Thessalonique :

 

Retour au département

 

Evaluation : ***

Remarque : Grosse ville mais assez intéressante. On s'y plait vite.

 

Thessalonique est la capitale de la préfecture et la deuxième plus grandes villes grecques. Construite en 316/15 av. J.-C. par Cassandre à l'emplacement de l'ancienne petite ville de Thermi, son nom provient de Thessalonikê, femme de Cassandre et soeur d'Alexandre le Grand. En 146 av. J.-C., Thessaloniki fut promue capitale de la province romaine de Macédoine et connut une grande prospérité à l'époque byzantine dont témoignent les nombreux et importants monuments datant de cette période. On y trouve entre autre des monuments romains et byzantins (dont de nombreuses chapelles) et une vieille ville. La ville haute, plus calme que la ville basse, est caractérisée par les 7 tours (efta pyrgous) et les anciens quartiers turcs aux maisons basses et pittoresques, tandis que dans la ville basse, anciens quartiers juifs et grecs, les centaines d'églises rappellent que la ville était la seconde métropole de l'Empire Byzantin. Parmi les monuments anciens notons le complexe palatial de Galerius, l'ancienne agora, le Sindos, l'Agia Paraskevi, le Derveni, l'arche de Galerius ou Kamara, la place Dioikitiriou, la Toumba Thessaloniki - Trapeza et le Karabournaki.

 

(c) Grecomania.nt

 

Parmi les monuments byzantins notons la Tour Blanche, l'église Agioi Apostoloi (mosaïques), l'église Panagia Chalkeon (Notre-Dame des Chaudronniers), l'église Agia Sophia (VIIIe s.), la Rotonda, le monastère Latomus, l'église Acheiropoietos, l'église Agios Nikolaos Orphanos, l'église du Prophète Elias, l'église Agios Panteleimon, les fortifications byzantines et l'Eptapyrgio. Parmi les monuments plus récents, notons le bâtiment de l'Organisation pour la Capitale Culturelle de l'Europe - Mehmet Kapantzis' Mansion, la Villa Mordoch, la Casa Bianca et le Ahmet Kapatzis' Mansion. Sur le marché central se trouve la mosquée Hamza Ley transformée en musée tandis que les anciens bains turcs du quartier juif ont été transformés en marché aux fleurs. Notons encore les remparts.

Thessalonique possède un aéroport civil et est un port important.

 

Dans les environs immédiats de la ville, on a découvert un crâne d'un hominidé (Ouranopithèque) vieux de 9 ou 10 millions d'années, soit le plus vieux au monde.

 

Arc de Triomphe : Connu aussi comme Arc de Kamara, il fut érigé au IVe siècle pour commémorer les victoires remportées par l'empereur Galère contre les Perses en 297. Il faisait partie d'un vaste ensemble comprenant le palais de Galère, l'Hippodrome et le Mausolée de l'empereur. Il n'en reste que la moitié occidentale, toute la partie orientale ayant été détruite. Il est décoré de quatre registres de bas-reliefs, entrecoupés de petites bandes décoratives.

 

(c) Grecomania.nt

 

La rotonde dAgios Georgios est le monument le plus ancien et peut-être le plus important de la ville. Il fut construit au début du IVe siècle, par l'empereur Galère, sur le même axe que l'arc, et était très probablement destiné à servir de mausolée. C'est un monument circulaire couvert d'une immense coupole. Son mur, très épais, est creusé à l'intérieur de 8 niches rectangulaires, surmontées chacune d'une fenêtre cintrée. Vers 400, l'aménagement de la niche S.-E. en sanctuaire et l'adjonction d'un narthex transformèrent la rotonde en église dédiée à St Georges. La coupole et les niches sont décorées de mosaïques du IVe siècle. Notons aussi l’existence de fresques. Ayant eu différentes affectations, la Rotonde possède également un minaret, un des deux encore debout à Thessalonique. Servant actuellement de musée, elle renferme des fragments architectoniques provenant d'autres monuments. Autour de la rotonde se trouve un cimetière turc.

