IRAKLIO - HRAKLEIO - Hrakleio

Sur carte : C2

 

Evaluation : */**

Remarque : Certes Iraklio à son charme, mais c’est une trop grande ville. Je préfère de loin Rethymno.

 

 

Capitale, plus grande ville de Crète et cinquième plus grande ville de Grèce, sa population est supérieure à 120 000 habitants. Habitée depuis l'époque néolithique, elle est enserrée dans sa massive enceinte vénitienne et n'est pas très pittoresque mais offre beaucoup d'ambiance. Pendant les quatre siècles de domination vénitienne, beaucoup de bâtiments ont été érigés et sont d'excellents exemples de l'architecture vénitienne de cette époque. Bon nombre d'entre eux existent encore aujourd'hui. La basilique San Marco et la Loggia en sont deux spécimens alors que la fontaine de Morozini, avec ses quatre lions, a même donné son nom au quartier central de la ville. Vous trouverez à Iraklio tous les équipements dont vous aurez besoin.

Elle fut fondée par les Doriens vers l’an 1000 av. J.-C. et reçu le nom de leur héros mythique Herakles (Hercule). Son port, assez grand, est situé à l'Est de la ville. Bien que l'on ait trouvé peu de ruines dans la cité elle-même, c'était probablement le port de Knossos lors des époques minoennes et romaines. Les Sarrasins la prirent en 824 et la renommèrent en El Khandak (Le Fossé) issu du fossé qu'ils creusèrent tout autour. Elle est vite devenue le centre commercial slave de la méditerranée. La ville fut reprise par les Byzantins en 961, après plusieurs vaines tentatives. En 1204, les Croisés occupèrent Constantinople et donnèrent la Crète à Boniface de Monferrat qui la vendit aux Vénitiens pour mille pièces d'argent. Sous ce nouveau gouvernement, les arts prospérèrent et "Candia" (nom vénitien) devint un centre d'érudition. Plusieurs savants et artistes se réfugièrent à Candia, après la chute de Constantinople en 1453. En 1462, les Vénitiens commencèrent la construction des fortifications achevées plus d'un siècle plus tard, longues de 4 km, de forme triangulaire et possédant sept bastions. Les Vénitiens construisirent aussi le port et diverses autres oeuvres architecturales. Les murailles prouvèrent leur puissance militaire lors du siège de la ville qui dura 21 ans (un des plus long de l'histoire). La dernière reddition eut lieu en 1669, après la mort de 100.000 Turcs et 30.00 Vénitiens. La domination turque fut durement ressentie par les Crétois en guérilla continuelle contre ces Turcs qui, en retour, usaient de représailles contre la population crétoise. Iraklion s'agrandit après l'unification à la Grèce en 1913. Cependant, sa position stratégique la transforma de nouveau en cible pour les forces envahissantes en 1941. Lors de la Bataille de Crète, les bombardements allemands, causèrent des dommages importants et après la guerre, la ville fut reconstruite intensivement. Le centre administratif de Crète fut transféré de Hania à Iraklion en 1971. Elle concentre la majeure partie de l'activité économique de l'île, elle est le principal port d'entrée en Crète pour les visiteurs et possède un aéroport.

L'histoire est beaucoup plus vivante à Iraklio que dans les autres villes grecques. La place centrale est entourée de cafés, magasins et restaurants et est dominée par la fontaine aux lions construite par Morozini, gouverneur vénitien en 1628. À l'extrémité du marché central se trouve un café ou y est logé le "Koubes", fontaine construite par les Turcs quand ils ont converti l'église voisine du Sauveur en mosquée de Valide. Tout autour de la vieille ville, le visiteur peut marcher le long des vieux murs vénitiens qui se réunissent à un bastion, appelés "Koules", dominant le vieux port de la ville.

 

Les murailles vénitiennes (**) (Enetika Teihi = murs de la ville), commencées en 1462 suivant la conception de Michele Sanmicheli, constituent le travail le plus significatif de la fortification de l'île. Longues de 5 km, leur construction a pris presque un siècle alors que le travail complémentaire pour leur expansion durât jusqu'au XVIIème siècle. Renforcées par 7 gros bastions et coupée de 4 portes, elles constituèrent une muraille d'une puissance exceptionnelle qui défia pendant 21 ans l'assiégeant turc.

