Thessalonique

 

Evaluation : ***

Remarque : Grosse ville mais assez intéressante. On s'y plait vite.

 

Thessalonique est la capitale de la préfecture et la deuxième plus grandes villes grecques. Construite en 316/15 av. J.-C. par Cassandre à l'emplacement de l'ancienne petite ville de Thermi, son nom provient de Thessalonikê, femme de Cassandre et soeur d'Alexandre le Grand. En 146 av. J.-C., Thessaloniki fut promue capitale de la province romaine de Macédoine. Elle devint aussi l’un des premiers foyers de diffusion du christianisme où se rendit Saint Paul en 50 apr. J.-C pour y fonder son Eglise. Elle connut une grande prospérité à l'époque byzantine dont témoignent les nombreux et importants monuments datant de cette période. Ces constructions confirment la prospérité de la ville au niveau économique, culturel et religieux en tant que co-capitale de l’Empire, rivalisant en splendeur la ville de Constantinople. On y trouve entre autre des monuments romains et byzantins (dont de nombreuses chapelles) et une vieille ville. La ville haute, plus calme que la ville basse, est caractérisée par les 7 tours (efta pyrgous) et les anciens quartiers turcs aux maisons basses et pittoresques, tandis que dans la ville basse, anciens quartiers juifs et grecs, les centaines d'églises rappellent que la ville était la seconde métropole de l'Empire Byzantin. Parmi les monuments anciens notons le complexe palatial de Galerius, l'ancienne agora, le Sindos, l'Agia Paraskevi, le Derveni, l'arche de Galerius ou Kamara, la place Dioikitiriou, la Toumba Thessaloniki - Trapeza et le Karabournaki. Plusieurs églises ont été transformées en mosquées lors de l’occupation Ottomane à partir de 1430 et d’autres lieux des cultes islamiques se sont ajoutés à cette mosaïque culturelle que constitue Thessalonique pendant sa longue histoire. Celle-ci est enrichie par l’arrivée en 1492 de 20.000 juifs expulsés d'Espagne à la suite de l'édit de l'Alhambra. Le caractère cosmopolite et pluraliste, qui a distingué la culture et la vie de Thessalonique pendant cinq siècles, s’est considérablement affaibli en raison de la déportation de la population juive par les nazis vers les camps d’extermination.

 

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Parmi les monuments byzantins notons la Tour Blanche, l'église Agioi Apostoloi (mosaïques), l'église Panagia Chalkeon (Notre-Dame des Chaudronniers), l'église Agia Sophia (VIIIe s.), la Rotonda, le monastère Latomus, l'église Acheiropoietos, l'église Agios Nikolaos Orphanos, l'église du Prophète Elias, l'église Agios Panteleimon, les fortifications byzantines et l'Eptapyrgio. Parmi les monuments plus récents, notons le bâtiment de l'Organisation pour la Capitale Culturelle de l'Europe - Mehmet Kapantzis' Mansion, la Villa Mordoch, la Casa Bianca et le Ahmet Kapatzis' Mansion. Sur le marché central se trouve la mosquée Hamza Bey construite en 1468 transformée en musée. Elle abrita pendant fort longtemps une salle de cinéma, si bien que tous les Thessaloniciens connaissent aujourd'hui l'édifice sous le nom d'Alcazar. Les anciens bains turcs du quartier juif ont été transformés en marché aux fleurs. Notons encore les remparts.

Thessalonique possède un aéroport civil et est un port important.

 

Les monuments paléochrétiens et byzantins de Thessalonique ont été classés patrimoine mondial de l’UNESCO en 1988. Dans la liste des monuments protégés figurent, entre autres, les murailles de la ville, la Rotonde, les bains byzantins et plusieurs églises comme celles d’Agios Démétrios, Agia Sophia, Agioi Apostoloi, Agia Katherina et les monastères de Blatades et de Latomou.

 

Dans les environs immédiats de la ville, on a découvert un crâne d'un hominidé (Ouranopithèque) vieux de 9 ou 10 millions d'années, soit le plus vieux au monde.

 

Arc de Triomphe : Connu aussi comme Arc de Kamara, il fut érigé vers 305 apr. J.-C. pour commémorer les victoires remportées par l'empereur Galère contre les Perses en 297, en Mésopotamie et en Arménie. Il faisait partie d'un vaste ensemble comprenant le palais de Galère, l'Hippodrome et le Mausolée de l'empereur. Il n'en reste que la moitié occidentale, toute la partie orientale ayant été détruite. Il est décoré de quatre registres de bas-reliefs, entrecoupés de petites bandes décoratives. Cet imposant monument se dressait au croisement d'une importante voie tracée selon la même orientation que l'actuelle rue Egnatia et d'une autre voie perpendiculaire reliant la Rotonde au palais de Galère. Un second arc semblable se dressait parallèlement un peu plus à l'Est. Une coupole prenant appui sur les quatre piliers recouvrait le carrefour.

 

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La rotonde dAgios Georgios est le monument le plus ancien et peut-être le plus important de la ville. Il fut construit au début du IVe siècle, par l'empereur Galère, sur le même axe que l'arc, et était très probablement destiné à lui servir de mausolée. C'est un monument circulaire couvert d'une immense coupole. Son mur, très épais, est creusé à l'intérieur de 8 niches rectangulaires, surmontées chacune d'une fenêtre cintrée. Vers 400, l'aménagement de la niche S.-E. en sanctuaire (prolongation vers l'intérieur afin de créer une abside) et l'adjonction d'un narthex transformèrent la rotonde en église dédiée à St Georges. Un mur fut élevé pour envelopper la construction originelle, de manière à former un édifice de plan circulaire de 24,5m de diamètre, invisible de l'extérieur. L'entrée principale fut laissée au Sud (en relation avec la voie à portiques menant au palais) tandis qu'une seconde entrée fut créée à l'Ouest. La coupole et les niches sont décorées de mosaïques (à fond d’or) du IVe siècle, d'une technique raffinée et d'une grande richesse chromatique, formant l'un des ensembles les plus importants de l'époque proto-byzantine. Notons aussi l’existence de fresques (seconde moitié du IXe s.). Ayant eu différentes affectations, la Rotonde possède également un minaret, un des deux encore debout à Thessalonique. Servant actuellement de musée, elle renferme des fragments architectoniques provenant d'autres monuments. Autour de la rotonde se trouve un cimetière turc.

