'une baronnie jusqu'en 1296.