 

Tour blanche / Lefkos Pyrgos : Cette tour ronde construite au XVe s. par les Vénitiens faisait partie de l'enceinte maritime détruite au siècle passé (1866). Cette prison enfermait les janissaires, gardes du sultan qui trahissaient leur maître. Elle sert actuellement de musée et de salle d’exposition. Elle est située près du quai maritime et de la promenade de bord de mer « Leoforos Nikis ».

 

(c) Grecomania.nt

 

Située près du rempart N-O, l’église byzantines épiscopales d’Agia Aikaterini est assez élégante et possède un riche décor en céramoplastique (1320/30). Son plan est de type composite tétrastyle avec galerie se terminant à l’est par deux chapelles symétriques. On notera une coupole centrale heptagonale et 4 autres plus petites aux angles de la galerie. A l’intérieur, quelques fresques subsistent.

 

L'église byzantine d’Agia Sofia (Sainte Sophie), appelée aussi la « grande église », fut érigée pendant la période de la querelle iconoclaste (VIIIe siècle) sur les ruines d’une basilique à 5 nefs du Ve s. Son plan en croix grecque avec coupole et colonnade marque le passage entre la basilique à coupole et l'église en forme de croix avec coupole. De forme carrée, elle possède 3 absides à l'est (Sanctuaire, « Prothèse » -où commence la liturgie - et Sacristie) mal intégrées à l'ensemble architectural. L'abside centrale était à l'origine décorée d'une simple croix, qui, lors du retour de la paix dans l'Eglise, fut remplacée par une mosaïque représentant la Vierge et l'Enfant (mosaïques non figurées du VIIIe). Dans la conque du sanctuaire, on trouve une mosaïque du XIe siècle représentant Théotokos Platytera tandis que dans la coupole, se trouve une mosaïque représentant l’Ascension du Christ (vers 885). Près de la fenêtre ouest se trouvent des fresques (XIe) représentant des moines. Les murs extérieurs sont simples et épais. Le long du mur N-O de l’église, à l’extérieur de l’église, se trouve un escalier de l’époque de la domination ottomane et menant aux tribunes. Transformée en mosquée en 1523/24, des fouilles mirent également à jour dans la nef septentrionale un monument funéraire décoré de fresques (XIIIe).

 

L’église Agioi Apostoloi, près des remparts ouest, est le katholikon d’un monastère aujourd’hui disparu mais dont subsiste également le portail et une citerne. Selon différentes inscriptions sur le monument, la fondation de l’église remonterait à 1310/14 par le patriarche Niphon. Elle est en forme de croix grecque inscrite tétrastyle avec une galerie sur 3 côtés et un exonarthex. Elle est couverte d’une coupole centrale et 4 petites aux angles de la galerie. A l’extrémité est de la galerie se trouve une chapelle annexe dédiée à St Jean Baptiste. On y trouve un riche décor de céramoplastique et à l’intérieur un décor en mosaïques très endommagées et des fresques.

 

La basilique byzantine d’Agios Dimitrios (St Déméter, dans la rue du même nom), située au nord de l’agora antique sur l’emplacement de thermes romains, est la plus grande église de Grèce consacrée au saint local Déméter ayant souffert le martyre sous Galère. Elle fut érigée au début du Ve s. et restaurée au VIIe. Transformée en mosquée en 1493, elle fut détruite par le grand incendie de 1917 ravageant le centre ville. En 1949 elle fut reconstruite avec les matériaux retrouvés sur place et rouverte au culte. La restauration a conservé dans ses grandes lignes les caractéristiques de la basilique des Ve et VIIe siècles, une basilique à nefs, avec un transept qui se prolonge non seulement au-delà des bas-côtés, mais encore vers l'est, à droite et à gauche du sanctuaire, formant ainsi une aile. A l'extérieur, le long de la façade occidentale, on peut voir une «phiale» (sorte de vasque) monumentale. La large nef centrale se terminant en abside est bordée de part et d'autre d'une file de piliers et de colonnes en marbre blanc, vert et rouge, aux très beaux chapiteaux sculptés. Cette décoration en marbre provient de différents édifices. L'église est décorée de fresques dont cinq, représentant principalement le martyr Déméter, datent du VIIe siècle, époque à laquelle l'église fut incendiée et reconstruite avec quelques adaptations. Quelques mosaïques murales du VIIIe siècle ont également été préservées (pilier à l’entrée du chœur et mur ouest de la nef).

