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OLYMPIA (Olympie) (Grèce de l'Ouest)

Rubriques : Visites, Hôtels, Restaurants

Dans la région : Druva, Floka

 

A Olympie (Olympia) nous avons le site archéologique, le musée archéologique et le musée historique des Jeux Olympiques. Tous les 4 ans, le porteur de la torche part du site de l’Ancienne Olympie comme le « spondophore » de l’antiquité.

 

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Au pied du mont Kronion, entre les fleuves Alphios et Kladéos, s'étend l'Altis, le bois sacré de Zeus, où fut fondé, aux temps historiques, le plus célèbre sanctuaire panhellénique à l’emplacement d’un site consacré au culte de divinités préhelléniques. C'est là qu'avaient lieu, tous les quatre ans et pendant 7 jours, des jeux en l'honneur de Zeus. Une ville byzantine s'étendait sur les ruines de l'Altis puis un hameau de berger étendit ses cabanes entre le temple de Zeus et le stade.

 

Pour se rendre d’Athènes à Olympie, on peut choisir entre le bus et le train. Le premier est plus confortable que le second mais plus cher. A 10 minutes près, la durée est identique. (Environs 5h 30)

Lors de mon séjour en mars 2004 (fête nationale et allumage de la flamme olympique), différentes activités étaient organisées dont un festival de danse folklorique et un théâtre en plein air. Renseignez-vous… Tous les 4 ans, la flamme olympique est allumée selon les rites antiques dans le site archéologique. Beau spectacle mais seul le stade est accessible au public. A cause des cérémonies de la flamme, le site de l’ancienne olympie était innaccessible et la ville placée sous haute surveillance policière.

 

Visites

Le site archéologique, le temple de Zeus Olympien et d'Héra, le stade antique et le musée archéologique.

Le musée olympique.

 

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Le site archéologique

Pour les Grecs, Olympie est un lieu sacré tandis que pour le reste du monde, c'est le lieu de naissance des Jeux Olympiques. Le site possède une situation géographique privilégiée : il est niché au bord de la paisible Méditerranée, au pied des verdoyantes collines de Cronion, au confluent des rivières Alpheios et Cladeos. Durant l'antiquité, cette région était riche en oliviers sauvages, en peupliers, en chênes, en pins et en platanes. C'est pour cela que le sanctuaire était connu sous le nom d'Altis ou Buisson.

 

Site sacré dès 1600 av. J.-C., le culte à Zeus, père des dieux, fut probablement introduit par les Etoliens, peuplade dorique gouvernée par Oetylus, lorsqu'ils s'installèrent dans la région en 1200 av. J.-C. Il devint un des plus importants sanctuaires du monde antique et se développa à partir des Xème / IXème siècle av. J.-C.

En 393, sous l'ordre de l'empereur byzantin Théodose Ier, le Temple de Zeus fut détruit (comme tous les autres temples antiques). Les autres bâtiments du Sanctuaire furent détruit à leur tour en l'an 426 suite à la décision de Théodose II. Ce travail de destruction fut définitivement achevé par les forts tremblements de terre des années 522 et 551. Les découvertes des premières fouilles (dès 1829) ont été transportées au Louvres où elles se trouvent toujours.

 

Jusqu'au Ve s. av. J.-C., le péribole sacré comprenait l'Héraion et le Prytanée au N.O., le Pélopion et l'Hippodameion. Au pied du mont Kronion se dressaient les Trésors de douze villes grecques tandis que le Bouleutérion où siégeait le Sénat olympique se trouvait au Sud.

 

C'est au "Buisson Sacré" que sont nés les Jeux Olympiques en 776 avant J.-C. en l'honneur de Zeus et qu'ils se sont déroulés dans l'antiquité. Ils avaient la forme d'une fête religieuse soumise à un rituel strict. A l'origine, les épreuves avaient lieux devant les autels mais au fur et à mesure de la construction de nouvelles installations, ils furent répartis sur le site. Les vainqueurs se voyaient remettre le kotinos, une couronne faite d'une branche de l'olivier sacré poussant près du Temple de Zeus.