 

Tour blanche / Lefkos Pyrgos : Cette tour ronde construite au XVe s. par les Vénitiens faisait partie de l'enceinte maritime détruite au siècle passé (1866). Au XVIIIe siècle cette prison enfermait les janissaires, gardes du sultan qui trahissaient leur maître. Après le massacre des janissaires, sur l'ordre du sultan Mahmud, elle fut un moment surnommée la tour du Sang. Elle sert actuellement de musée et de salle d’exposition. Elle est située près du quai maritime et de la promenade de bord de mer « Leoforos Nikis ». De la terrasse on découvre une belle vue sur la ville et le golfe (buvette).

 

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Palais de Galère : Situé place Navarinou, on découvre cet ensemble depuis la promenade aménagée tout autour (on ne pénètre pas sur le site proprement dit). Les archéologues s'accordent à y voir les vestiges d'un vaste complexe palatial construit pour l'empereur Galère, s'organisant autour d'une cour à ciel ouvert bordée d'un portique sur ses quatre côtés. Les campagnes de fouilles ont permis d'exhumer des vestiges de différentes salles officielles et privées, de logis pour les gardes, de fontaines et de bassins. De longs couloirs dallés de mosaïque permettaient de passer des unes aux autres. Dans l'angle S-O (à l'opposé en diagonale en venant de la rue Gounari) s'élève un édifice octogonal, la salle du trône. D'un diamètre de 30m (contre 24,5 pour la Rotonde), cette belle pièce était dallée de marbre (restes significatifs) et pourvue de sept niches et de rangées de sièges courant tout autour des murs. Les archéologues y retrouvèrent un arc de pierres (déposé aujourd'hui au musée archéologique). Parmi une abondante décoration sculptée y figurait un buste de Galère. Une adjonction postérieure qui pourrait être un baptistère laisse croire que l'édifice fut transformé en église.

A l'Est du palais de Galère s'ouvre une place tout en longueur. Elle recouvre l'emplacement de l'hippodrome dont elle épouse la forme et à reprit son nom.

 

Située près du rempart N-O, l’église byzantines épiscopales d’Agia Aikaterini est assez élégante et possède un riche décor en céramoplastique (1320/30). Ce charmant petit édifice rappelle de par son plan l'église des Saints-Apôtres et daterait du XIIIe s. Son plan est de type composite tétrastyle avec galerie se terminant à l’est par deux chapelles symétriques. On notera une coupole centrale heptagonale et 4 autres plus petites aux angles de la galerie. Agia Aikatérini est ornée de fresques qui, bien que fragmentaires, offrent un bel exemple de l'art de la renaissance paléologue. Elles témoignent, avec d'autres, de l'importance de l'activité artistique à Thessalonique au XIVe s.

 

L'église byzantine d’Agia Sofia (Sainte Sophie), appelée aussi la « grande église », fut érigée pendant la période de la querelle iconoclaste (début du VIIIe siècle) sur les ruines d’une basilique à 5 nefs du Ve s. Consacrée à la Sagesse Divine comme l'édifice homonyme de Constantinople, c’est l'une des plus intéressantes églises de Thessalonique. Elle fut la cathédrale de la ville de l'arrivée des Francs en 1204 à 1585, année où elle fut transformée en mosquée. Elle conserva cette destination jusqu'en 1912. L'église actuelle n'occupe qu'une partie de l'emplacement de celle du Ve-VIe s. dont on les fondations entourent l'édifice actuel.

Son plan en croix grecque avec coupole et colonnade marque le passage entre la basilique à coupole et l'église en forme de croix avec coupole. De forme carrée, elle possède 3 absides à l'est (Sanctuaire, « Prothèse » -où commence la liturgie - et Sacristie) mal intégrées à l'ensemble architectural. L'abside centrale était à l'origine décorée d'une simple croix, qui, lors du retour de la paix dans l'Eglise, fut remplacée par une mosaïque représentant la Vierge et l'Enfant (mosaïques non figurées du VIIIe). Dans la conque du sanctuaire, on trouve une mosaïque du XIe siècle représentant Théotokos Platytera tandis que dans la coupole, se trouve une mosaïque représentant l’Ascension du Christ (vers 885). Près de la fenêtre ouest se trouvent des fresques (XIe) représentant des moines. On remarquera également des chapiteaux à feuilles d'acanthe retournées, ornement architectural assez rare provenant du remploi d'éléments de l'église antérieure ou d'autres monuments. Les murs extérieurs sont simples et épais. Le long du mur N-O de l’église, à l’extérieur de l’église, se trouve un escalier de l’époque de la domination ottomane et menant aux tribunes. Des fouilles mirent également à jour dans la nef septentrionale un monument funéraire décoré de fresques (XIIIe).

Près du côté sud de Sainte-Sophie (à droite lorsqu'on fait face à l'église) se trouve le baptistère Saint-Jean, sans doute un ancien nymphée romain appartenant peut-être au complexe de Sainte-Sophie dans son premier état.