A l'angle S.-E. (dans l'aile droite), se trouve la basilique à 3 nefs couverte de fresques de 1303 et consacrée à Agios Efthymios. On y trouve le tombeau en marbre de la Renaissance de Luc Spantounis, seigneur de la ville inhumé en 1481.

La crypte d'Agios Dimitrios : Sous le sanctuaire et les ailes de l'église, on a découvert le martyrium du Saint. C'était à l'origine une installation thermale romaine où St Déméter aurait été incarcéré. Elle est aussi le centre de vénération de l’huile sacrée jaillissant du tombeau de Dimitrios.

 

La basilique paléochrétienne d’Agios Minas (Ve) est située au Nord du port de Constantin le Grand. On retrouve les vestiges insérés dans une église du XIXe.

 

Près des remparts est, l’église byzantines épiscopales Agios Nikolaos Orphanos est le katholikon d’un monastère dont ne subsiste que quelques vestiges du porche. Elle se compose d’un naos rectangulaire avec une galerie sur 3 côtés se terminant sur le côté est par deux chapelles symétriques. A l’intérieur, nous avons des chapiteaux paléochrétiens réutilisés, une iconostase en marbre datant du bâtiment et des fresques de 1310/20.

 

L’église byzantine épiscopale d’Agios Panteleimon (XIIe siècle) est le katholikon du monastère de Kyr Isaac ou de la Péribleptos selon certains chercheurs. Son plan est de type en croix inscrite, tétrastyle avec coupole et galerie extérieure sur 3 côtés dont les extrémités ont été aménagées en chapelles. On peut y voir des chapiteaux de bâtiments plus anciens et des fresques des XIIIe – XIVe siècles. Elle est voisine de maisons à l'empreinte architecturale domestique byzantine encore visible.

 

L’église à 3 nefs de la Nea Panagia, rénovée en 1727, possède un chœur couvert de fresques et une intéressante iconostase en bois sculpté.

 

(c) Grecomania.nt

 

La minuscule église byzantine d'Ossios David, située près de l'Eptapyrgio dans une des ruelles de la ville haute, ne manque pas d'intérêt. Ancien katholikon du monastère de Latomos consacré au Christ Sauveur, l'abside du sanctuaire est décorée d'une admirable mosaïque du Ve siècle représentant le Christ entouré de prophètes. Les nombreux dommages et interventions ont engendré la perte de la partie ouest tandis que la base du minaret témoigne de sa transformation en mosquée. Nous y trouvons des mosaïques de la fin du Ve siècle et des fresques médio-byzantines en partie conservées (1160/70 + 1300). L'église originale construite à la fin du Ve ou au début du VIe siècle sur un bâtiment romain plus ancien était assez petite avec une entrée dans le mur occidental. Une petite pièce a été rajoutée dans chacun des quatre coins du bâtiment, lui donnant une forme de croix aux bras égaux. Le côté occidental étant maintenant en ruine et l'entrée se fait côté sud.

En 1430 après la conquête de Thessalonique par les Turcs, le monastère de Latomos a été converti en mosquée et la décoration de mosaïque et les fresques ont été plâtrées. La célèbre mosaïque a été découverte lorsque le monument est redevenu un lieu de culte chrétien à la libération de la ville en 1921. En 1929, des fouilles furent réalisées à l'intérieur de l'église. Le monument a subi plusieurs phases de restaurations et de consolidations au cours des années. En 1980, le mur occidental a été reconstitué tandis qu'en 1991 c'est au tour du propylon du côté sud à être reconstruit. Le monument est toujours utilisé comme église.

 

La Panagia Acheiropoiétos (ND sans mains) est située à l’Est de l’agora antique. Cette basilique à 3 nefs avec couverture en charpente, tribunes, narthex et baptistère, exemple classique de basilique grecque, est l'une des plus anciennes églises paléochrétiennes. Elle fut construite après le 3ème Concile Œcuménique (431). Les murs extérieurs sont percés de nombreuses et grandes fenêtres tandis que l'intérieur est décoré de belles fresques. On y trouve des vestiges de parements de thermes romains et quelques autres vestiges à l’intérieur et à l’extérieur de la basilique, des vestiges de mosaïques (Ve) et de fresques (XIIIe, en mauvais état). En 1430 elle fut transformée en mosquée.