 

Le sanctuaire de l'Altis

Le sanctuaire de l'Altis, la cité des dieux, était exclusivement réservé aux dieux. Les logements des prêtres et des divers fonctionnaires étaient situés hors de l'enceinte sacrée. En théorie, tout appartenait au maître de l'Altis, Zeus. Dans la pratique, c'étaient les Eléens qui disposaient des richesses enfermées dans l'enceinte, mais ils n'avaient le droit d'en user que pour embellir le sanctuaire. Le Sénat olympique, qui siégeait au Bouleutérion et dont les membres se recrutaient dans l'aristocratie d'Elis, administrait les sanctuaires avec le concours d'un boulographe, ou secrétaire du Sénat. Il avait autorité sur tous les fonctionnaires olympiques.

Comme personnel de l'Altis, les magistrats et les prêtres étaient nommés pour une olympiade. Chaque sanctuaire possédait son personnel spécial, mais il y avait une hiérarchie. En tête, trois théokoles ou grands prêtres par olympiade dirigeaient les sacrifices principaux. Il y avait encore trois spondophores, chargés d'aller à l'étranger annoncer la date des fêtes, ainsi que les manteis ou devins, descendants de deux vieilles familles d'Elis, les Lamides et les Klytiades, qui rendaient les oracles et jouissaient dans le monde grec d'une autorité exceptionnelle. Les inscriptions mentionnent également un sacrificateur quotidien, des joueurs de flûte, des danseurs, des exégètes, à la fois maîtres des cérémonies et interprètes des légendes, un architecte, un médecin, un chef de cuisine, un xyleus (bûcheron) qui fournissait le bois pour les sacrifices, etc.

Les fêtes de l'Altis rompaient la monotonie de la vie liturgique, comme celles de Cronos et de Gè, de Pélops et d'Hippodamie, du démon Sosipolis où les femmes étaient admises par exception, et de la déesse Héra, à laquelle elles participaient seules, célébrant des jeux gymniques dans le stade. Mais la plus importante de ces solennités était la fête quinquennale de Zeus, que rehaussaient les grands concours olympiques.

 

Le gymnase

Le gymnase, construit au IIème siècle avant J.-C., est un vaste rectangle doté d'une cour intérieure entourée de colonnes doriques. C'est ici que s'entraînaient les athlètes pratiquants des sports requérant beaucoup d'espace tels la course, le disque et le javelot.

Peu après avoir pénétré dans le site, on longe sur la droite le portique ruiné (ou xyste) d'un gymnase d'époque hellénistique. Ce dernier se composait de deux longs portiques bordant une vaste place ou champ de Mars. Le portique Est servait aux exercices de courses lorsqu'il faisait mauvais temps. Il est formé d'une galerie double, à colonnade médiane et à colonnade latérale, toutes deux doriques. Il abritait une piste longue de 192,27m, soit exactement la longueur d'un stade olympique. Le portique Sud était une simple galerie à colonnade dorique. Près de l'extrémité Ouest de ce portique, du côté de la palestre, remarquer un four du IIIe siècle après J.-C. protégé par une toiture. A la jonction des deux portiques, un propylée donnait accès de la rue dans le champ d'exercices. C'est une construction très soignée du IIe ou du Ier s. av. J.-C. Le gymnase contenait la liste officielle des olympioniques (vainqueurs olympiques) et des olympiades, ainsi que de nombreuses statues d'athlètes.

 

La palestre

La palestre, construit au IIIème siècle avant J.-C., permettaient aux athlètes pratiquant la lutte, la boxe et les épreuves de saut de s'entraîner. Cet édifice bâti à la fin du IVe (?) s. av. J.-C. était la partie du gymnase destinée aux athlètes, notamment les lutteurs.

