IOANNINA (Epire)

Superficie : 4.990 km²

Villes, sites, îles : Agia Paraskevi, Agios Georgios, Agios Minas, Anemotripa Pramandon, Ano Pedina, Aoos, Aristi, Asprangeloi, Asprochaliko, Astrakas, Bayotikos, Beloï, Vissani, Boila, Dodona, Doliani, Dragolimni, Ephyra, Frangadiotikos, Frosina, Gardiki, Ghyftopotamos, Gramila, Ioannina, Kalarytes, Kastritsa, Kato Pedina, Kipoi, Konitsa, Koukouli, Lapatos, Megalo Papingko, Metsovo, Mikro Papingo, Molyvdosképastos, Monodendri, Mourgana, Mouzakei, Negades, Nissaki, Pamvotida, Papingko, Passaron, Pedina (Ano et Kato), Perama, Philanthropenoi, Pinde, Pissaron, Plaka, Pogoni, Pramanda, Riziani, Rodotopi, Skamneli, Smolikas, Stomion, Syrakko, Tsepelovitikos, Tsepelovo, Tymphi, Vikos, Vissani, Vitsa, Voidomatis, Vradeto, Vrissohori, Zagori, Zagorochoria

 

Entre la région de Metsovo et de Konitsa, cette Epire montagneuse a connu un développement exceptionnel au cours des XVIIIe et XIXe siècle, avant son déclin qui poussera les habitants à l'émigration définitive en laissant derrière des dizaines de villages déserts. Leurs "mastoria", tailleurs de pierre réputés, ont façonné l'architecture traditionnelle du Nord de la Grèce et ont laissé dans la région quelques joyaux de leur art que le temps a préservés jusqu'à nos jours.

 

En 1430, la majorité de l'Epire tombe sous le joug des Turcs. C'est le point de départ d'une série de persécutions qui vont façonner le visage actuel de toute la région. Les propriétés les plus prospères sont confisquées pour être données aux beys turcs et à leurs mercenaires albanais. Une partie des habitants de la pleine seront obligés de se convertir à l'islam ou d'entrer dans les ordres monastiques, ainsi allait la tolérance religieuse. Aux alentours de 1600, l'on construisit dans la région de nombreux monastères. D'autres habitants prennent le chemin des montagnes ou de l'étranger dans le but de rester libre, quitte parfois à négocier. La loi du bakchich permet de s'octroyer quelques "privilèges" par exemple pour les Gianniotes (Giannina), les Metsovites et les Zagoriotes. Ici, ce sont quelques libertés sociales, économiques ou religieuses ; là, une autonomie administrative. Les occupants jouent de la géométrie variable pour s'accommoder des conditions locales.

Mais, à chaque fois, les Epirotes mettront toutes les marges qu'ils disposent à profit de leur développement. Au XVIIe siècle, les villages de Syrakko et de Kalarytes grâce à l'orfèvrerie deviennent d'importants centres d'exportation disposant des comptoirs à Trieste ou à Livorno. L'indifférence des Turcs pour le commerce, les arts et les lettres, laisse le champ libre aux Grecs. Leurs caravanes sillonnent les Balkans pour amener les produits de l'élevage, la laine, la soie, le coton à Constantinople et jusqu'au Pont-Euxin, et au Nord, jusqu'à Vienne. Les artisans aussi empruntent les mêmes routes, du printemps à l'automne, puis, l'hiver c’est le retour à la maison. Ainsi va la vie des bûcherons de Zagori, des mâcons de Konitsa, des barilleurs de Pogoni et des étameurs de Mourgana. Notons la nature (**) de la région de Konitsa-Vrissohori

 

 

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