Accolée à cette basilique, la chapelle medio byzantine d’Agia Irini possède un pavement en marbre.

 

La Panagia Ton Halkéon (Vierge des Chaudronniers) (1028) est une église byzantine épiscopale de type en croix grecque inscrite tétrastyle avec coupole, narthex à deux étages avec deux coupoles et sanctuaire à trois parties avec conque centrale trilobée. Elle est la plus ancienne des églises purement byzantines de Thessaloniki et présente une combinaison d'éléments de l'école Orientale et de l'école de Constantinople. Au centre du mur nord de la nef se trouve le monument funéraire du donateur. On y trouve également des fresques de l’époque de la construction de l’église et sur le mur ouest du corps central, des fresques XIVe.

 

L’église byzantine épiscopale du Profitis Ilias (prophète Elie) serait le katholikon du monastère Nea Moni (nouveau monastère) ou d’un monastère consacré au Christ. L’église de type composite témoigne de l’influence des monastères du Mont Athos : noyau basilical en croix grecque inscrite tétrastyle élargie par adjonction de deux conques aux côtés nord et sud, les chœurs, donnant une forme d’église triconque. La coupole centrale est soutenue par 4 voûtes disposées en croix. A la partie ouest se trouve un vaste narthex rectangulaire, l’oratoire du monastère, avec de petites coupoles dans les angles. A l’extérieur, la galerie sur trois côtés se termine par deux chapelles polygonales à coupole. On y trouve des fresques du 1er 1/4 du XIVe siècle.

 

L’église du Soter Christos (Christ Sauveur), située au S-O de l’Arc de Galère, était initialement dédiée à la mère de Dieu selon une inscription dans le sanctuaire. Des recherches on montré une origine type tétraconque avec narthex plus récent à l’ouest. Des fouilles ont mis à jour différents tombeaux et les fresques sont seulement conservées dans la coupole.

 

L’église des Taxiarkon (Taxiarques Michel et Gabriel) (XIVe) est située dans la ville haute. De nombreuses interventions et additions ultérieures eurent lieu. On pense que c’était le katholikon d’un ancien monastère et que l’église sous la crypte servait de lieu de sépulture pour les moines. Le naos est une basilique à nef unique entourée sur 3 côtés d’une galerie. A l’extérieur nous trouvons une décoration céramoplastique intéressante et à l’intérieur des fresques de la seconde moitié du XIVe.

 

Le monastère de Vlatades (Vlatadon) était situé près de l’acropole. Il ne reste que le katholikon et deux citernes. Le nom vient de ses fondateurs (2 frères). Des recherches au Katholikon démontre que des vestiges d’une église médio-byzantine plus ancienne sont insérés dans l’église en croix grecque inscrite à coupole (XIVe). L’ancienne église était une basilique couverte de voûtes. Des modifications eurent lieu aux XIXe et au XXe siècles. A l’intérieur et à l’extérieur se trouvent quelques vestiges de fresques de 1360/80. La sacristie renferme une collection importante d’icônes et de manuscrits. Beau point de vue depuis le monastère.

 

Autres églises : Notons encore l'églises byzantine d’Agia Paraskevi et les vestiges d’une basilique funéraire rue du 3 septembre. Pour l'amateur d'art byzantin, Thessalonique est un véritable musée car ses églises reflètent toute l'évolution des styles architecturaux et décoratifs, du Ve au XIVe siècle. L’église Sainte Catherine possède de belles mosaïques tandis que l'église dédiée à Agios Théotokos est décorée de fresques.

 

Monuments antiques : Notons le portique "Las Incantadas" (IIIe s après J-C), le temple (fin VIe av. J.-C.) de la rue Dirkitiriou, le vaste temple de Serapis (Sarapeian) consacré aux divinités égyptiennes (IIIe av. J.-C.) et quelques autres vestiges hellénistiques disséminés dans la ville.

 

Monuments romains : Notons l’agora, le temple des divinités égyptiennes et l'ensemble de Galère. L'agora romaine est une place dallée entourée de portiques, avec un théâtre à l'est et une galerie souterraine au sud. Le complexe de l'agora de Thessalonique reprend un portique, l’église Notre-Dame des Chaudronniers, le Megalophoros, des statues, les thermes ottomans, l’agora à proprement parler, le théâtre, la bibliothèque, le stade, les thermes romains, la basilique Aghios-Dimitrios et la Via Regia.

