Amphipolis

 

Colonie athénienne d'importance stratégique située près de la vallée fructueuse de Strymon et des mines d'or de Pangaion, Amphipolis a été fondée vers 438/437 av. J.-C. dans une région habitée depuis la période préhistorique. Son port était Aigion.

Les découvertes archéologiques à l'estuaire du Strymon montrent la présence d'hommes dès la période néolithique sur les deux rives du fleuve et une habitation continue à l'âge en bronze. Le site néolithique le plus proche d'Amphipolis a été découvert sur une colline à côté de la ville antique. Les riches trouvailles dans son cimetière prouvent qu'un établissement considérable existait également au début de l'âge du fer. La première des villes grecques à l'embouchure du Strymon date du milieu du VIIe siècle av. J.-C. Les objets trouvés dans les tombes (sur la colline) sont influencés par des éléments culturels du monde grec (Grèce méridionale et ionienne). L'influence du monde ionien est également visible dans les sculptures des périodes classiques trouvées à proximité de la colline et sur le site de l'Amphipolis antique. La tradition locale survit dans les ornements de métallurgie, particulièrement en bronze et en or.

Après qu'ils se soient établis à Eion, à l'embouche du Strymon, en 476 av. J.-C., les Athéniens ont tenté de coloniser une première fois la région d'Amphipolis avec une brève installation sur le site d'Ennea Hodoi (détruite en 464 av. J.-C.). On ne sait pas si Ennea Hodoi doit être identifié comme étant le site sur la colline, dont la destruction date du Ve siècle av. J.-C., ou à Amphipolis même, où un établissement au Ve siècle av. J.-C. a été découvert à proximité du mur nord. L'entrée du général Hagnon dans Amphipolis en 438/437 av. J.-C. était un grand succès pour les Athéniens dont le principal but était de s'assurer le controle de la riche région de Strymon et des mines de Pangaion. Ce succès était cependant de courte durée car à la fin de la première décennie de la guerre du Péloponnèse (442 av. J.-C.), Amphipolis s'est détachée de sa ville mère, Athènes, et est restée indépendante jusqu'à son incorporation dans le royaume de Macédoine par Philippe II en 357 av. J.-C. Sous les Macédoniens Amphipolis est restée une ville forte, avec sa propre autonomie au sein de l'empire macédonien et une prospérité économique et culturelle considérable. Des fouilles ont mis à jour une grande partie des murs, de certains sanctuaires et de bâtiments publics et privés de la ville. La porte la mieux conservée de la ville (porte C) se trouve au nord des murs. Le pont au-dessus du fleuve Strymon était fait de faisceaux en bois.

Après la conquête de la Macédoine par les Romains (168 av. J.-C.), Amphipolis devient la capitale de Macédoine Prima, une des quatre divisions de la Macédoine. La période romaine était une ère de prospérité et la ville s'est développée économiquement et culturellement. Malgré des différentes destructions, elle est restée longtemps un des centres urbains les plus importants de la Macédoine. Sa prospérité c'est reflétée dans ses bâtiments monumentaux avec des sols en mosaïque et des peintures murales comme l'ont démontré les fouilles. L’antique acropole était située sur un piton. Il reste peu de vestiges de la ville même : quelques pans des murailles d'enceinte, les vestiges d'une basilique… De l'acropole on jouit d’un beau panorama. Les nombreuses découvertes sont exposées au musée archéologique d'Amphipolis et dans le musée archéologique de Kavala.

Le musée conserve quelques-unes des plus belles pièces trouvées sur les lieux.

 

Site

Le site archéologique d’Amphipolis est très étendu.

Le lion monumental a été mis au jour fortuitement en 1912 au cours de la première guerre Balkanique par des soldats creusant une tranchée. Les blocs de marbre furent assemblés de nouveau et hissés sur un piédestal moderne. Il s'agit d'un monument funéraire de la seconde moitié du IVe s. av. J.-C. sans doute élevé à la mémoire d'un vaillant guerrier d'Amphipolis.