 

L’église Agioi Apostoloi (Saints-Apôtres), près des remparts ouest, est le katholikon d’un monastère aujourd’hui disparu mais dont subsistent également le portail et une citerne. Selon différentes inscriptions sur le monument, la fondation de l’église remonterait à 1310/14 par le patriarche Niphon. Elle est en forme de croix grecque inscrite tétrastyle avec une galerie sur 3 côtés et un exonarthex. Elle est couverte d’une coupole centrale et 4 petites aux angles de la galerie. Les chapiteaux des quatre colonnes supportant la coupole proviennent sans doute d'une église plus ancienne. A l’extrémité est de la galerie se trouve une chapelle annexe dédiée à St Jean Baptiste. On y trouve un riche décor de céramoplastique et à l’intérieur un décor en mosaïques très endommagées et des fresques. Malgré la disparition des tesselles dorées des mosaïques et le médiocre état de conservation des peintures, l'ensemble constitue l'un des principaux chefs-d'oeuvre de l'art byzantin de l'époque des Paléologues (XIVe s.).

A gauche de la façade de l'église se trouve une citerne appartenant à l'ancien monastère, de même que les restes du portique que l'on peut voir autour de l'édifice. Plus imposants sont les vestiges des murailles de la ville byzantine, qui s'élèvent encore de ce côté à une belle hauteur.

 

La basilique byzantine d’Agios Dimitrios (Saint Dimitri, dans la rue du même nom), située au nord de l’agora antique sur l’emplacement de thermes romains, est la plus grande église de Grèce consacrée au saint local Dimitri ayant souffert le martyre sous Galère. D'après la légende, l'église s'élève sur le lieu même du martyre de saint Démétrios, le saint patron de la ville. Elle fut érigée au début du Ve s. et restaurée au VIIe. Transformée en mosquée en 1493, elle fut détruite par le grand incendie de 1917 ravageant le centre ville. En 1949 elle fut reconstruite avec les matériaux retrouvés sur place et rouverte au culte. La restauration a conservé dans ses grandes lignes les caractéristiques de la basilique des Ve et VIIe siècles, une basilique à nefs, avec un transept qui se prolonge non seulement au-delà des bas-côtés, mais encore vers l'est, à droite et à gauche du sanctuaire, formant ainsi une aile. A l'extérieur, le long de la façade occidentale, on peut voir une «phiale» (sorte de vasque) monumentale. La large nef centrale se terminant en abside est bordée de part et d'autre d'une file de piliers et de colonnes en marbre blanc, vert et rouge, aux très beaux chapiteaux sculptés. L'inégale hauteur de ces colonnes atteste qu'elles proviennent de différents édifices antiques. L'église est décorée de fresques dont cinq, représentant principalement le martyr Dimitri, datent du VIIe siècle, époque à laquelle l'église fut incendiée et reconstruite avec quelques adaptations. Quelques mosaïques murales du VIIIe siècle ont également été préservées (pilier à l’entrée du chœur et mur ouest de la nef). Grâce à ces fresques et mosaïques, l’église reste un monument d'intérêt exceptionnel.

A l'angle S.-E. (dans l'aile droite), se trouve la basilique à 3 nefs couverte de fresques de 1303 et consacrée à Agios Efthymios. On y trouve le tombeau en marbre de la Renaissance de Luc Spantounis, seigneur de la ville inhumé en 1481.

La crypte d'Agios Dimitrios : Sous le sanctuaire et les ailes de l'église, on a découvert le martyrium du Saint. C'était à l'origine une installation thermale romaine (pas en souterrain mais de plain-pied avec la rue) où St Dimitri aurait été incarcéré. Ce lieu de pèlerinage connu de toute la chrétienté orientale (vénération de l’huile sacrée jaillissant du tombeau de Dimitrios) ne devint souterrain qu'avec la construction de la première basilique monumentale au Ve s. Lorsque les Turcs transformèrent l'église en mosquée (1493), ils comblèrent la crypte de sable et de terre et elle fut redécouverte à la suite de l'incendie de 1917. En descendant par l'escalier à droite du choeur, on pénètre tout d'abord dans une petite chapelle dont la structure indique clairement qu'elle appartenait aux thermes romains. Seule l'abside fut rajoutée, dans laquelle sont ménagées des ouvertures pour permettre aux fidèles d'en voir l'intérieur. Il semble en effet que c'est là que la dépouille du saint fut tout d'abord déposée. On atteint ensuite la partie la plus sacrée de la crypte, une niche située sous le sanctuaire de l'église supérieure. Elle renferme un ciboire à sept colonnes de marbre dont les chapiteaux appartiennent, par leur style, au règne de Théodose (379-395). Entre les bases de celles-ci sont disposées des plaques de marbre décorées de croix. Ce réservoir permettait de recevoir l'huile sacrée que l'on versait sur le tombeau du saint (on peut voir des restes de canalisation), s'écoulant ensuite dans un bassin circulaire placé devant le ciboire. C'est là que les pèlerins venaient remplir leurs petits flacons d'huile sainte et miraculeuse. Un portique entourait cet ensemble et s'ouvrait à l'origine de l'autre côté sur la rue. Les salles de part et d'autre de la niche sont des vestiges des thermes romains. Elles abritent un musée où sont exposés des objets paléochrétiens (éléments architecturaux, céramique, fragments de mosaïques, petites fioles dans lesquelles les pèlerins recueillaient l'huile...).

 

La basilique paléochrétienne d’Agios Minas (Ve) est située au Nord du port de Constantin le Grand. On retrouve les vestiges insérés dans une église du XIXe.

 

Près des remparts est, l’église byzantines épiscopales Agios Nikolaos Orphanos (Saint-Nicolas-l'Orphelin) est le katholikon d’un monastère où étaient recueillis les orphelins et dont ne subsiste que quelques vestiges du porche. L'édifice originel se résume en fait au petit sanctuaire central qui fut ultérieurement entouré d'une galerie couverte sur trois côtés se terminant sur le côté est par deux chapelles symétriques. Les appareils des deux constructions les différencient nettement : le sanctuaire est construit de briques et de pierres dont l'alternance compose d'élégants motifs, tandis que les murs de la galerie apparaissent beaucoup plus simples. A l’intérieur, nous avons des chapiteaux paléochrétiens réutilisés, une iconostase en marbre datant du bâtiment et des fresques de 1310/20 au programme iconographique très développé. Cette charmante église entourée d'un jardin remonte au XIVe s. Malgré la variété des thèmes, les sujets s'intègrent harmonieusement au cadre architectural et le récit reste clair et vivant. La plasticité des figures, la profondeur spatiale des compositions et la variété des couleurs caractérisent le style paléologue alors en faveur dans les ateliers de Thessalonique.