 

Forum antique : Le forum antique, centre administratif de la Thessalonique antique, a occupé un espace d'environ deux hectares au coeur de la ville. Sa construction a commencé à la fin du IIe siècle après J.-C. sur le site d'un forum plus ancien datant des périodes impériales. Le complexe a été arrangé autour d'une place pavée rectangulaire. Il y avait des stoas sur trois côtés, composées d'une double rangée des colonnes. La stoa méridional était plus basse, se servant de la pente naturelle du terrain. Aux sud, tout le long du cryptoportique, s'étendait une rangée de magasins à l'opposé de la rue commercante s'étendant au nord de la rue actuelle de Philippou. L'actuelle rue Olympou est située au milieu de l'aile est, sur le site d'un bâtiment pour les exécutions publiques qui, sur base de l'inscription et des statues des muses trouvées sur place, doit avoir fonctionné comme odéon.

 

Toumba : Le site archéologique de Toumba, découvert en 1895, se trouve sur un plateau dans la partie orientale de la ville. Il inclut la petite colline de forme conique avec des phases successives de bâtiment de l'âge du bronze (début du 2e millénaire - 1100 av. J.-C.), de l'âge du fer (1100 - 800 av. J.-C.) et des périodes historiques (dès 800 av. J.-C.). Il inclut également le secteur autour de la petite colline avec des vestiges de bâtiments des périodes hellénistique, de l'âge du fer, archaïque, classique... dispersés dans un rayon de 500m, ainsi qu'un cimetière.

La ville de Toumba s'est développée dans un golfe, particulièrement du VIe siècle à la fin du IVe siècle av. J.-C. Les fouilles récentes ont prouvé qu'elle avait des éléments de la tradition locale mais également des influences de l'Egéen centrale et des principales villes grecques des périodes archaïques et classiques, en particulier Athènes. Plus que probablement, la ville peut être identifiée comme la Therme antique ou une partie. Avec vingt-cinq autres sites, elle a fait partie des synoikismos organisés par Cassandre pour la fondation de Thessaloniki vers 315 av. J.-C. (Strabo VII, 21 et 24).

Les fouilles sur le règlement et dans le cimetière antiques de Toumba sont toujours en cours. Les découvertes, comme les résultats de recherches sur d'autres sites voisins, tels que Karabournaki, Therme (Sedes), Polichni (Lebet) et Anchialos (Sindos), jetteront la lumière sur une période comprise entre les périodes archaïques et classiques en Macédoine centrale.

 

Plateia Dioikitiriou : Dans le quartier de Plateia Dioikitiriou (centre historique de Thessaloniki), des bâtiments de la ville antique ont été découverts avec l'évidence d'une habitation couvrant une large envergure chronologique allant de l'hellénistique aux périodes post-byzantines. C'est la seule unité architecturale connue de la ville. Elle est préservée de façon saisissante avec des murs atteignant une hauteur de 2,80m. Cette zone urbaine est située à l'est d'une route romaine large de 6m, qui était une des artères principales de la voirie perpendiculaire de la ville. Un réseau dense de drainage et de canaux d'approvisionnement en eau de divers types ont été trouvé, dont une canalisation couverte romaine, construite en pierre.

Se prolongeant au-dessus du secteur entier de l'ancienne Plateia, les restes d'un bâtiment public du Ier siècle av. J.-C. ont été découverts. Il a été détruit par un incendie au milieu du IIe siècle après J.-C. C'était un très grand bâtiment de 41m sur 40. La partie à colonnade située du côté est est susceptible d'avoir été le siège de l'administrateur romain de la province de Macédoine. Les fragments de fresques murales représentant des chevaux galopants, témoignent de la monumentalité du bâtiment. C'est un des rares bâtiments avec fresques murales qui peuvent nous informer à propos de l'art de peindre en Macédoine lors des périodes hellénistique et romaine. Les fouilles détaillées ont mis à jour une phase de bâtiments et d'excellentes petites trouvailles permettant de définir la fondation de la ville par Kassander en 315 av. J.-C. La découverte de la Plateia Dioikitiriou a eu lieu suite à la décision de la municipalité de Thessaloniki de construire à cet endroit un parking souterrain. Ce plan a été abandonné et le Plateia a été déclarée comme site archéologique.

