KOXARE

 

Situé à une altitude de 180 m à 23,3 km d’Iraklio, ce village fait partie de municipalité de Gouves. En 1577, Barozzi mentionne le village sous le nom de Coxari. Près de Koxare se trouve le monastère de Kyra Eleousa. Erigé sous l'occupation vénitienne, le monastère de Kera Eleoussa domine le paysage près de Voros. Sa position stratégique, sa forme architecturale ressemblant à une forteresse et les embrassures suggèrent le besoin de sécurité à cause des raids des pirates à l'époque où il fut érigé. Le monastère est construit sur trois niveaux. Sur le pourtour du monastère sont répartis les cellules des moines et les pièces auxiliaires comme une presse d'olives, une presse de vigne, une citerne d'eau, des écuries et des entrepôts.

 

Le monastère de Kyra Eleoussa dépend de celui d'Agaranthou. Ancien monastère fortifié, des meurtrières sont encore visibles du côté oriental. Tirant profit du terrain sur lesquel il est construit, le monastère s’étend sur différents niveaux reliés par des escaliers. L'entrée principale, de forme triangulaire, est localisée au nord-est tandis qu'une seconde entrée, moins importante, se trouve au nord-ouest. Les chambres des moines occupaient les côtés sud, sud-ouest et ouest. Le petit patio de l'entrée principale mène à l'antique presse à olives et aux dépôts tandis qu'un escalier en pierre mène au potager. A en juger par les ruines qui subsistent de nos jours, ce monastère autonome a été construit suivant les besoins de fortification durant la période vénitienne sur les vestiges d'un monastère plus ancien lui-même probablement établi sur le site d'un sanctuaire encore plus ancien. Deux colonnes, une en pierre et une en marbre sont les seuls vestiges de ces bâtiments plus anciens. L'église, située au centre, possède deux vieux tombeaux de moines ou d’abbés et deux autres tombeaux plus ou moins visibles près de l'entrée. Nous y trouvons aussi un réservoir d'eau de pluie allimenté par tout un réseau de canaux. Ce monastère est mentionné dans un document de 1606, près de Gouves. En 1635, il a fait partie de l’important monastère de Sainte Catherine de Sinai et était dirigé par l'abbé Mathaios Makelaris. Des ruines significatives et de grande valeur archéologique sont toujours visibles. Un relief qui y a été trouvé est exposé au musée d'Agia Ekaterini à Iraklio.