La remarquable Chanioporta (porte de Hania), aussi appelée porte Panigra, au bout de l'Odos Kalokairinou, était le passage vers la partie occidentale de l'île. Le nom formel était Porte du Pantocrator (du Tout-puissant) et fut construite vers 1570. Près de cette porte, les murailles vénitiennes et le fossé sont encore visibles et on peut aussi admirer ses sculptures élaborées comme le lion ailé et un buste en relief du Pantocrator. De cette porte, l'avenue Plastira nous amène au point le plus haut de la ville, le Bastion de Martinengo (Martinegko). C'est le seul endroit où le sommet des murailles vénitiennes peut être atteint et Nikos Kazantzakis (Iraklio 1883 - Antibes 1957), le plus grand écrivain de Crète, y a été enterré. A cause de son point de vue qui n'était pas orthodoxe (demontré dans son livre scandale “La Dernière Tentation”), l’église orthodoxe lui refusat l’inhumation dans un cimetière d'église. Sa simple tombe porte une inscription écrite de sa propre main: "Je n'espère rien, je n'ai peur de rien, je suis libre". Du bastion, on jouit d'une belle vue sur la ville. La Kainouria Porta, ou Nouvelle Porte, dernière porte à être construite, était aussi appelée par les Vénitiens Porte de Jésus. A cet endroit, l'épaisseur de la muraille vénitiennes est de 40 mètres. On peut y voir une plaque portant la date de construction (1587) et le nom du gouverneur, Zuanne Mocenigo. Après la Nouvelle Porte, l'Odos Plastira continue avec l'Odos Pediados en longeant les fortifications et aboutit à la place Eleftherias.

La Lazzaretto Porta, datée de 1565 et aussi connue sous le nom de Porte d'Agios Georgios, était l'endroit où venait autrefois mendier les lépreux. L'inscription vénitienne et les murailles s'étendant vers le musée sont en bon état de conservation. Les emblèmes de cette porte sont conservés au musée historique de Crète. Dans les environs, on trouve deux fontaines turques initialement placées ailleurs dans la ville dont celle de la rue Zogrophos. Le fossé directement sous le Bastion d'Agios Dimitrios (Platia Eleftherias) est utilisé comme aire de stationnement. Les jardins publics d'Iraklio sont situés devant cette place très fréquentée et offrent un peu de repos face au bruit de la ville. Autrefois l'eau y passait dans un aqueduc jusqu'à la fontaine Morosini. A l'extrémité sud du parc, se trouve la statue d'Eleftherios Venizelos (1864 - 1936), le politicien crétois hautement révéré. Au sud de la "Porte de Dermatas" se trouve la fontaine de Priuli.

Le long des murs il y avait d'autres tours plus petites telles que la tour de Leon (Kastelli ou Megalo Koule) et de Mikro Koule. De l'entièreté des forteresses, on peut encore voir aujourd'hui sept casernes et deux portes, la porte de Pandokrator décorée du lion de st. Marc, la façade de Pandokrator, le signe latin "Omnipotent" et la Kenourgia Porta (nouvelle porte) qui a été construit en 1587 et baptisée du nom du dirigent vénitien Mogenigo.

 

Le Venetiko Limani (*) (port vénitien) termine l'Odos 25 Avgoustou. Protégé par la Rocca al Mare ou Grand Koules, on peut encore y voir les arsenaux vénitiens (*) construits au XVIème siècle pour la construction et la réparation des bateaux, et les ruines de l'église de San Pietro. Actuellement, les arsenaux servent de dépôts.

 

Le fort de Koulès (Koule) (*) a été reconstruit entre 1523 (inscription sur la porte nord) et 1540 sous la domination vénitienne. Connu aussi comme "Megalo Koule" ou "Rocca al Mare", il est reconnu comme le meilleur exemple préservé de la fortification vénitienne de la ville. Initialement construit par les Vénitiens au XIIIème siècle sur une proéminence naturelle, il a été détruit par les deux puissants tremblements de terre de 1303 et 1500. Sur ses façades, faites de roches massives, on peut voir trois reliefs représentant le Lion de Saint Marc mais c'est celui tourné vers la mer qui est en meilleur état.

Cette impressionnante forteresse de deux étages a logé les autorités portuaires et des entrepôts. Sous la domination turque, la forteresse a servi de prison dont les cachots ont vu périr beaucoup de révolutionnaires et sa cour abrita des mosquées. Le second étage sert, en été, de théâtre en plein air. La forteresse, recevant de nombreux visiteurs, sert régulièrement de cadre à des expositions culturelles. Du château, la vue sur la ville et le port est impressionnante. Des travaux de consolidation et de restauration eurent lieu.