Pas loin du vieux pont sur le Strymon, on verra d'abord un tronçon des remparts protégeant la ville côté mer, conservé à cet endroit sur plus de 4m de haut et construit en gros blocs réguliers de calcaire local. Le mur est coupé par une rue au dallage hellénistique bien conservé. Elle traverse une porte fortifiée, certainement la principale de ce côté de la cité. Elle est aménagée avec un dispositif de défense double de deux portes séparées par une cour fermée constituant un réduit de protection. Le niveau romain du passage est donné par deux bases inscrites retrouvées à leur place d'origine devant la porte extérieure (conservées in situ). Chacune d'elles portait une statue de bronze aujourd'hui disparues : Auguste à gauche, déclaré par l'inscription « fondateur de la cité » et à droite un notable membre du Sénat, Lucius Calfumius Pison, proclamé « patron et bienfaiteur de la cité ». A l'Ouest de la porte débouchait un égout dont les canalisations étaient équipées de grilles de protection.

Un peu plus loin la route franchit un tronçon de l'enceinte entourant la ville haute puis mène au musée.

 

Acropole

L'acropole est haute par endroits de plus de 7m. Sur un vaste périmètre entouré d'un grillage, les archéologues s'emploient à dégager les vestiges de plusieurs basiliques paléochrétiennes (IVe-Ve s.). Près d’une vaste église située face de l'entrée, on découvre les soubassements d'un édifice à trois nefs délimitées par deux rangées de dix colonnes. La nef centrale conserve une grande partie de son dallage originel en marbre tandis que la nef Sud possède des restes de mosaïques. Nombre de matériaux utilisés pour bâtir l'édifice proviennent d'une construction plus ancienne, des bains, au-dessus desquels fut construite l'église. Derrière l'église, trois citernes ont été dégagées. Près d’une troisième église munie d'une cour à atrium dont subsistent les soubassements, on verra les vestiges d'une colonnade appartenant à une stoa d'époque hellénistique ainsi que quelques restes du rempart. En se dirigeant vers le rebord Sud de l'acropole, on aperçoit en contrebas le gymnase de la ville.

Un toit moderne protège quelques pavements en mosaïque (masques) d’un édifice d'époque romaine. Environ 200m plus loin s'élève un tronçon de l'enceinte de la ville haute avec de nombreux blocs de remploi.

Les vestiges d'une maison d'époque hellénistique (IIIe s. av. J.-C. ?) dont une pièce au moins comportait des enduits muraux polychromes. La paroi nord bien conservée sur environ 2 m de hauteur, est divisée en trois panneaux rectangulaires au décor géométrique (rectangles et losanges jaunes sur fond rouge, avec encadrement vert) séparés par deux colonnes peintes en blanc. Au-dessus d'un entablement également peint se trouvait une corniche en stuc ornée de reliefs dont seuls quelques fragments ont été retrouvés. Une autre pièce ne présentait que des murs aux enduits monochromes. Au-delà, un sentier conduit jusqu'au gymnase situé au pied de l'acropole.

 

L’Amphipolis paléochrétienne occupait un espace limité, celui de l’acropole antique, entourée des murailles du Ive-Ve s. ap. J.-C. On trouve des remparts intérieurs de la seconde moitié du Vie s. avec des tours. Ils coupaient l’atrium d’une basilique et laissa une seconde à l’extérieur. Au total il y avait 4 basiliques à 3 nefs des Ve et Vie siècles (fouilles) avec des mosaïques dans les parties latérales et une riche décoration en marbre. Une grande citerne à ciel ouvert de 1200 m³ recueillant l’eau de pluie. Elle fut plus tard réduite afin de permettre la construction de trois réserves au plafond en voûte et un atelier avec un four à tuiles.

