A Olympie (Olympia) nous avons le site archéologique, le musée archéologique et le musée historique des Jeux Olympiques. Tous les 4 ans, le porteur de la torche part du site de l’Ancienne Olympie comme le « spondophore » de l’antiquité.
Au pied du mont Kronion, entre les fleuves Alphios et Kladéos, s'étend l'Altis, le bois sacré de Zeus, où fut fondé, aux temps historiques, le plus célèbre sanctuaire panhellénique à l’emplacement d’un site consacré au culte de divinités préhelléniques. C'est là qu'avaient lieu, tous les quatre ans et pendant 7 jours, des jeux en l'honneur de Zeus. Une ville byzantine s'étendait sur les ruines de l'Altis puis un hameau de berger étendit ses cabanes entre le temple de Zeus et le stade.
Pour se rendre d’Athènes à Olympie, on peut choisir entre le bus et le train. Le premier est plus confortable que le second mais plus cher. A 10 minutes près, la durée est identique. (Environs 5h 30)
Lors de mon séjour en mars 2004 (fête nationale et allumage de la flamme olympique), différentes activités étaient organisées dont un festival de danse folklorique et un théâtre en plein air. Renseignez-vous… Tous les 4 ans, la flamme olympique est allumée selon les rites antiques dans le site archéologique. Beau spectacle mais seul le stade est accessible au public. A cause des cérémonies de la flamme, le site de l’ancienne olympie était innaccessible et la ville placée sous haute surveillance policière.
Visites
Le site archéologique, le temple de Zeus Olympien et d'Héra, le stade antique et le musée archéologique.
Le musée olympique.
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Le site archéologique
Pour les Grecs, Olympie est un lieu sacré tandis que pour le reste du monde, c'est le lieu de naissance des Jeux Olympiques. Le site possède une situation géographique privilégiée : il est niché au bord de la paisible Méditerranée, au pied des verdoyantes collines de Cronion, au confluent des rivières Alpheios et Cladeos. Durant l'antiquité, cette région était riche en oliviers sauvages, en peupliers, en chênes, en pins et en platanes. C'est pour cela que le sanctuaire était connu sous le nom d'Altis ou Buisson.
Site sacré dès 1600 av. J.-C., le culte à Zeus, père des dieux, fut probablement introduit par les Etoliens, peuplade dorique gouvernée par Oetylus, lorsqu'ils s'installèrent dans la région en 1200 av. J.-C. Il devint un des plus importants sanctuaires du monde antique et se développa à partir des Xème / IXème siècle av. J.-C.
En 393, sous l'ordre de l'empereur byzantin Théodose Ier, le Temple de Zeus fut détruit (comme tous les autres temples antiques). Les autres bâtiments du Sanctuaire furent détruit à leur tour en l'an 426 suite à la décision de Théodose II. Ce travail de destruction fut définitivement achevé par les forts tremblements de terre des années 522 et 551. Les découvertes des premières fouilles (dès 1829) ont été transportées au Louvres où elles se trouvent toujours.
Jusqu'au Ve s. av. J.-C., le péribole sacré comprenait l'Héraion et le Prytanée au N.O., le Pélopion et l'Hippodameion. Au pied du mont Kronion se dressaient les Trésors de douze villes grecques tandis que le Bouleutérion où siégeait le Sénat olympique se trouvait au Sud.
C'est au "Buisson Sacré" que sont nés les Jeux Olympiques en 776 avant J.-C. en l'honneur de Zeus et qu'ils se sont déroulés dans l'antiquité. Ils avaient la forme d'une fête religieuse soumise à un rituel strict. A l'origine, les épreuves avaient lieux devant les autels mais au fur et à mesure de la construction de nouvelles installations, ils furent répartis sur le site. Les vainqueurs se voyaient remettre le kotinos, une couronne faite d'une branche de l'olivier sacré poussant près du Temple de Zeus.
Le gymnase, construit au IIème siècle avant J.-C., est un vaste rectangle doté d'une cour intérieure entourée de colonnes doriques. C'est ici que s'entraînaient les athlètes pratiquants des sports requérant beaucoup d'espace tels la course, le disque et le javelot.
La palestre, construit au IIIème siècle avant J.-C., permettaient aux athlètes pratiquant la lutte, la boxe et les épreuves de saut de s'entraîner.