A l'origine il y avait aussi une plus petite forteresse au bout de l'autre môle.

 

La Platia Venizelou, aussi connue sous le nom de Platia Liondarion (place des Lions) est située au centre de l'ancienne ville et abrite la fontaine Morosini (***) construite en 1628 par les Vénitiens et portant le nom du gouverneur de l'époque (Francesco Morosini). Elle se compose de 8 bassins décorés de figures de la mythologie grecque, de nymphes, de tritons, de monstres de mer et de dauphins. Le bassin le plus élevé est soutenu par quatre lions assis. On dit qu’au centre de la fontaine se trouvait une impressionnante statue de Neptune tenant un trident. La version la plus populaire signale que la statue a été détruite par un tremblement de terre durant la domination turque. Les lions qui la décorent furent construits un siècle plus tôt. Elle a été construite à l'emplacement d’une ancienne fontaine du XIVème siècle pour commémorer l'impressionnante construction vénitienne apportant de l'eau potable à Iraklion depuis le Mont Youktas situé à 15km. On peut encore voir des vestiges de l'aqueduc à Fortetsa et Karidaki. Il est décoré avec des armoiries et des scènes de la mythologie grecque. Sur le côté Est de la place, à l'opposé de la fontaine, se trouvait la Vasiliki Agiou Markou (Basilique San Marco, 1239) endommagée par des tremblements de terre. Reconstruite en 1303, elle a été transformé plus tard en mosquée par les Turcs et demeura comme tel jusqu'en 1915. Après d'importantes rénovations, elle est maintenant transformée en salle d'exposition. L'église originale appartenait aux ducs vénitiens et la noblesse vénitienne d'Iraklio y fut enterrée. Elle était l'église la plus importante d'Iraklion et toutes les cérémonies officielles s'y tenaient. Sa façade est de style vénitien et elle abrite des reproductions de fresques créto-byzantines des XIIIe, XIVe et XVe s. Ses piliers proviendraient du temple de Knossos.

 

La Platia Kornarou, située au bout de l'Odos 1866, possède la plus ancienne fontaine d'Iraklio, la fontaine vénitienne Bembo, construite en 1588 dans un mélange de styles vénitien et romain. Issue des ruines de l’Ierapetra romaine, elle possède des armoiries en relief et une statue romaine bizarrement acéphale (dépourvue de tête). Elle porte le nom de son architecte vénitien Zuanne Bembo. Sous la domination turque, les Arabes de Chandax (Iraklio) ont cru que la statue avait des forces surnaturelles et chaque mois de mai, ils ont organisé des rituels religieux en son honneur. Près de cette fontaine, on trouve également une fontaine turque.

 

Dans l'Odos Dikeossinis se trouvent les anciennes casernes de Saint George construites au XVIème siècle. Elles furent détruites par les Turcs qui en reconstruisirent de nouvelles en 1883 suivant les plans de l'architecte auteur de l'église d'Agios Minas. La porte nord est la porte originale de l'église Saint François s'élevant à l'endroit où se trouve l'actuel Musée Archéologique.

 

La Loggia (Lotxia) (**), bâtiment à quatre façades muni d’arcs semi-circulaires situé Odos 25 Avgoustou, a été reconstruite après avoir été lourdement endommagée lors de la seconde guerre mondiale. Centre de rencontre de la noblesse à l'époque vénitienne, elle fut ensuite utilisée comme bâtiment du gouvernement par les Turcs et transformée en mosquée. Un minaret a alors été érigé. Restaurée par la ville, elle sert actuellement d’hôtel de ville et de salle d'exposition. Sur le côté nord de la Loggia se trouve la fontaine de Sagrendo construite en 1602 et possédant une tête de femme défigurée supposée représenter la nymphe Crète, mère de Pasiphae et femme de Minos selon la mythologie grecque.