La palestre d'Olympie répond exactement à la palestre type de Vitruve, à laquelle elle a d'ailleurs sans doute servi de modèle. Elle comportait une cour centrale à péristyle bordée d'un quadruple portique à colonnes doriques. C'est dans cette cour que se déroulaient les séances d'entraînement. Elle était munie, côté nord, d'un dallage en briques striées (ceci afin d'empêcher les pieds nus des lutteurs de glisser) long de 24,20m et large de 5,44m ; ce dallage pouvait aussi servir de piste d'élan pour le saut. Les galeries du péristyle desservaient des pièces fermées ou des salles ouvertes (exèdres) dont quelques-unes, garnies de bancs, communiquaient avec le portique par des colonnades ioniques aux chapiteaux variés. Dans l'exèdre centrale de l'aile nord on reconnaît l'ephebeum de Vitruve, contigu à gauche et à droite à l'elaeothesium (salle d'onction) et au conisterium (où l'on se frottait de sable). La chambre fermée de l'angle oriental, avec son bassin, représente la frigida lavatio ou bain froid; il en est de même pour celle de l'angle occidental. Le vestiaire ou apodyterium doit être la chambre fermée située après l'entrée SO. Les autres pièces ouvertes servaient à des exercices à couvert, mais aussi de refuges pour les oisifs et les spectateurs, et de salles de conférences.

 

Dans la palestre et dans le gymnase d'Olympie, les athlètes achevaient leur période d'entraînement et d'initiation réglementaire qui avait duré neuf mois au gymnase d'Elis. Elle pouvait même être accomplie uniquement à Olympie.

 

Théokoléon

C’est dans le Théokoléon (IVe siècle av. J.-C.) qu’étaient logés les prêtres, les théokoles (grands prêtres) et les devins. Tout contre le théokoléon furent découvertes les ruines d'un bâtiment du VIe s. av. J.-C. Des dédicaces le désignent comme un héroon, ou chapelle d'un mort héroïsé.

 

L’atelier de Phidias

L’atelier de Phidias se trouve au sud des maisons des prêtres. Le génial sculpteur athénien reçut d'Olympie la commande d'une statue chryséléphantine (en or et en ivoire) destinée à la cella du temple de Zeus. Ce local fut donc édifié au Ve s. av. J.-C. sur le plan de la cella du temple, grandeur nature, pour permettre à l'artiste de juger de l'effet que produirait son oeuvre vue du sol et des galeries latérales. En aménageant une église sur le même site, les Byzantins en bouleversèrent le plan. On a trouvé, en fouillant le sol du bâtiment, des restes d'or et d'ivoire, ainsi qu'une tasse portant inscrit le nom de Phidias.

Plus tard, l'atelier du servir de magasin où l'on conservait des costumes, des vases, de l'huile, de l’encens, etc., ainsi que de local aux phaedryntes (fonctionnaires chargés de l'entretien de la statue) et aux prêtres. Près de cet atelier se trouvaient d'autres locaux où les artistes et artisans qui secondaient le maître fabriquaient les pièces de la statue.

 

Leonidaion

Ce vaste édifice, réduit aux fondations, fut élevé vers la fin du IVe s. av. J.-C. grâce aux libéralités du Naxien Léonidas. On y logeait les invités de marque. Il fut agrandi à deux reprises à l'époque romaine (vers 174 et au IIIe s. apr. J.-C.). Au centre se trouve un atrium dont l'impluvium était aménagé en bassin et en pelouses. L’atrium était bordé par un péristyle dorique de 44 colonnes. Tout autour étaient répartis les appartements. Enfin, une ceinture de galeries extérieures développait une quadruple ligne de 138 colonnes ioniques. Ce promenoir, en communication immédiate avec l'extérieur, constituait une décoration architecturale pleine de grandeur.

 

Thermes sud et portique sud

Les thermes sud (IIIe s. après J.-C.) sont très mal conservés car situés dans une région bouleversée par la construction d'un mur de défense. Le portique sud (IVe s. av. J.-C.) est lui aussi très ruiné.

