L'architecture du monastère athonite

 

En général, le monastère est entouré d'un solide mur d'enceinte flanqué de tours. Celui-ci protège un espace dit « péribole », au centre duquel s'élève l'église de la communauté ou catholicon, cruciforme, surmontée de multiples coupoles et à double narthex, élément principal du couvent. Plusieurs d'entre elles (la Grande Lavra, Iviron, Vatopaidi, Koutloumoussiou...) ont des absides semi-circulaires à usage cultuel (choros ou choeur), aux extrémités Ndord et Su du plan en croix inscrite. C’est un ajout fait à la Grande Lavra peu après sa construction qui donna naissance à cette caractéristique.

Tout autour de l'église s'élèvent les dépendances : la phialè, sorte d'abri rectangulaire où est conservée l'eau bénite; le clocher en forme de tour ; la trapéza ou réfectoire de forme absidiale avec plusieurs séries de tables et un ambon d'où un moine fait une lecture édifiante pendant le repas; près de la place de l'higoumène (supérieur du monastère), un disque pour le pain béni, panagiarion. Enfin, les cellules des moines sont disposées le long des murs. Le catholicon et la trapéza sont souvent les parties les plus anciennes du monastère. L’archontaria est la salle des hôtes.

Signalons aussi les arsanadès, sorte d'échelles sur la mer, ermitages occupés par les moines marins ou pêcheurs. Les skites sont de petits monastères rattachés à d'autres plus importants, tous ayant de nombreuses chapelles ou ermitages dans leur dépendance.