Thermopyles

 

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Les sources curatives des Thermopyles sont reconnues depuis l’antiquité pour le traitement des affections rhumatismales, les gynécologiques, les arthritiques et les dermatoses. Près d’où fument des eaux sulfureuses (une station thermale a été installée), il y avait une entrée commandée par une forteresse. Le passage des Thermopyles est resté pendant des siècles le verrou stratégique entre Attique et Thessalie.

Mais les Thermopyles c'est aussi le Défilé où Léonidas et ses Spartiates arrêtèrent l’armée perse. C'est à cet endroit que Léonidas et ses Spartiates moururent jusqu'au dernier en arrêtant l'immense armée perse du roi Xerxès envahissant la Grèce (480 av. J.-C.). Notons la statue de Leonidas, plus ou mois à mi chemin, et près du monument les restes d'un mur de défense construit au Vie siècle av. J.-C. par les Phocidiens. C'est près de ce mur que nous pouvons voir une plaque commémorative sur laquelle est gravé, en grec moderne, l'ultime message du roi sacrifié: " O étranger va dire aux Lacédémoniens que nous gisons ici après avoir obéi aux ordres." Le rempart des Phocidiens fermait le passage. On est complètement dérouté par la topographie actuelle si on ne sait pas que la mer, qui s'est retirée à plusieurs kilomètres, baignait à l'époque les flancs de la montagne. Les Thermopyles n'étaient pas une gorge escarpée entre deux montagnes, mais un passage resserré entre mer et collines boisées s'étalant sur cinq kilomètres. Sinon le site n'aurait rien d'extraordinaire. Face à la colline historique de Kolonos, la Statue de Leonidas représente l'entièreté de l'armure de Leonidas. Elle a été conçue par B. Phalereus et a été érigée dans les années 1950 par les Grecs habitant en Amérique. Le monument a été construit pour commémorer la bataille de Thermopyles et est situé au centre du passage où la phase finale de la bataille eut lieu, comme certifié par l'accumulation au pied de la colline du fer et du bronze du Ve siècle av. J.-C.

Sur la colline était érigée la statue en pierre d'un lion en mémoire des guerriers décédés, avec une épigramme écrit par Simonides, mais le monument n'existe plus aujourd'hui. Une fouille restreinte sur la colline de Kolonos (1939) a mis à jour des fortifications de différentes époques, des tombes romaines et byzantines, et des vestiges des bâtiments byzantins ainsi que de nombreuses pointes de flèches en fer et en bronze, de types variés mais courants au Ve s. av. J.-C. si on les compare avec celles trouvées à Marathon et sur l'Acropole d'Athènes dans les couches du Ve s.

A 1,8 km du monument de Léonidas en direction d'Athènes subsistent quelques tronçons d'un mur antique "d’Antiochos", long d'environ 1,8 km et érigé en 191 av. J.-C., année où fut livrée la bataille entre Antiochos et les Romains. Il fut rebâti par Justinien au VIe s. et barrait le ravin par où descendait le sentier de l'Anopaea partant à l'0uest de la gorge de l'Asopos, passant au-dessous du couvent de la Panagia, suivant un ravin (barré par des restes de murs, au lieu-dit pyrgos), puis remontant entre les deux cimes du Lithidza (ancien mont Anoprea) et du Zastani (alt. 1048m). Il débouchait à l'Est près de l'endroit le plus resserré du défilé entre Alpénoi et la roche Mélampygos (« la fesse noire ») où l'on plaçait les sièges des Cercopes, démons malins châtiés par Héraclès.