Patras

 

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Chef-lieu du département, il doit son nom à Patréas, chef des Achéens. C’est une des plus importantes villes de Grèce (3ème) et la plus grande ville du Péloponnèse. Son port est extrêmement actif (plus grand port de passager vers l'Italie et le reste de l'Europe). L’origine de l’occupation du site est bien antérieure à l'époque mycénienne.

 

Le site de l’acropole a été fortifié au VIe siècle avec des matériaux provenant de différents édifices antiques. Il se trouve à l'emplacement de la place des "Psila Alonia". La citadelle (*) a été construite avec des matériaux provenant de monuments païens. Elle a la forme d’un triangle irrégulier avec un fossé. Du côté ouest se trouve une grande tour circulaire. La porte principale s'ouvre dans une grande cour d'époque turque. Dans la courtine nord (à gauche), on trouve encore quelques vestiges de l'époque byzantine, antérieure à la conquête et peut-être même au siège de 805. Cette muraille contient de nombreux fragments antiques de remploi, et c'est aussi le cas dans certaines parties du réduit. Celui-ci, au sommet de l'ancienne acropole (Aroé), fut renforcé par les Paléologues (1430-1460) qui érigèrent un bastion à son angle saillant. Un gros bastion à pans obliques fut élevé par les Vénitiens au début du XVe s., ou peut-être par les Turcs peu après la prise de la ville (1460). En 805, les Slaves et Saracens assiégèrent la forteresse et la victoire des habitants était considérée comme un miracle du patron de la ville, saint André. La forteresse restée en service sans interruption jusqu'à la seconde guerre mondiale pour défendre la ville et comme centre administratif et militaire. Elle a été capturée par différents envahisseurs dont les Vénitiens et les Turcs. Cette forteresse domine toujours la ville divisée en ville haute et ville basse. Aménagée aujourd'hui en parc, on y jouit d’un beau panorama sur la ville et la mer (**).

 

La vieille ville, au pied du château, a conservé un certain nombre de maisons néo-classiques (***) par exemple dans l’avenue Agios Vikolaces, de même que la partie basse, où l'on remarque entre autres l’Odéon romain (place Saint Georges, 160 après J.-C.) entièrement reconstruit (*) où des pièces de théâtre sont jouées en été. La partie inférieure de la cavea comporte 16 rangées de gradins et 4 secteurs tandis que la partie supérieure en possède 12 rangées et 7 secteurs. Le déambulatoire intermédiaire (diazoma) est accessible par 3 escaliers. L’accès à la scène et aux paraskénia se fait par 5 portes percées dans le mur extérieur servant de façade à l'Odéon. Situé autrefois près de l'agora (place 25 Martiou), il fut construit durant l'époque romaine et détruit au IIIe s. apr. J.-C. Le mur de scène a été remis dans son état primitif, avec ses niches et ses portes, et les gradins ont été restaurés.

Aux abords de l'odéon, des fouilles ont mis au jour des restes d'édifices antérieurs et des tombes à ciste d'époque tardive. Au-delà, les fouilles menées place Psila Alonia ont révélé l'existence d'un important ensemble romain, sans doute la villa d'un riche notable, ainsi que des ateliers et autres édifices.

En revenant de l'odéon vers la gare, on traverse là place V. Géorgiou, bordée à droite par le Théâtre Municipal, élégant édifice néo-classique de la fin du XIXe s. Par la rue R Féraiou, on peut aller voir le petit musée des Arts et Traditions populaires où sont exposés costumes, armes, icônes et autres objets évoquant la vie du port et le nome d'Achaïe.

C'est également dans la ville basse que se trouve l'imposante église dédiée à Agios Andréas (St André), patron de la ville, avec ses fresques post-byzantines. Excentrée au S.-0. de la ville, ce vaste monument néo-byzantin terminé en 1979 a été construit pour accueillir les reliques de saint André restituées par Paul VI en 1964. Une châsse en or contient la tête du saint tandis qu'un reliquaire provenant de Marseille renferme la croix de son martyre. A sa gauche, se dresse une église plus ancienne, érigée sur l'emplacement d'une église byzantine détruite par les Turcs.

Patras possède un musée archéologique, modeste mais caractéristique des trouvailles faites dans la région, une pinacothèque, une bibliothèque municipale et un musée de la Presse. Notons encore l'ancien vignoble Achia Clauss et le site archéologique de Vounteni.

 

Le fameux carnaval de Patras attire deux millions de visiteurs et permet aux habitants de Patras de donner libre cours à leur imagination, à leur humour et à la bonne humeur.

 

Avis du webmaster : ** : Patras est une grande ville qui a quand même su garder un certain charme entre le port et le kastro avec quelques vieilles demeures.

 

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