 

L’église byzantine épiscopale d’Agios Panteleimon (XIIe siècle) est le katholikon du monastère de Kyr Isaac ou de la Péribleptos selon certains chercheurs. Son plan est de type en croix inscrite, tétrastyle avec coupole et galerie extérieure sur 3 côtés dont les extrémités ont été aménagées en chapelles. Par son alliance de la brique et de la pierre, la présence d'arcs décoratifs sur le mur extérieur et le développement de tambours pour soutenir les coupoles, elle inaugure en quelque sorte le style architectural dit "macédonien". L'église fut transformée en mosquée par les Turcs. On peut y voir des chapiteaux de bâtiments plus anciens et des fresques des XIIIe – XIVe siècles (quelques fragments). Elle est voisine de maisons à l'empreinte architecturale domestique byzantine encore visible.

 

L’église à 3 nefs de la Nea Panagia, rénovée en 1727, possède un choeur couvert de fresques et une intéressante iconostase en bois sculpté.

 

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La minuscule église byzantine d'Ossios David, située près de l'Eptapyrgio dans une des ruelles de la ville haute, ne manque pas d'intérêt. Ancien katholikon du monastère de Latomos consacré au Christ Sauveur, l'abside du sanctuaire est décorée d'une admirable mosaïque du Ve siècle représentant le Christ entouré de prophètes. Son plan d'origine a été considérablement modifié à travers les siècles. Les nombreux dommages et interventions ont engendré la perte de la partie ouest tandis que la base du minaret témoigne de sa transformation en mosquée. Elle est pourtant d'un intérêt extrême pour les historiens d'art puisqu'elle constitue l'un des prototypes du plan cruciforme surmonté d'une coupole (depuis bien longtemps remplacée par un toit en pente). Nous y trouvons des mosaïques de la fin du Ve siècle et des fresques médio-byzantines en partie conservées (1160/70 + 1300). L'église originale construite à la fin du Ve ou au début du VIe siècle sur un bâtiment romain plus ancien (bain) était assez petite avec une entrée dans le mur occidental. Une petite pièce a été rajoutée dans chacun des quatre coins du bâtiment, lui donnant une forme de croix aux bras égaux. Le côté occidental étant maintenant en ruine et l'entrée se fait côté sud.

Le monastère de Latomou tirait probablement son nom des carrières (latomeia) exploitées à l’époque dans les environs. En 1430 après la conquête de Thessalonique par les Turcs, le monastère a été converti en mosquée et la décoration de mosaïque et les fresques ont été plâtrées. La célèbre mosaïque a été découverte lorsque le monument est redevenu un lieu de culte chrétien à la libération de la ville en 1921. En 1929, des fouilles furent réalisées à l'intérieur de l'église. Le monument a subi plusieurs phases de restaurations et de consolidations au cours des années. En 1980, le mur occidental a été reconstitué tandis qu'en 1991 c'est au tour du propylon du côté sud à être reconstruit. Le monument est toujours utilisé comme église et la vue sur la baie depuis son petit jardin est très belle.

 

La Panagia Acheiropoiétos ou Théotokos Acheiropoiétos (Mère de Dieu) est située à l’Est de l’agora antique. Elle fut construite après le 3ème Concile Œcuménique (431) qui condamna comme hérétique l'évêque Nestorius, ce dernier refusant d'accorder à la Vierge le titre de Théotokos. Pour affirmer la victoire de l'orthodoxie, on érigea dans tout l'Empire de nombreuses églises dédiées à la Vierge Théotokos. L'église reçut le nom d'Acheiropoiètos (c'est-à-dire « qui n'est pas fait de main d'homme »), en raison d'une icône de la Vierge qui y était conservée et qui, selon la légende, était descendue du ciel. Comme en témoigne une inscription toujours visible sur une colonne de la rangée nord, l'église fut dès 1430 transformée en mosquée par le sultan Mourad II. Elle fut rendue au culte orthodoxe en 1930 après d'importants travaux de restauration.

Cette basilique à 3 nefs avec couverture en charpente, tribunes, narthex et baptistère, exemple classique de basilique grecque, est l'une des plus anciennes églises paléochrétiennes. Les deux travées latérales étaient séparées de la nef centrale par deux rangées de colonnes de marbre. On remarquera les chapiteaux dans la partie inférieure de l'église par la richesse de leur décoration et semblant provenir d'un atelier de Constantinople alors que les chapiteaux des colonnes soutenant les tribunes sont plus simples et proviennent d'un atelier local. Les murs extérieurs sont percés de nombreuses et grandes fenêtres tandis que l'intérieur est décoré de belles fresques. On y trouve des vestiges de pavements de thermes romains ou d'une villa romaine (extrémité du collatéral gauche) et quelques autres vestiges à l’intérieur et à l’extérieur de la basilique, des vestiges de mosaïques (Ve) et de fresques (XIIIe, en mauvais état), permettant d'imaginer la richesse de l'église à l'origine et témoignant du haut niveau des mosaïstes actifs à Thessalonique dans la deuxième moitié du Ve s.

Accolée à cette basilique, la chapelle medio byzantine d’Agia Irini possède un pavement en marbre.