 

Sanctuaires

Les sanctuaires sont consacré aux dieux et démons locaux tels que la muse Cleo, le héros Rhessos, la nymphe, le fleuve et surtout Artemis Tauropolos de Strymon. Les trouvailles fournissent également des informations importantes au sujet du culte des dieux olympiens comme Apollo Pythien, Artémis et Aphrodite, ainsi que Héraclès, Dioscures et Asclépios. La vie religieuse de la ville est concentrée sur Artémis Tauropolos et, lors les périodes hellénistiques et romaines, sur les cultes de dieux égyptiens et les dieux Cybèle et Attis deviennent très populaires. Des figurines et les vases ont été trouvés dans un petit sanctuaire bipartite d'une déesse, d'un thesmophorium ou d'un numphaeum, se trouvant près du mur nord de la ville. Certaines des trouvailles sont datées au Ve siècle av. J.-C.

 

Une enceinte de 2.200m entoure l'acropole. Dans la partie septentrionale du rempart est situé le sanctuaire Thesmophorion ou Nymphaion. De forme rectangulaire avec un puit au milieu, on y trouve des vestiges archaïques et classiques. Plus loin on trouve différentes inscriptions.

Au N-O de la ville se trouve un sanctuaire dédié à Attis dont les ruines du gymnase et du portique voisin sont impressionnants. Un escalier monumental menait à une cour d’où on avait accès par les portiques aux lieux d’exercices et aux vestiaires. On y a retrouvé une grande loi éphébique et des stèles hermaïques. Au N-O se trouve un édifice lié à l’alimentation en eau du gymnase. Le portique dorique long de 120m servait de salle d’entraînement en hiver. On y trouve également une piste pour la course à pied.

 

Gymnase

Il s’agit d’un vaste bâtiment en calcaire local mis au jour en 1982 et identifié par plusieurs inscriptions (dont une dédicace à Hermès, le dieu du gymnase). L’accès principal se faisait par un grand escalier de dix marches à l’Est. La présence de plusieurs éléments de remploi dans la maçonnerie (dont des triglyphes et des métopes provenant d’un édifice dorique) montre le monument tel qu’il se présente aujourd’hui date au plus tôt de l’époque hellénistique. Des vestiges d’installations balnéaires (bassin) ont été dégagés dans la partie Nord.

 

La vie publique et privée

L'économie d'Amphipolis dépendait de la population rurale cultivant « la vallée fertile de Strymon », mais il y avait également un grand nombre de négociants, d'industriels, d'artisans et d'esclaves. La prospérité économique de la ville était reflétée dans les somptueuses pièces de monnaie de l'époque. Les découvertes archéologiques nous informent aussi sur l'organisation administrative de la ville, le commerce, la protection de la vie et la propriété de ses citoyens. Les fouilles ont permis de mettre à jour un des bâtiments les plus importants dans la ville, le gymnase, où les jeunes hommes s'entraînaient. La loi qui y fut trouvée est particulièrement intéressante et nous informe beaucoup à propos de l'éducation des jeunesses de 16 à 18 ans. Le théâtre de ville était situé a proximité du gymnase. La prospérité de la ville a soutenu la production locale d'oeuvres d'art (vases, figurines...). Les découvertes de maisons, de sanctuaires et de tombes permettent également d'imaginer la vie quotidienne des habitants, les métiers des hommes, la charge des femmes et les jeux des enfants.

 

Cimetières

Les morts étaient enterrés en dehors des murs de ville dans différents types de tombes selon leur statut social et économique. Les tombeaux monumentaux du type macédonien ont clairement appartenu aux notables de la ville. Les offrandes sous forme de vases, figurines, armes et bijoux témoignent de la richesse et de l'essor artistique de l'Amphipolis antique.

Des fragments d'un immense lion en marbre haut de 5,37m ont été découverts près du vieux port. Il faisait peut-être partie, avec le socle retrouvé également, d'un monument funéraire de Laomédon (IVe s. av. J.-C.), amiral d'Alexandre le Grand, originaire du village.