 

Bouleuterion

Ce bâtiment souvent remanié (du VIe au IIe s. av. J.-C.), était le palais du Sénat olympique. Les concurrents y prêtaient serment d'observer les règlements des épreuves devant les hellanodices ou membres du jury. Le Bouleutérion se composait d'un grand portique ionique en façade (Est) et d'une aire centrale carrée flanquée de deux longues ailes terminées en abside. L’aire carrée à découvert occupant le milieu du bâtiment (IIIe-IIe s. av. J.-C.), était l'enceinte de Zeus forkios « garant des serments ») dont la statue s’élevait au centre. L'aile Nord (VIe s. av. J.-C.) est moins bien conservée que l'aile Sud plus récente d'un siècle. Les deux ailes communiquaient avec le portique de façade (du IIIe ou IIe s. av. J.-C.). A l'époque post-romaine on ajouta au portique de façade une cour trapézoïdale avec péristyle dorique grossier. Le Bouleutérion est établi en bordure du mur romain de l'Altis délimitant à cette époque la partie où se trouvaient les sanctuaires. Le mur de clôture de la période hellénique était plus réduit.

De ce côté, dans la partie comprise entre les murs romain et hellénique, la voie romaine des processions est jalonnée de bases pour stèles dont celles du consul Q. Caecilius Metellus Macedonicus, consacrée vers 143 av. J.-C. de la statue équestre de Mummius et de dix légats romains (146 av. J.-C.), avant l'arc de triomphe construit par Néron en 67 apr. J.-C.

 

Le Temple de Zeus

La demeure du dieu souverain d'Olympie n'est plus qu'un impressionnant chaos de blocs énormes, de tambours de colonnes d'une aille colossale recouvrant le gigantesque soubassement de l'édifice. Le plus riche et le plus vaste temple de l'Altis, périptère de style dorique, fut érigé de 468 à 457 av. J.-C. par l'architecte éléen Libon. Il fut peut-être remanié lors de l'installation de la colossale statue de culte exécutée par Phidias, puis vers le milieu du IVe s. av. J.-C. Entouré d'une galerie à colonnes, les tambours et les chapiteaux sont en pierre revêtue de fin stuc blanc en poussière de marbre. De grandes compositions sculpturales, miraculeusement conservées (actuellement dans le musée), remplissaient les frontons. En guise d'acrotère central, le fronton Est portait une Victoire dorée sur la base de laquelle était fixé un bouclier d'or offert en 456 av. J.-C. par Sparte en souvenir de sa victoire de Tanagra. Des bassins dorés sur trépieds, formaient les acrotères des extrémités. Les entrecolonnements étaient garnis de statues de bronze et d'ex-voto dont on voit encore les trous de scellement.

Depuis le péristyle en façade, on verra le vestibule du pronaos (entrée interdite). Divers ex-voto (traces de bases) s'y trouvaient, entre autres les chevaux de Kyniska et le groupe d'Iphitos, organisateur de la trêve sacrée, couronné par Ekécheira « la trêve »). La mosaïque de galets décorant le sol (restes d'un triton) date du IVe ou du IIIe s. av. J.-C. Une entrée, fermée par une porte en bronze à deux battants, conduisait dans le lieu saint ou cella. Là se dressait la fameuse statue d'or et d'ivoire réalisée par Phidias. En avant était creusé un bassin carré, dallé de plaques de marbre bleu et encadré d'un rebord en marbre pentélique. II servait à recueillir l’huile dont la statue était enduite.

Devant la rampe d'accès du temple étaient dressées de nombreuses statues dont on voit encore quelques bases. Parmi celles-ci se trouve le piédestal triangulaire de la Victoire de Paeonios. Par la qualité et la diversité des ex-voto ici réunis, ce petit coin de l'Altis apparaissait comme un musée de plein air. On y trouvait des oeuvres des meilleurs artistes de l'ensemble du monde grec.

 

Hellanodikeion

Ce monument, en partie recouvert par la maison de Néron, présentait une disposition générale devant rappeler celle du Léonidaion (en moins vaste toutefois). C'était sûrement une résidence officielle, peut-être celle des hellanodices (présidents des fêtes). Au-delà des restes de la vaste villa que Néron (époque romaine) se fit bâtir pour y loger pendant ses séjours à Olympie, gisent les ruines de la maison de l'Octogone, construction romaine d'époque antonine (IIe s. apr. J.-C.).