 

La Panagia Ton Halkéon (Vierge des Chaudronniers) est une église byzantine épiscopale de type en croix grecque inscrite tétrastyle avec coupole, narthex à deux étages avec deux coupoles et sanctuaire à trois parties avec conque centrale trilobée. Ce sanctuaire, où domine l'influence constantinopolitaine, constitue un excellent spécimen du type d'église en croix grecque parvenu à sa perfection (dès le Xe s.) et qui devait, pour des centaines d'années, devenir le modèle des sanctuaires byzantins. Une inscription gravée sur le linteau de marbre de l'entrée principale nous apprend que l'église fut édifiée en 1028 par un haut dignitaire de la Cour impériale, dont la tombe se trouve dans le naos (mur nord). Elle est la plus ancienne des églises purement byzantines de Thessaloniki et présente une combinaison d'éléments de l'école Orientale et de l'école de Constantinople. On y trouve également des fresques de l’époque de la construction de l’église (XIe s.) et sur le mur ouest du corps central, des fresques XIVe. L'inscription mentionnée ci-dessus laisse également supposer que l'édifice fut élevé sur l'emplacement d'un sanctuaire païen dédié à Héphaïstos, le dieu du feu et des métaux. Dans l'Antiquité, les chaudronniers occupaient en effet le quartier et y demeurèrent jusqu'à la période ottomane.

 

L’église byzantine épiscopale du Profitis Ilias (prophète Elie) serait le katholikon du monastère Nea Moni (nouveau monastère) ou d’un monastère consacré au Christ, fondé au XIVe s., sans doute vers 1360. Elle occupe l'emplacement des Vassilia, le vieux palais des gouverneurs byzantins détruit durant la révolte des Zélotes contre le pouvoir impérial en 1342. Le souvenir de ce palais se perpétua jusque sous la domination ottomane puisque après avoir converti l'édifice en mosquée, les Turcs l'appelèrent Eski Sarai Djami, c'est-à-dire " Mosquée du Vieux Palais ". L’église de type composite témoigne de l’influence des monastères du Mont Athos : noyau basilical en croix grecque inscrite tétrastyle élargie par adjonction de deux conques aux côtés nord et sud, les chœurs, donnant une forme d’église triconque. La coupole centrale est soutenue par 4 voûtes disposées en croix. A la partie ouest se trouve un vaste narthex rectangulaire, l’oratoire du monastère, avec de petites coupoles dans les angles. A l’extérieur, la galerie sur trois côtés se termine par deux chapelles polygonales à coupole. Les trois absides sont ornées de deux rangées d'arcades aveugles d'une grande élégance. On y trouve des fresques fragmentaires du 1er 1/4 du XIVe siècle (construction du monastère).

 

L’église du Soter Christos (Christ Sauveur), située au S-O de l’Arc de Galère, était initialement dédiée à la mère de Dieu selon une inscription dans le sanctuaire. Des recherches on montré une origine type tétraconque avec narthex plus récent à l’ouest. Des fouilles ont mis à jour différents tombeaux et les fresques sont seulement conservées dans la coupole.

 

L’église des Taxiarkon (Taxiarques Michel et Gabriel) (XIVe) est située dans la ville haute. De nombreuses interventions et additions ultérieures eurent lieu. On pense que c’était le katholikon d’un ancien monastère et que l’église sous la crypte servait de lieu de sépulture pour les moines. Le naos est une basilique à nef unique entourée sur 3 côtés d’une galerie. Du fait de nombreux ajouts postérieurs, son plan originel est difficile à déterminer. Il n'en subsiste que l'abside flanquée de deux absidioles. A l’extérieur nous trouvons une décoration céramoplastique intéressante et à l’intérieur des fresques de la seconde moitié du XIVe.

 

Située sur la gauche à l'entrée de la rue Gounari, l'église Hypapanti fut construite sans doute au XVIIIe s. Elle servit d'église paroissiale à ce quartier chrétien durant la période ottomane.

 

L’église de la Métamorphossis ou de la Transfiguration du Christ est une minuscule chapelle appartenant probablement à un complexe monastique qui disparut au XVIe s. Elle fut construite au XIVe s. sur un plan carré (on suppose que le narthex est un ajout du XVIe s.) et coiffée d'une coupole soutenue par un tambour étrangement élevé par rapport à la petite taille de l'édifice. Par son style architectural, elle appartient à l'Ecole macédonienne. Elle abrite quelques restes de peintures murales (une Ascension et des prophètes dans la coupole et, sous les fenêtres, une rare représentation de la Divine liturgie).

 

Le monastère de Vlatades (Vlatadon) était situé près de l’acropole. Il ne reste que le katholikon, petite église de la Transfiguration du Sauveur datée du XIVe s., et deux citernes. Le nom vient de ses fondateurs (2 frères). Des recherches au Katholikon démontre que des vestiges d’une église médio-byzantine plus ancienne sont insérés dans l’église en croix grecque inscrite à coupole (XIVe). L’ancienne église était une basilique couverte de voûtes. Des modifications eurent lieu aux XIXe et au XXe siècles. A l’intérieur et à l’extérieur se trouvent quelques vestiges de fresques dont le style et la présence d'un portrait de Grégoire Palamas (mort en 1359) permettent d'en situer l'exécution entre 1360/80. La sacristie renferme une collection importante d’icônes et de manuscrits. Beau point de vue depuis le monastère.

 

Autres églises : Notons encore l'églises byzantine d’Agia Paraskevi et les vestiges d’une basilique funéraire rue du 3 septembre. Pour l'amateur d'art byzantin, Thessalonique est un véritable musée car ses églises reflètent toute l'évolution des styles architecturaux et décoratifs, du Ve au XIVe siècle. L’église Sainte Catherine possède de belles mosaïques tandis que l'église dédiée à Agios Théotokos est décorée de fresques.

 

Monuments antiques : Notons le portique "Las Incantadas" (IIIe s après J-C), le temple (fin VIe av. J.-C.) de la rue Dirkitiriou, le vaste temple de Serapis (Sarapeian) consacré aux divinités égyptiennes (IIIe av. J.-C.) et quelques autres vestiges hellénistiques disséminés dans la ville.