 

Remparts

Les remparts (époques classique et hellénistique), longs de 7,5 km et situés au nord de la ville, longent sur plusieurs kilomètres la rivière. Dans l'ensemble, le rempart des époques classique et hellénistique est conservé sur plusieurs mètres de hauteur, jusqu'à 7,25m par endroits mais avec des remaniements tardifs dans les parties hautes. Notons les tours, les escaliers et les portes fortifiées. Mais le dispositif le plus intéressant et le plus original consiste en un imposant système d'évacuation des eaux que l'on rencontre en deux endroits, le plus impressionnant se trouvant du côté oriental : posées sur les fondations du mur, six piles, dont la longueur correspond à l'épaisseur du mur (2m), triangulaires en plan et arrondies à l’extrémité côté ville, délimitent sept couloirs pour le passage des eaux se rétrécissant de l'intérieur vers l'extérieur. Plus à l'Ouest de ce dispositif vers la porte, on a retrouvé, accolé à la face interne du rempart, l'un des escaliers d'accès au chemin de ronde et comptant seize marches. Dans les environs immédiats nous trouvons les vestiges de divers bâtiments dont une grande maison d'époque hellénistique bordée par une rangée de piliers. En continuant ensuite vers l'Ouest au-delà de la tour médiévale, le long du Strymon, on atteint bientôt deux nouvelles zones où la fortification classique, remaniée à l'époque hellénistique, a été largement mise au jour. Dans la première zone, juste après la tour, le mur est percé de deux portes dont l'une donne passage à une rue dallée. 300m plus loin, le rempart a été dégagé sur plus de 200m. Moins bien conservée en élévation que dans le premier secteur, cette partie de l'enceinte passant à seulement quelques dizaines de mètres de la rive du Strymon, n'en est pas moins très intéressante. On verra d'abord, à l'extérieur du rempart, trois grandes citernes et les vestiges d'une maison antérieure à la fortification. A environ 25m à l'Ouest s’ouvrait une porte fortifiée large de 3,30m et dont on aperçoit les deux états, classique et hellénistique (avec pavement sur le sol). A 70m à l'Ouest de la porte, une tour ronde en partie refaite sur plan carré à l'époque hellénistique, flanque le mur en un endroit où il amorce un infléchissement vers le Sud. Entre la porte et la tour on peut voir trois débouchés d'égouts de section triangulaire ainsi que plusieurs drains d'époque hellénistique. A l'intérieur et à l'extérieur de l'enceinte, nous avons des vestiges de constructions encore indéterminées.

A 60m à l'Ouest de la tour ronde, une autre porte a été découverte. C'est la plus grande (13,40m de long et 9m de large) mais aussi la mieux fortifiée (épaisseur des murs : 2m) car elle commandait à coup sûr l'accès au pont sur le Strymon, mentionné par Thucydide (vers 103 et 108). L'existence de ce pont au Nord de la porte a été confirmée par la découverte, à moins de 15m de la rive actuelle du fleuve, d'une série de poteaux de bois appartenant de toute évidence à l'infrastructure de l'ouvrage et dont la pointe est souvent renforcée par une armature métallique. Pour contrecarrer les effets des inondations dues aux crues du fleuve, le sol sablonneux dans lequel sont fondés la porte ainsi que le rempart entre la porte et la tour ronde était aussi stabilisé par une multitude de poteaux de bois s'enfonçant profondément. On pourra voir un grand nombre d'entre eux, traités et laissés en place. Un tel dispositif dans un tel état de conservation est à ce jour unique en Grèce. Les poteaux situés entre la porte et le fleuve sont maintenant protégés par un toit translucide soutenu par une armature en bois. 2 tours byzantines utilisées comme entrepôt de produits agricoles se trouvent près de ces pieux.