 

Remparts : Les remparts de la ville haute offrent une promenade de 4 km avec vue panoramique sur la ville. Ils furent édifiés à la fin du IVe siècle sur des fondations hellénistiques et remaniés par les byzantins au XIVe siècle puis par les Turcs au XVe siècle.

 

(c) Grecomania.nt

 

Mais aussi... Les restes du palais (place Navarinou), l’hippodrome (rue Ippodromiou), les vestiges d'un théâtre (rue Apollou), l’ acropole, la Pyrgos tis Alisseos (Tour de la Chaîne), les demeures privées de l’époque protobyzantine (rue Profitis Ilias et Lapithon et rue Laodigitrias), les thermes byzantins (fin XIIIe, début XIVe) ou bains de « Koulé Kafé » (rue Théotokopoulos).

Le château Heptapirgion (7 tours) est le château de Vardar (XVIe) probablement construit par sultan le Magnifique. Les citernes d'Heptapirgion sont situées rue Igoumenou et rue Olimpiados.

Dans la ville haute nous trouvons un habitat traditionnel avec d’anciennes maisons ottomanes classées. Dans la rue Vassilis Olgas se trouvent des édifices néoclassiques égalements classés. Les rues Tzimiskis & Philippou possèdent des monuments art nouveau tandis que l'école art déco de la rue Agias Sofias, dessinée par Dimitris Pikionis, est considérée comme une des réalisations les plus importantes de l'après guerre.

Le quartier commercial de Ladadika (ancien marché aux huiles), situé près du port, est aussi intéressant pour son architecture.

Thessalonique abrite 3 hammams (bains turcs) et 1 bedesten (marché couvert).

Sur la place Therpsithéas se trouve une tombe musulmane. Notons également quelques vestiges de tombes macédoniennes.

La place Aristotélous a été dessinée par l'architecte et urbaniste français Ernest Hébrard après l'incendie de 1917 et est admirée par tous les Grecs.

 

Le musée archéologique renferme des antiquités provenant de toute la Grèce du Nord et plus particulièrement des objets préhistoriques (principalement des vases) de Macédoine et de Thrace, des objets de l'époque géométrique (exhumés du cimetière de Vergina : vases, bijoux en bronze, armes de fer, etc), des sculptures archaïques et classiques (de l'ancienne Thermi et d'autres sites de Macédoine), des copies romaines de sculptures de l'époque classique, une collection d'objets provenant de la ville d'Olynthos (ustensiles ménagers, vases, bijoux, armes, outils, etc.), des objets trouvés dans des tombes du IVe siècle à Dervéni (vases en bronze et en argent, armes, bijoux en or, «alabastres» en verre), une très riche collection de sculptures romaines, du Ier au Ve s., une collection de très beaux sarcophages, de vases romains et quelques sols en mosaïque trouvés à Thessaloniki.

 

Le musée folklorique contient une collection de costumes de Thessalie, de Macédoine et de Thrace, des tissages, des broderies, des bois sculptés, des objets en métal. Le musée abrite également la pinacothèque de Thessaloniki.

 

Autres musées : Notons également la présence des musées de la culture byzantine (dans un bâtiment d'avant-garde), de l'eau, de la lutte macédonienne, le musée ouvert de Pylaia, le musée macédonien d'art moderne de Thessalonique et le musée technique de Thessalonique, la crypte d'Agios Demetrios, le centre d'étude de l'histoire juive, la pinacothèque de la Société d’Etudes Macédoniennes, le centre culturel de la Grèce du Nord, la pinacothèque municipale de Thessalonique et le centre culturel Vellidion.

 

Refuge alpin : A 25km de Thessalonique nous trouvons le refuge alpin de Hortiati (22,5km de route asphaltée puis 2,5km à parcourir à pied).

 

Enfin terminons par noter les 3 événements culturels que sont le festival du cinéma (février), le salon international du livre (mai) et la foire internationale (septembre).

 

Partage de lien avec Direct Voyages > Thessalonique.