 

Monuments romains : Notons l’agora (au bout de la rue Chalkéon) et le temple des divinités égyptiennes et l'ensemble de Galère. L'agora romaine est une place dallée entourée de portiques, avec un théâtre à l'est et une galerie souterraine au sud qui supportait une galerie à plusieurs étages. Il s'agit en fait davantage du forum romain du temps de la tétrarchie que de l'agora hellénistique, même si cette dernière occupait le même emplacement, en s'étendant vers le Sud jusqu'à la rue Egnatia. Du centre public et commercial de la Thessalonique romaine on verra un portique, l’église Notre-Dame des Chaudronniers, le Megalophoros, des statues, les thermes ottomans, l’agora à proprement parler, le théâtre, la bibliothèque, le stade, les thermes romains, la basilique Aghios-Dimitrios et la Via Regia. A l'Est, des rangées de sièges disposés en arc de cercle signalent l'existence d'un petit odéon. Au cours de leurs travaux, les archéologues ont mis au jour des fragments d'inscriptions et de mosaïques d'inspiration chrétienne : ils viennent donner corps aux biographies traditionnelles de Démétrios montrant le saint patron de la ville enseignant au milieu du forum, devenu un centre de réunion pour les chrétiens.

 

Forum antique : Le forum antique, centre administratif de la Thessalonique antique, a occupé un espace d'environ deux hectares au coeur de la ville. Sa construction a commencé à la fin du IIe siècle après J.-C. sur le site d'un forum plus ancien datant des périodes impériales. Le complexe a été arrangé autour d'une place pavée rectangulaire. Il y avait des stoas sur trois côtés, composées d'une double rangée des colonnes. La stoa méridional était plus basse, se servant de la pente naturelle du terrain. Aux sud, tout le long du cryptoportique, s'étendait une rangée de magasins à l'opposé de la rue commercante s'étendant au nord de la rue actuelle de Philippou. L'actuelle rue Olympou est située au milieu de l'aile est, sur le site d'un bâtiment pour les exécutions publiques qui, sur base de l'inscription et des statues des muses trouvées sur place, doit avoir fonctionné comme odéon.

 

Toumba : Le site archéologique de Toumba, découvert en 1895, se trouve sur un plateau dans la partie orientale de la ville. Il inclut la petite colline de forme conique avec des phases successives de bâtiment de l'âge du bronze (début du 2e millénaire - 1100 av. J.-C.), de l'âge du fer (1100 - 800 av. J.-C.) et des périodes historiques (dès 800 av. J.-C.). Il inclut également le secteur autour de la petite colline avec des vestiges de bâtiments des périodes hellénistique, de l'âge du fer, archaïque, classique... dispersés dans un rayon de 500m, ainsi qu'un cimetière.

La ville de Toumba s'est développée dans un golfe, particulièrement du VIe siècle à la fin du IVe siècle av. J.-C. Les fouilles récentes ont prouvé qu'elle avait des éléments de la tradition locale mais également des influences de l'Egéen centrale et des principales villes grecques des périodes archaïques et classiques, en particulier Athènes. Plus que probablement, la ville peut être identifiée comme la Therme antique ou une partie. Avec vingt-cinq autres sites, elle a fait partie des synoikismos organisés par Cassandre pour la fondation de Thessaloniki vers 315 av. J.-C. (Strabo VII, 21 et 24).

Les fouilles sur le règlement et dans le cimetière antiques de Toumba sont toujours en cours. Les découvertes, comme les résultats de recherches sur d'autres sites voisins, tels que Karabournaki, Therme (Sedes), Polichni (Lebet) et Anchialos (Sindos), jetteront la lumière sur une période comprise entre les périodes archaïques et classiques en Macédoine centrale.

 

Plateia Dioikitiriou : Dans le quartier de Plateia Dioikitiriou (centre historique de Thessaloniki), des bâtiments de la ville antique ont été découverts avec l'évidence d'une habitation couvrant une large envergure chronologique allant de l'hellénistique aux périodes post-byzantines. C'est la seule unité architecturale connue de la ville. Elle est préservée de façon saisissante avec des murs atteignant une hauteur de 2,80m. Cette zone urbaine est située à l'est d'une route romaine large de 6m, qui était une des artères principales de la voirie perpendiculaire de la ville. Un réseau dense de drainage et de canaux d'approvisionnement en eau de divers types ont été trouvé, dont une canalisation couverte romaine, construite en pierre.

Se prolongeant au-dessus du secteur entier de l'ancienne Plateia, les restes d'un bâtiment public du Ier siècle av. J.-C. ont été découverts. Il a été détruit par un incendie au milieu du IIe siècle après J.-C. C'était un très grand bâtiment de 41m sur 40. La partie à colonnade située du côté est est susceptible d'avoir été le siège de l'administrateur romain de la province de Macédoine. Les fragments de fresques murales représentant des chevaux galopants, témoignent de la monumentalité du bâtiment. C'est un des rares bâtiments avec fresques murales qui peuvent nous informer à propos de l'art de peindre en Macédoine lors des périodes hellénistique et romaine. Les fouilles détaillées ont mis à jour une phase de bâtiments et d'excellentes petites trouvailles permettant de définir la fondation de la ville par Kassander en 315 av. J.-C. La découverte de la Plateia Dioikitiriou a eu lieu suite à la décision de la municipalité de Thessaloniki de construire à cet endroit un parking souterrain. Ce plan a été abandonné et le Plateia a été déclarée comme site archéologique.