Sur la route de Thessalonique à Kavala, on aperçoit à droite, sur l'emplacement du port d'Aigion, les restes d'un château byzantin et d'une vaste enceinte renforcée de tours qui devait protéger Caesaropolis, ville fondée en 837 sous l'empereur Théophile.

 

Amphipolis chrétienne

L'Amphipolis chrétienne occupe l'emplacement de l'acropole antique. Le transfert du capital de l'état romain vers Constantinople et l'établissement du christianisme comme religion officielle de l'empire romain a apporté une nouvelle période de prospérité à Amphipolis comme centre de pèlerinage chrétien. Au VIe siècle, les églises monumentales ont remplacé les sanctuaires païens sur l'acropole antique. Des fouilles ont mis à jour quatre basiliques et une église, de splendides bâtiments qui impressionnent par leurs planchers en mosaïque et les ornements architecturaux.

L'épanouissement de la ville est aussi démontré par la découverte d'inscriptions, de différents objets, de pièces de monnaie et d'oeuvres d'art. Nous ne connaissons pas la surface totale de la ville lors de la période chrétienne. Au VIe siècle, la peste et les mouvements de populations slaves ont mené à la diminution de la ville qui cessa d'être un centre urbain. Après le IXe siècle, le village se décale à l'embouchure du fleuve Strymon où prend naissance une grande ville portuaire connue sous le nom de Chrysoupolis. Elle prospéra jusqu'au XVIe siècle. Dans la région du delta du Strymon, on trouve dispersés une petite église byzantine ainsi que d'autres bâtiments byzantins et post-byzantins. Dans les ruines d'Amphipolis sur le versant nord-ouest de la colline près du Strymon, un petit village s'est développé, Marmarion, ayant servi d'escale aux voyageurs traversant le fleuve par le gué. La vie à Chrysoupolis et Marmarion a continué après la période post-byzantine.

Des fouilles sur le site de l'Amphipolis chrétienne ont été menées depuis 1920. Les monuments sont dispersés sur de nombreux hectares et des parcelles de terrain privées sont toujours rachetées par le service archéologique. Les sols en mosaïque sont restaurés, les monuments sont consolidés et clôturés, et toutes les trouvailles sont rassemblées, stockées et enregistrées. Les monuments les plus importants de l'Amphipolis chrétienne sont :

La basilique A est une basilique à 3 nefs avec narthex et exonarthex, datée du VIe siècle. Les sols des bas-côtés latéraux et des annexes sont couverts de mosaïques. Entre 1976 et 1986, elles ont été retirées et restaurées.

La basilique B est une basilique à 3 nefs avec narthex, également datée du VIe siècle. Des mosaïques couvrent les sols des bas-côtés, du narthex, et des annexes latérales.

La basilique C est une basilique à 3 nefs avec un narthex, une abside au sud et une annexe au sud-ouest de l'abside. Elle date de la seconde moitié du Ve siècle et possède des sols en mosaïques couvrant tous les bas-côtés, les portiques de l'abside et l'annexe. Les mosaïques ont été déplacées.

La basilique D est une basilique à 3 nefs avec un narthex, une abside et des annexes vers le nord de l'abside (mutatorium etc.). Elle a été construite lors de la seconde moitié du Ve siècle et possède des sols pavés de marbre et de briques.

L'église E date du VIe siècle. L'hexagone central est entouré de chaque côté par une promenade sur deux niveaux. Des annexes ont été ajoutées de chaque côté de l'église, au nord et au sud de l'abside (mutatorium, baptistère etc.). Les sols sont couverts de galettes de marbre. Les éléments en marbre ont été déplacés.

La tour byzantine des Généraux Alexios et John a été construite en 1367 et faisait partie des murs de fortification d'Amphipolis. Entre 1988 et 1995, Ch. Bakirtzis a fouillé la totalité de l'enceinte et des tours, en même temps que le réservoir monumental du centre de la ville construit au Ve ou VIe siècle.