 

Hippodrome

Sur le côté Est débouchait l'entrée de l'hippodrome que les crues de l'Alphée ont emporté. L'ensemble mesurait 690m de long et 320m de large. Il présentait un ingénieux système de barrière à stalles où les chars prenaient place avant de se mettre en ligne. La borne extrême que contournaient les attelages était l'autel de Taraxippos. Ce démon passait pour effrayer les chevaux depuis que ceux d'Oenomaos s'étaient emballés à cet endroit.

 

Portique D'Echo

Entre l'entrée de l'hippodrome et celle du stade s'étendait le portique d'Echo, ou Poecile. La première de ces dénominations fait allusion au fait que la voix s'y répétait sept fois, la seconde aux peintures ornant le mur du fond. II fut élevé dans la seconde moitié du IVe s. av. J.-C., en partie sur l'emplacement de la ligne d'arrivée du stade de l'époque classique ancienne (vers 450 av. J.-C.). Le stade s'ouvrait donc vers le sanctuaire, dans lequel il pénétrait profondément, attestant ainsi la relation étroite existant entre les fêtes olympiques et le culte à cette époque.

 

Le stade

Le stade a été construit au Vème siècle avant J.-C. et il pouvait contenir environ 20000 spectateurs. Les concurrents et les membres du jury y accédaient par un passage transformé en tunnel voûté au 1er s. apr. J .-C. La totalité de la piste est dégagée. On verra la ligne d'arrivée (terma) et le seuil de départ (aphésis), à l'opposé. Pendant toute l'Antiquité, la piste ne fut entourée que d'un talus de terre où le public prenait place. A la fin de l'époque romaine, le talus sud fut aménagé en gradins. La ligne de départ était constituée d'une large bande d'environ 50 cm en calcaire blanc. Elle était percée de trous carrés où s'emboîtaient des poteaux entre lesquels se plaçaient 20 coureurs. Ceux-ci, pour s'élancer, calaient leurs pieds dans des rainures triangulaires creusées dans le dallage. La ligne d'arrivée présentait des dispositions analogues car elle pouvait servir aussi de point de départ lors des courses doubles ou sextuples. L'intervalle entre ces deux lignes est de 192,27m, longueur du stade olympique. D'après la légende, celle-ci avait été déterminée par Héraclès lorsqu'il traça le côté de l'Altis en posant 600 fois ses pieds l'un devant l'autre.

 

Les trésors

Une terrasse au pied du mont Kronion était occupée par des trésors, sortes de petites chapelles votives consacrées aux VIe et Ve s. av. J.-C. par différentes cités grecques. Les trésors sont aujourd'hui réduits aux fondations, mais la plupart ont pu être identifiés. De droite à gauche :

I. Trésor de Géla, bâti peu avant 600 av. J.-C., le plus ancien de tous, et agrandi d'un péristyle dorique vers 490 av. J.-C.

II. Trésor de Mégare, qui devait être le plus riche pour la décoration extérieure et la magnificence de ses ex-voto (seconde moitié du VIe s. av. J.-C.).

III. Trésor de Métaponte, dont on a retrouvé de jolis fragments décoratifs en terre cuite.

IV. Trésor de Sélinonte, antérieur à l'année 409 av. J.-C., mais postérieur (seconde moitié du VIe s. av. J.-C.) à ses deux voisins. Son style rappelait celui des temples de Sélinonte en Sicile.

V. Cet édifice a été identifié comme l'autel de Gè.

VI. Trésor non identifié.

VII. Trésor de Cyrène (vers 550 av. J.-C.).

VIII. Trésor de Sybaris.

IX. Trésor de Byzance.

X. Trésor d'Epidamne, dont la colonne dorique présente un type particulier.

XI. Trésor de Syracuse (vers 480 av. J.-C.).

XII. Trésor de Sicyone (vers 480-470 av. J.-C.). Il renfermait, entre des châsses en bronze, l'épée de Pélops. L'une des deux colonnes in antis du Trésor, ainsi qu'une partie du mur et de l'entablement E. ont été relevées.