 

Remparts : Dès sa fondation par Cassandre, la ville fut défendue par un mur, remanié à maintes reprises au cours des siècles. Dans leur tracé actuel, les remparts de Thessalonique remontent au Ve siècle, et doivent leur élévation aux empereurs byzantins (XIVe s.) puis aux Turcs (XVe s.). Jusqu'en 1869 (date à laquelle les Ottomans entreprirent d'embellir la ville), Thessalonique était entièrement ceinte de murs, y compris du côté de la mer. L'ensemble constituait un formidable trapèze de 8km de périmètre dont il en reste aujourd'hui environs la moitié, grâce notamment aux travaux de consolidation entrepris par le Service des Antiquités. La muraille était percée de portes et défendue de bastions disposés à distance irrégulière. Au Nord du quadrilatère, l'acropole constituait un dernier réduit fortifié défendu par la citadelle de l'Heptapyrgon qui, comme son nom le suggère, était pourvue de 7 tours. D'une épaisseur de 4,60m, les murs s'élèvent encore par endroit à leur hauteur originelle, soit 10 à 12 m. Ils sont construits de pierre et de briques alternées, avec un appareillage plus soigné au niveau des portes où apparaissent le marbre et parfois des matériaux de remploi antiques. En longeant le rempart en direction de l'Ouest, on pourrait encore voir quelques assises en blocs remployés du mur romain entre la porte d'Eski Délik (Ve s.) et la tour de Manuel Paléologue (XIVe s.) où une inscription en vers rappelle que "Georges duc d'Apokavstos fit édifier cette tour suivant la volonté de Manuel notre puissant souverain".

La tour d'Andronic II Paléologue (XIVe s.) donnait accès à l'acropole. En poursuivant tout droit à travers un quartier pittoresque de belles maisons traditionnelles, on parvient après 250m à l'extrémité Nord de l'acropole dominée par la masse de l'Heptapyrgon, édifice du XIVe s. qui servit de prison jusqu'en 1989.

De la porte d'Andronic, longer le mur par la gauche et après 300m on gagne la porte d'Anne Paléologue. On peut y lire une inscription rappelant que "cette porte fut érigée par ordre de notre sainte et puissante souveraine Anne Paléologue sous le gouvernorat de Jean Chamaétos", ce qui la date précisément de 1355.

Plus loin, la tour dite "Alyseos" (ou encore Trigoniou), c'est-à-dire de la Chaîne, est l'une des deux constructions (avec la Tour blanche) que la ville doit à la brève occupation vénitienne (1423-1430).

 

(c) Grecomania.nt

 

Mais aussi... Les vestiges d'un théâtre (rue Apollou), l’ acropole, la Pyrgos tis Alisseos (Tour de la Chaîne), les demeures privées de l’époque protobyzantine (rue Profitis Ilias et Lapithon et rue Laodigitrias), les thermes byzantins (fin XIIIe, début XIVe) ou bains de « Koulé Kafé » (rue Théotokopoulos).

Le château Heptapirgion (7 tours) est le château de Vardar (XVIe) probablement construit par sultan le Magnifique. Les citernes d'Heptapirgion sont situées rue Igoumenou et rue Olimpiados.

Dans la ville haute nous trouvons un habitat traditionnel avec d’anciennes maisons ottomanes classées. Dans la rue Vassilis Olgas se trouvent des édifices néoclassiques égalements classés. Les rues Tzimiskis & Philippou possèdent des monuments art nouveau tandis que l'école art déco de la rue Agias Sofias, dessinée par Dimitris Pikionis, est considérée comme une des réalisations les plus importantes de l'après guerre.

Le quartier commercial de Ladadika (ancien marché aux huiles), situé près du port, est aussi intéressant pour son architecture. C’est un des seuls endroits de la vieille ville qui ait échappé aux flammes de 1917.

Thessalonique abrite 3 hammams (bains turcs), un bedesten / Bézéstani (marché couvert) et un ancien konak (préfecture) construit par les Turcs en 1891. C'est l'un des exemples les plus intéressants de l'architecture ottomane fin de siècle. Connu aujourd'hui sous le nom de Diikitirion, le bâtiment abrite le ministère de la Grèce du Nord. C'est là que les postulants à une visite du mont Athos doivent accomplir leurs formalités. Le Bézéstani a été construit entre le XVe et le XVIe s. et conserve encore aujourd'hui son rôle de centre de commerce après avoir fait l'objet d'importantes restaurations.

Sur la place Therpsithéas se trouve une tombe musulmane. Notons également quelques vestiges de tombes macédoniennes.

La place Aristotélous a été dessinée par l'architecte et urbaniste français Ernest Hébrard après l'incendie de 1917 et est admirée par tous les Grecs.

Quelques orgueilleux bâtiments néo-classiques ornent les rues Tsimiski et Vénizélos, de belles villas l'avenue Vassilissis Olgas.

Dans la rue Fragon, on verra au n°17 l'église catholique de la ville puis et au n°15 le bâtiment de la Banque Ottomane, récemment rénové.

La tour d'Hormisdas, construite au milieu du Ve s. par un Perse du nom d'Hormisdas, ainsi que l'atteste une inscription de 9m de long faite en brique.

 

Dans la banlieue ouest de Thessalonique se trouve le cimetière de Stavroupoli où 30.000 soldats de la guerre 14-18 reposent, Serbes, Français et troupes coloniales, dont les stèles précisent la religion: animistes, bouddhistes, musulmans...

 

Le musée archéologique renferme des antiquités provenant de toute la Grèce du Nord et plus particulièrement des objets préhistoriques (principalement des vases) de Macédoine et de Thrace, des objets de l'époque géométrique (exhumés du cimetière de Vergina : vases, bijoux en bronze, armes de fer, etc), des sculptures archaïques et classiques (de l'ancienne Thermi et d'autres sites de Macédoine), des copies romaines de sculptures de l'époque classique, une collection d'objets provenant de la ville d'Olynthos (ustensiles ménagers, vases, bijoux, armes, outils, etc.), des objets trouvés dans des tombes du IVe siècle à Dervéni (vases en bronze et en argent, armes, bijoux en or, «alabastres» en verre), une très riche collection de sculptures romaines, du Ier au Ve s., une collection de très beaux sarcophages, de vases romains et quelques sols en mosaïque trouvés à Thessaloniki.