Au sud des maisons des prêtres, on peut voir les vestiges de l'atelier où le sculpteur Phidias sculpta la statue chryséléphantine (or et ivoire) de Zeus ornant le Temple (périptère de style dorique) édifié en 470 - 456 avant J.-C. par l'architecte éléen Libon et dominant sur la Gauche. C'est le bâtiment majeur du complexe et est une illustration parfaite de l'architecture des temples doriques. On y jouit d'une vue imprenable sur le site.
C'est sur l'autel d'Héra situé à côté du temple de la déesse qu'est allumé tous les 4 ans la flamme olympique.
Le stade a été construit au Vème siècle avant J.-C. et était accessible par une galerie voûtée La flamme olympique y est apportée en procession et près de 45.000 spectateurs, assis par terre, y assistaient aux combats d'athlètes nus.
Les zanes sont 16 bases sur lesquelles s'élevaient autrefois des statues en bronze de Zeus, érigées grâce aux amendes dressées à ceux qui contrevenaient aux règles des Jeux.
A partir du Ve siècle, d’autres nouveaux édifices vinrent s'ajouter aux précédents : le Métrôon, les Portiques (Portique d'Echo, Portique Sud), le Léonidion (immense auberge) et le Philippeion. Enfin, c'est à l'époque romaine que furent construits la villa de Néron, l'Exèdre d'Hérode Atticus et les bains romains. Les sols en mosaïques des thermes romains, situés à côté des bains, sont assez bien conservés.
Les Jeux Olympiques furent abolis en 393 ap. J.-C. par l'édit de Théodose le Grand. Après quinze siècles d'interruption, les premiers Jeux Olympiques modernes furent organisés en 1896 dans le stade en marbre d'Athènes. Olympie est actuellement le siège d'une Académie Olympique Internationale.
En été (début mai à fin septembre), le site est ouvert tous les jours de 8 à 19h. L'entrée combinée pour le site archéologique et le musée est plus intéressant que l'achat des billets séparés. En hiver (début octobre à fin avril), le site est ouvert tous les jours de 8 à 17h et le musée de 10h 30 à 17h.
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Les musées archéologiques
Ils renferment le plus impressionnant ensemble (quasi la totalité des trésors trouvés sur le site) de sculptures de style sévère (1ère moitié du Ve siècle), les frontons et les métopes du temple de Zeus. Le fronton oriental représente les préparatifs du concours de chars entre Pélops et Oinomaos, tandis que le fronton occidental évoque le combat des Lapithes et des Centaures. Les bas-reliefs des 12 métopes (3 sont des moulages en plâtre) se rapportent aux Travaux d'Hercule. La statuaire des Ve et IVe siècles est représentée par deux pièces remarquables: la Victoire de Paeonios et l'Hermès de Praxitèle. Parmi les oeuvres en terre cuite, on remarquera tout particulièrement le groupe de Zeus et Ganymède (acrotère du temple?). La collection d'objets en bronze est très riche et comprend des idoles, des trépieds, des armes et des éléments de panoplie tels que cuirasses, cnémides, etc. On voit entre autres un casque perse, trophée provenant de le bataille de Marathon, et la casque de Miltiade, le vainqueur de Marathon. Le musée archéologique actuel est situé sur le site d'une nécropole mycénienne.
Le musée olympique
Le village possède également un musée dédié aux Jeux Olympiques où est exposée, entre autres, une collection de timbres commémoratifs.
Tripes tou Kladeou
Des archéologues grecs ont mis au jour des tombeaux mycéniens riches en objets dans la région d'Olympie, au lieu dit Tripes tou Kladeou. Le cimetière mycénien datant de 1450 à 1050 avant J.-C., était déjà fouillé dans les années 1960 et à la fin des années 1990. Quatre tombeaux à chambre non pillés comportant de nombreux objets ont été découverts. L'un d'eux était destiné à un enfant et contenait des jouets, des figurines de divinités pour le protéger et une effigie de sa mère (une femme tenant dans ses bras un enfant). Les archéologues ont également trouvé différentes céramiques (boîtes, pots en albâtre, diverses amphores, dont certaines à quatre anses) "qui donnent une image complète d'un atelier de céramique mycénienne". Parmi les objets figurent une flasque d'inspiration chypriote montrant les liens des habitants de la région avec Chypre. Sur un morceau d'amphore, un dessin représente une exposition de corps sur un brancard porté par quatre hommes. "Il s'agit de la seule scène de ce genre de l'iconographie mycénienne", a assuré un archéologue. Les tombeaux contenaient aussi des intailles (pierres fines gravées en creux) et des sceaux en stéatite, des bijoux (colliers, perles de verre).