 

Bases des Zanes

En contrebas de la terrasse des trésors s'alignent les bases des Zanes, ou statues en bronze de Zeus que les Eléens faisaient exécuter avec le produit des amendes infligées par les hellanodices. Sur la base la plus proche du stade, on peut lire la signature du sculpteur sicyonien Daidalos, fils de Patroklès (début du IVe s. av. J.-C.).

 

Métrôon

Toujours au pied de la terrasse des Trésors se dressait le Métrôon (temple de la Mère des dieux ou de Rhéa-Cybèle), construit au IVe s. av. J.-C. Il fut converti en temple d'Auguste et des empereurs romains, dont les statues se trouvaient dans la cella.

Au-delà du Métrôon, on a découvert un ensemble préhistorique de six maisons terminées en abside. Il reste encore les vestiges de deux d'entre elles, en face des ruines de l'exèdre d'Hérode Atticus, riche citoyen athénien qui fut également un bienfaiteur de l'Altis. Cette exèdre, construite entre 157 et 160 apr. J.-C., comportait un grand bassin rectangulaire flanqué de petites rotondes abritant une vasque (une subsiste). Quinze niches rondes ou carrées renfermaient des statues, dont des effigies impériales consacrées par Hérode Atticus, et quinze statues d'Hérode et de membres de sa famille, consacrées par les Eléens. L’exèdre, par ses dimensions, devait être le plus haut monument de l'Altis après le temple de Zeus.

 

Heraion

Le temple d'Héra, l'un des plus anciens temples doriques connus, fut élevé à la fin du VIIe s. ou au début du VIe s. av. J.-C. Dans la cella, on retrouva la base et la copie (ou l'original, la question est très controversée) de l'Hermès de Praxitèle exposé au musée. Plusieurs temples se sont succédé à cet emplacement. Pausanias mentionne encore l'existence de colonnes primitives en bois de chêne remplacées progressivement par des colonnes de pierre sans souci de symétrie ni d'uniformité. Aussi les chapiteaux sont-ils de formes très variées, depuis le chapiteau archaïque en bourrelet des VIIe et VIe s. jusqu'au chapiteau romain à échine droite, en passant par le chapiteau au galbe sobre du Ve s. av. J.-C.

C'est sur l'autel d'Héra situé à côté du temple de la déesse qu'est allumé tous les 4 ans la flamme olympique.

 

Pélopion

On y trouve les vestiges d'une enceinte entourant un petit tertre. Malgré les apparences, cet enclos consacré par les Achéens de Pise à Pélops était l'un des plus vénérables et des plus anciens monuments de l'Altis. Au centre se trouvaient l'autel consacré à Pélops, sa statue et une fosse où l'on immolait des béliers noirs. C'est sans doute dans les parages du Pélopion (à l'Est ?) que se dressait le grand autel de Zeus Olympien, fondé selon la légende par Héraclès. L’autel n'a laissé aucune trace car il était constitué par l'accumulation progressive des cendres produites par la combustion des cuisses des animaux offerts en sacrifice à la divinité majeure du sanctuaire. Une fois par an, il était crépi d'une boue de cendres pétries avec l'eau de l'Alphée et grandissait ainsi avec le temps. Au IIe s. apr. J.-C., il atteignait plus de 10m de diamètre à la base et environ 6,50 m de haut.

 

Philippeion

La construction de ce bâtiment circulaire à péristyle ionique fut entreprise par Philippe II de Macédoine, peu après la bataille de Chéronée (338 av. J.-C.), et terminée par Alexandre le Grand. Le centre de la cella était occupé par une grande base supportant cinq statues chryséléphantines représentant respectivement Philippe II, son père Amyntas, sa mère Eurydice, son fils Alexandre et sa femme Olympias.

 

Prytanée

Cet édifice du Ve s. av. J.-C. constituait le centre politique du sanctuaire et le foyer des Eléens. Il contenait la chapelle d'Hestia avec le foyer public où le feu brûlait jour et nuit. Dans l'hestiatorion (vaste salle à manger) étaient servis les repas des hôtes publics et des vainqueurs olympiques pendant les fêtes, ou ceux des prêtres et des fonctionnaires en temps ordinaire.

