AGIA GALINI

Sur carte : C3

 

Evaluation : **

Remarque : Rien de bien spécial à y voir, de plus en plus touristique mais c’est quand même bien pour une petite halte.

 

Cet agréable petit village pittoresque agrippé sur une colline au pied du Psiloritis au bord de la mer libyenne à 77 km au Sud-Ouest d'Iraklio et 54 km de Rethimno, possède, entre autre, un petit port logé dans une crique et un beau coin de rivage rocailleux en plus de fournir beaucoup d'installations pour touristes. Ce serait ici qu'aurait débarqué Saint Paul alors qu'il essuyait une tempête. A l'heure actuelle, elle est toujours paissible en basse saison mais pleine ambiance en haute saison. A l’emplacement de l'actuelle Agia Galini se trouvait la ville antique de Soulia, une des cent villes de Crète décrites par Homer. Elle était le lieu du culte de la déesse Athina ou Artemis et il y avait un temple magnifique. Son histoire continue jusqu'au VIIème siècle ap. J.-C. et sa destrucrtion par des pirates de Saracenes. Il y a deux origines possibles pour le nom d’Agia Galini dont Galini signifie le calme et la paix en grec. L'origine byzantine veut que le bateau de l’empereur byzantin Eudokia, à cause d’un grand orage, a été forcé d’ancrer au port d'Agia Galini. L’empereur ayant prié la Sainte Mère pour que la mer se calme et lui avait promis la construction d’une église à cet endroit. Le miracle s'étant produit, l’empreur construisit l'église sauvegardée jusqu'à aujourd'hui dans le cimetière du village. La deuxième origine possible est issue du nom d'une église consacrée à Galinios Christos (Jésus paisible) qu'il y avait dans le village. Dans le coude du fleuve situé à l'est d’Agia Galini se trouverait l’endroit où, selon la légende, Ulysse a échoué. Les saints protecteurs d'Agia Galini sont les quatre saints Martyrs provenant du village de Melabes et nommés Georgios, Agelis, Manouil et Nikolaos. Ils furent abattus par les turcs parce qu'ils étaient chrétiens. Au début du XXème siècle, les habitants d'Agia Galini ont construit une église afin d'honorer ce sacrifice. Les piliers de l'entrée de cette église, taillés dans du granit foncé, proviendrait selon les indigènes, du temple antique consacré à Artemis ou à Athina.

 

Ce port de pêche est situé dans un carde magnifique mais devient, hélas, assez touristique et peu attrayant. Le visiteur peut se promener dans les étroites ruelles pavées et admirer les cours fleuries, acheter des souvenirs au marché et boire un "raki" au "kafenio" (café traditionnel).

 

Le village possède une église byzantine dédiée à la Panagia et située dans le cimetière surplombant la plage.

 

Dans la baie d’Agia Galini, une épave d'un bateau romain (IIIème siècle ap. J.-C.) a été découvert. Les archéologues en ont retiré un trésor contenant des éléments en cuivre, des pièce de monnaie, une statue, une lampe... qui sont aujourd'hui exposés au musée archéologique de Rethymno.

 

La région propose différentes grottes accessibles en bateau. A Agia Galini se trouve la grotte où, selon la légende, Dedalus s'est caché lorsque le roi de Crète Minos l'a chassé. C'est depuis une colline d'Agia Galini, qu'il s'est envolé avec son fils Icarus, à l'aide d’ailes colée avec de la cire. Lors du bombardement allemand, les indigènes s'y sont réfugiés. Un parc a été construit par la municipalité d'Agia Galini afin d'honorer le légendaire Dedalus. A environ 7 milles au sud-est d'Agia Galini, vers l'île de Gavdos, se trouvent les deux îlots rocheux de Paximadia.