|
Kymi
Kymi, situé au milieu de la côte orientale d'Eubée, a une longue tradition comme ville de marin. Lors des temps de colonisation, deux villes portant ce nom étaient connues, une Kymi éolienne en Asie mineur et Kymi en Italie, considérée comme la première colonie grecque à l'ouest. Un fait remarquable prouvant la prospérité de la dernière colonie est sa reconstruction après sa destruction par l'éruption du Vésuve, sous le nom de Neapolis ("nouvelle ville", Napoli). Un exemple de son éminence culturelle est l'existence de l'oracle Cumeam Sibyllam peinte par Michaël Angelo dans ses célèbres fresques de la Chapelle Sixtine. Du milieu du XIXe siècle au début du XXe, c'est une nouvelle période de prospérité pour Kymi avec un progrès financier, social et culturel dû au commerce maritime avec les centres marchands de la Mer Noire et de la France. Les armateurs kyméens ont exporté les produits locaux, dont son célèbre vin rouge, dans ces ports et plus particulièrement à Marseille, où il a été utilisé par les Français pour colorer leurs propres vins. Une nouvelle richesse est apportée à Kymi, de nouvelles idées par le contact avec la culture occidentale, et une manière urbaine de la pensée est développée. Ceci peut être clairement vu, entre autre, dans les bâtiments, la petite industrie, et le style de vie. Les objets exposés au musée de folklore de Kymi proviennent de cette période. Kymi est un centre intellectuel avec Demetrios Galanis (membre de l'académie française), John Velissariou (libérateur d'Ioannina lors de la première guerre balkanique), Vassilis Loulis (romancier), Iannis Xenakis (membre de l'académie française), Nick Mouzelis (économiste)... A proximité du village (Honeftihou) coulent des sources conseillées pour les maladies des reins et pour les personnes souffrant de maladies biliaires. A Paralia Kymi, port au caractère insulaire authentique, notons la présence d’un musée folklorique.
|