 

Le musée folklorique situé dans un très bel édifice de l'avenue Vassilias Olgas contient une riche collection de costumes de Thessalie, de Macédoine et de Thrace, des tissages, des broderies, des bois sculptés, des objets en métal, des bijoux, des armes, des ustensiles ménagers... On peut y voir des photographies et des maquettes de maisons anciennes de diverses régions du Nord de la Grèce ainsi qu’une évocation de la vie quotidienne et des fêtes (carnaval, danse sur les charbons ardents). Le musée abrite également la pinacothèque de Thessaloniki (oeuvres de peintres grecs et étrangers).

 

Le musée macédonien d’art contemporain (MMCA) comprend une collection remarquable d’œuvres représentatives de tous les courants importants de l’art moderne grec et international. Son origine remonte au tremblement de terre de 1978 quand un groupe d’amateurs d’art (entre eux plusieurs intellectuels et entrepreneurs bien connus) ont eu l’idée de contribuer à la régénération de la ville avec la création d’un musée d’art moderne. Alexandros Iolas, collecteur passionné d’art, a promis la donation de 47 peintures. Un Centre macédonien d’art contemporain fut fondé et a créé sa première collection. Suite aux efforts et à la contribution financière de personnes privées, le Centre a pu fonctionner et les premières expositions ont eu lieu. En 2002, le MMCA ouvre ses portes au public sous sa forme actuelle, tout en étant le premier musée en Grèce exclusivement dédié à l’art moderne. Le musée offre au visiteur un regard panoramique sur l’art contemporain comprenant, entre autres, une collection de tableaux, des gravures, des dessins, des sculptures, des collages, des photographies... Le musée organise régulièrement des expositions couvrant une gamme étendue de thématiques artistiques. L’architecture, la formation du paysage urbain, la photographie, ainsi que la peinture, le cinéma et la poésie, figurent souvent en tant que thèmes choisis.comprend une collection remarquable d’œuvres représentatives de tous les courants importants de l’art moderne grec et international. Son origine remonte au tremblement de terre de 1978 quand un groupe d’amateurs d’art (entre eux plusieurs intellectuels et entrepreneurs bien connus) ont eu l’idée de contribuer à la régénération de la ville avec la création d’un musée d’art moderne. Alexandros Iolas, collecteur passionné d’art, a promis la donation de 47 peintures. Un Centre macédonien d’art contemporain fut fondé et a créé sa première collection. Suite aux efforts et à la contribution financière de personnes privées, le Centre a pu fonctionner et les premières expositions ont eu lieu. En 2002, le MMCA ouvre ses portes au public sous sa forme actuelle, tout en étant le premier musée en Grèce exclusivement dédié à l’art moderne. Le musée offre au visiteur un regard panoramique sur l’art contemporain comprenant, entre autres, une collection de tableaux, des gravures, des dessins, des sculptures, des collages, des photographies... Le musée organise régulièrement des expositions couvrant une gamme étendue de thématiques artistiques. L’architecture, la formation du paysage urbain, la photographie, ainsi que la peinture, le cinéma et la poésie, figurent souvent en tant que thèmes choisis.

 

Le musée de cinéma de Thessalonique, le seul de son genre en Grèce, a été fondé en 1997 au sein des festivités organisées dans la ville, nommée à l’époque capitale européenne de la culture. Le musée se situe au port de Thessalonique, dans un entrepôt rénové, un bâtiment industriel construit pendant l’époque ottomane (1910) par l’architecte renommé Eli Modiano. Le bâtiment constitue un exemple caractéristique du style architectural dominant de la période fin du XIXe début du XXe siècle. En dehors des caméras, des projecteurs et des accessoires de cinématographie, la collection du musée comprend une série étendue de films et de génériques, grecs et étrangers, ainsi que des livres, des brochures et des magazines concernant le cinéma. Très spéciale est la grande collection d’affiches de cinéma peintes à la main. Cette forme de reproduction d’affiches pour la promotion des films constituait un artisanat très populaire en Grèce jusqu’aux années 1980, se perdant aujourd’hui au profit de la reproduction photographique. Le musée organise souvent des rétrospectives, des projections et des expositions centrées sur le cinéma, ses techniques et son histoire.

 

Le musée de la lutte macédonienne : Ce musée est aménagé dans l'ancien consulat grec à Salonique du temps de l'Empire ottoman. C'est là que s'organisait plus ou moins clandestinement la guérilla grecque en Macédoine, entre 1903 et 1909. Les collections intéresseront surtout les passionnés d'histoire contemporaine qui pourront y voir photos, objets et documents d'époque.

 

Autres musées : Notons également la présence des musées de la culture byzantine (dans un bâtiment d'avant-garde), de l'eau, le musée ouvert de Pylaia et le musée technique de Thessalonique, la crypte d'Agios Demetrios, le centre d'étude de l'histoire juive, la pinacothèque de la Société d’Etudes Macédoniennes, le centre culturel de la Grèce du Nord, la pinacothèque municipale de Thessalonique et le centre culturel Vellidion.

 

Refuge alpin : A 25km de Thessalonique nous trouvons le refuge alpin de Hortiati (22,5km de route asphaltée puis 2,5km à parcourir à pied).

 

Enfin terminons par noter les événements culturels que sont le festival du cinéma (février), le salon international du livre (mai), la foire internationale (septembre) et le festival du film (Novembre). En octobre, et ce pendant presque un mois, a lieu un copieux programme de manifestations artistiques (Dimitria) avec des danses, du théâtre et des chansons populaires. Ce festival en l'honneur du saint patron de la ville (fête le 26 octobre) est célébré à Thessalonique depuis le XIIe siècle.