Agia Moni

 

Le monastère d’Agia Moni se trouve sur les collines surplombant Diakofti. Le 23 septembre 1767, un berger nommé Viaros trouva dans un buisson une icône de la Vierge avec l’inscription « L’unique de tous espoirs » ainsi que l’image d’Agios Georgios. L’épiscope de Cythère Nikiforos Mormoris visita l’endroit et décida d’y construire un monastère. En 1803, Theodoros Kolokotronis, un des capitaines de la révolution grecque de 1821 se trouva à Cythère, dans la famille Alvanakis. Dans ses « Mémoires », Kolokotronis écrivit : « Je suis allé une fois à la fête du monastère d’Agia Moni. Ce grand monastère fut détruit une première fois par les Turcs venus sur l’île. Le monastère était entouré d’une haie de bois secs et le toit de l’église était provisoirement fait de branches. J’ai promis que si la Vierge nous aide à libérer notre patrie du tyran, je la rendrais à son état initial (1803). Elle nous aida, et pendant la seconde année de la Révolution j’ai tenu ma promesse et je l’ai réparée… ». Au XIXe siècle le monastère a été rénové et élargi. Le beau clocher en grès (porus) fut construit en 1848. L’église est une basilique à nef unique avec une façade spectaculaire. Depuis la cour du monastère vous pouvez admirer la vue sur les côtes orientales de Cythère et la vallée de Paléopoli. A l’arrière du monastère vous verrez Diakofti et le Cap Malèas. Du 1er au 15 août les fidèles viennent demeurer au monastère selon la tradition de la « quinzaine » (voir le monastère de la « Panagia Myrtidiotissa »). La célébration d’Agia Moni a lieu le 6 août.