 

Autres vestiges

Près du lit du Kladéos se trouvent les restes de plusieurs installations thermales, échelonnées depuis la période classique (Ve s. av. J.-C.) jusqu'à l'époque romaine. La partie la plus ancienne du premier bain date du Ve s. av. J.-C., mais cette construction fut remaniée au 1er s. av. J.-C. Les thermes du Kladéos, d'époque romaine, comportaient une grande piscine dont vous verrez quelques restes. Les sols en mosaïques des thermes romains, situés à côté des bains, sont assez bien conservés. Au S. de cet ensemble, les vestiges d'un grand édifice, daté du IIe s. apr. J.-C., ont été mis au jour. Il s'agit d'une hôtellerie semblable au Léonidaion (immense auberge).

 

Les Jeux Olympiques furent abolis en 393 ap. J.-C. par l'édit de Théodose le Grand. Après quinze siècles d'interruption, les premiers Jeux Olympiques modernes furent organisés en 1896 dans le stade en marbre d'Athènes. Olympie est actuellement le siège d'une Académie Olympique Internationale.

 

En été (début mai à fin septembre), le site est ouvert tous les jours de 8 à 19h. L'entrée combinée pour le site archéologique et le musée est plus intéressant que l'achat des billets séparés. En hiver (début octobre à fin avril), le site est ouvert tous les jours de 8 à 17h et le musée de 10h 30 à 17h.

 

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Les musées archéologiques

Ils renferment le plus impressionnant ensemble (quasi la totalité des trésors trouvés sur le site) de sculptures de style sévère (1ère moitié du Ve siècle), les frontons et les métopes du temple de Zeus. Le fronton oriental représente les préparatifs du concours de chars entre Pélops et Oinomaos, tandis que le fronton occidental évoque le combat des Lapithes et des Centaures. Les bas-reliefs des 12 métopes (3 sont des moulages en plâtre) se rapportent aux Travaux d'Hercule. La statuaire des Ve et IVe siècles est représentée par deux pièces remarquables: la Victoire de Paeonios et l'Hermès de Praxitèle. Parmi les oeuvres en terre cuite, on remarquera tout particulièrement le groupe de Zeus et Ganymède (acrotère du temple?). La collection d'objets en bronze est très riche et comprend des idoles, des trépieds, des armes et des éléments de panoplie tels que cuirasses, cnémides, etc. On voit entre autres un casque perse, trophée provenant de le bataille de Marathon, et la casque de Miltiade, le vainqueur de Marathon. Le musée archéologique actuel est situé sur le site d'une nécropole mycénienne.

 

Le musée olympique

Le village possède également un musée créé par le Comité international olympique et dédié aux Jeux Olympiques où sont exposés, entre autres, une collection de timbres commémoratifs, des médailles, des photographies et divers souvenirs retraçant l'histoire des Jeux modernes depuis leur rétablissement en 1896.

 

Tripes tou Kladeou

Des archéologues grecs ont mis au jour des tombeaux mycéniens riches en objets dans la région d'Olympie, au lieu dit Tripes tou Kladeou. Le cimetière mycénien datant de 1450 à 1050 avant J.-C., était déjà fouillé dans les années 1960 et à la fin des années 1990. Quatre tombeaux à chambre non pillés comportant de nombreux objets ont été découverts. L'un d'eux était destiné à un enfant et contenait des jouets, des figurines de divinités pour le protéger et une effigie de sa mère (une femme tenant dans ses bras un enfant). Les archéologues ont également trouvé différentes céramiques (boîtes, pots en albâtre, diverses amphores, dont certaines à quatre anses) "qui donnent une image complète d'un atelier de céramique mycénienne". Parmi les objets figurent une flasque d'inspiration chypriote montrant les liens des habitants de la région avec Chypre. Sur un morceau d'amphore, un dessin représente une exposition de corps sur un brancard porté par quatre hommes. "Il s'agit de la seule scène de ce genre de l'iconographie mycénienne", a assuré un archéologue. Les tombeaux contenaient aussi des intailles (pierres fines gravées en creux) et des sceaux en stéatite, des bijoux (colliers, perles de verre).