Sani

 

Le village moderne de Sani est construit sur le site de l'ancienne Sani, à 85km de Thessalonique et 48km de Polygyros. La plage de Sani est enfermée dans de touffus bois de pins. Notons la tour en pierre, joyaux de l'ère byzantine. Sur la côte de Sani se trouvent de nombreuses petites plages (des deux côtés de la Tour de Stavronikita), toutes sont de sable et offrant tout le confort pour les baigneurs (restaurants, bars et toutes sortes de sports nautiques). Dans la région se trouvait autrefois l’ancienne ville de Sani de Pallini, construite par les migrants du village d'Eretra. Jusqu’à l’époque romaine, elle était une des villes les plus développées de Halkidiki. Nous pouvons faire une promenade facile à travers les bois bordant la longue et belle plage, avec vue sur les zones humides. Une autre balade consiste à suivre un chemin boisé bien marqué serpentant le long de la falaise entre Sani et Siviri. Une des caractéristiques les plus impressionnantes est la tour byzantine Stavronikita (avec une hauteur de 8m), probablement construite sur l'acropole de l'antique Sani. En 1543, la tour a été utilisée pour protéger le monastère de Stavronikita du Mont Athos.

Le Festival Gourmet est une célébration gastronomique annuelle réunissant quelques-uns des plus grands chefs de Grèce et du monde entier, ainsi que quelques-unes des étoiles montantes commençant déjà à se faire un nom dans leur domaine. Chaque année, les chefs étoilés rejoignent Sani pour créer des plats contemporains qui étonnent et enchantent les visiteurs. Au cours des dix jours, les visiteurs sont également invités à un certain nombre d'ateliers, de présentations et dégustations de vin. Le festival est sur la bonne voie pour devenir un festival culinaire de renommée mondiale.

Le village a accueilli son propre festival culturel connu pour son programme de spectacles de jazz de stars internationales. Chaque soir, de la mi-juillet à fin août, l'air est plein de sons inoubliables de la scène De la colline de Sani. Le festival est organisé en trois unités principales : le Jazz sur la colline, des concerts de musique grecque et un programme de concerts de musique classique. Il y a aussi des spectacles de danse et des expositions de peintures, sculptures et photographies.

Une entreprise de Sani a entrepris une importante initiative environnementale : l'étude et la protection de l'avifaune des zones humides de Sani, grande étendue de terre de 110 hectares abritant plus de 200 espèces d'oiseaux dont de nombreuses espèces rares et menacées. 34 espèces (16% de toutes les espèces de la zone) sont inclues dans les trois catégories les plus importantes de la liste rouge et 93 espèces se répartissent en trois catégories de protection les plus importants au niveau européen, tel que défini par la Birdlife International.

 

Selon quelques sources antiques, trois sites archéologiques importants sont situés dans la région de Nea Roda dont l’ancienne Sani. Colonie des Andriens dans la péninsule est de Halkidiki, l'ancienne Sani est une ville antique dont on commence à connaître l'histoire ces dernières années grâce à des fouilles. Les sources écrites mentionnant l’ancienne Sani sont très rares et se retrouvent principalement dans le travail des historiens Hérodote, Thucydide et du géographe Stravonas. De ceux-ci nous avons des informations précieuses sur l'emplacement de la ville (sur les basses collines du canal) dans la région de Tripiti près de l'entrée sud du canal et son rôle lors des guerres médiques et du Péloponnèse. Malgré la découverte de son emplacement, seules quelques données sur son histoire existent. Nous ne savons pas pourquoi les Andriens l’ont fondée, comment elle a été organisé, ni le début de son histoire. Les premiers témoignages clairs apparaissent lors à l’époque de la guerre de Perse, quand Sani a été forcée de se rendre aux Perses et contribuer dans l'armée et la flotte pendant la construction du canal de Xerxès. On apprit aussi qu’elle existait à la fin du VIIe siècle av. J.-C. et qu’elle était membre de l'Alliance Athénienne jusqu'au Ier siècle de notre ère. En examinant les motifs ayant conduit les Andriens à fonder une troisième colonie dans le même secteur après Akanthos et Stagira, on pense que Sani a été la première à être fondée puis Akanthos à côté afin d'être plus proche de la zone d'exploitation minière ou que Sani a été construite en un endroit permettant une communication vers la mer au sud, rendant possible de par sa position sur le côté ouest de la péninsule la communication directe avec la métropole et les autres centres de l'époque tout en évitant le tour dangereux par la mer.

Temple d’Apollon : L’archéologue Betina Tsigarida qui a passé de nombreuses années de ses activités professionnelles dans la région de Halkidiki, a travaillé à Sani et fournit des données précieuses sur le temple d'Apollon. Nous sommes informés que le sanctuaire a été fondé probablement à la fin du VIe siècle av. J.-C. en dehors de la ville principale. A ce jour le temple a été découvert et les fouilles se poursuivent. Le bâtiment a de fortes influences corinthiennes suggérant ainsi d’étroites relations avec Corinthe, grand centre commercial et artistique de l'époque. La décoration exceptionnelle du bâtiment (de similaires se trouvent uniquement dans les grands sanctuaires du sud de la Grèce) suggère l'importance du sanctuaire dans la région, les niveaux élevés de la culture et de la vie, ainsi que la prospérité économique de la ville au cours des dernières décennies du VIe siècle, quelques années avant l'arrivée de la force expéditionnaire perse.

Jusqu'à maintenant, aucune donnée ne démontre une utilisation du sanctuaire au VIe siècle alors qu’une inscription du Ve siècle av. J.-C. écrit en alphabet ionique trouvée dans la région confirme son existence au cours de cette période. Seuls quelques mots de l'inscription sont lisibles mais les mots caractéristiques, saint, publiques et moyennes indiquent que l'inscription était un terme, c'est à dire localisée aux limites du sanctuaire. On ne sait pas si le temple a été détruit ou abandonné. Selon des sources, la région de Sani a subi deux grandes catastrophes après les Perses. En 423 av. J.-C. par les Spartiates et en 348-347 av. J.-C. par les Macédoniens. Jusqu'à présent, il n'existe pas de lien de la destruction ou d'abandon du temple avec l'un des événements précités. Alexarchos a restauré le bâtiment à la fin du IVe siècle lorsqu’il fonde Ouranoupoli. Les réparations doivent avoir étés très étendues car elles ne se sont pas limitées à la mosaïque ou à la toiture mais également au moins à l'une des parois du côté étroit.