Derrière la Loggia se trouve l'église d'Agios Titos (**), saint patron de la ville. Construite par les Byzantins vers 962, rénovée en 1466, ruinée par un incendie en 1544, convertie par les Turcs en mosquée (elle prend alors le nom de "Vizier Tzami"), elle sera détruite par un tremblement de terre en 1856. En 1872, les Turcs reconstruisirent alors une mosquée convertie en 1923 par les Crétois en église. Depuis son retour de Venise en 1956, elle contient le crâne de St. Titos, disciple de l’apôtre Paul et du premier évêque de l’île (côté gauche du narthex). Les Vénitiens avaient pris le crâne avec eux lorsque la ville tomba aux mains des Turcs en 1669. Sous les Vénitiens, elle a abrité le siège de l'archevêque latin. L'intérieur de l'église est orné de peintures murales.

 

Le parc El Greco possède des vestiges de thermes romains utilisés jusqu’au début de l’époque chrétienne. Ce jardin agréable abrite le buste du célèbre peintre El Greco ou de son vrai nom Doménicos Théotocopoulos, peintre espagnol d’origine grecque, né en Crète près de Candia en 1541 et décédé en 1614. Un coin a été aménagé pour les enfants (balançoires, toboggans) et nous y trouvons des toilettes publiques.

 

L'odos 1866, une des rues marchandes d'Iraklio.

 

Sur la Platia Agias Ekaterini se trouve la massive Cathédrale d'Agios Minas (fin XIXe) dominant la place. Construite en 1895, c'est l'une des plus grandes églises de Grèce et peut contenir 8.000 personnes. Dans le mur Sud-Ouest est conservé en bon état un vestige de l'église de 1735. La très ancienne église d'Agios Minas se trouve face à la cathédrale et abrite des icônes du XVIIIème siècle. Sous la domination turque, alors que les grandes églises étaient transformées en mosquées, elle faisait office d'église la plus importante d'Iraklion.

De l'autre côté de la place se trouve l'église byzantine d'Agia Ekaterini construite 1555 par les Vénitiens et abritant le Musée d'Art Religieux. Au fil du temps, elle subit quelques modifications dont l'adjonction d'une impressionnante entrée au XVIIème siècle. Cette église faisait partie d'une école monastique qui devint un centre intellectuel de l'île. Parmi ses étudiants, notons le poète Kornaros, auteur de l'oeuvre crétoise classique d'Erotokritos, et plusieurs savants théologiens orthodoxes. Les styles de peinture byzantine et de la Renaissance y était aussi enseignés. Finalement, ces deux styles se mélangèrent pour former le style connu sous le nom d'Ecole Crétoise. La collection du musée rassemble six icônes de Michalis Damaskinos, l'un des notables élèves de l'école et contemporain d'un autre élève connu, Dominikos Theotokopoulos, dit "El Greco".

 

Du haut du boulevard Beaufort part la route qui va vers l'aéroport et l'est de l'île. Au sud de la place, s'élève le buste de Nikos Kazantzakis, écrivain crétois, et lui faisant face, une grande statue représentant Eléfthérios Vénizélos (1864-1930). Entre ces deux ouvrages commémoratifs, s'ouvre la route qui contourne le jardin municipal et conduit à Knossos. Au coin, se dresse une colonne de marbre édifiée en l'honneur de Nikiphoros Phokas, et quelques mètres plus loin, un monument assez important commémorant la résistance crétoise contre les Allemands en 1941. Terminons ce paragraphe en citant le théâtre Nikos Kazantzakis, théâtre en plein air au croisement des rues Plastira et Evans, où l'on peut voir en été des représentations théâtrales et musicales.

L’église d’Agios Petros (Saint Pierre) est située parmi les ruines de bâtiments byzantins en bord de mer, près de l'Odos Vénizelos. L’église fait partie d'un monastère de l'ordre des Dominicains et était une basilique à nef unique (en restauration).

Au numéro 22 de l’ Odos Chandakos, on trouve un atelier de peinture d’icônes de style traditionnel tenu par le prêtre et peintre d'icônes Georgos Manusakis. Il accepte aussi les commandes et assure des livraisons à l'étranger.

Le bâtiment de la préfecture possède dans l’entrée nord de la partie centrale, un portail en marbre offert par le pape Alexandre V à sa ville natale.

 

Le musée archéologiquesitué odos Xanthoudidou, abrite la plus importante collection du monde d'objets d'art minoens dont de magnifiques fresques. Ses vingt galeries étalées sur deux étages exposent les découvertes les plus importantes et les plus représentatives de la civilisation minoenne allant de la période néolithique à la période greco-romaine. Quelques descriptions en français. Entrée chère.

La fondation du premier musée (1904-1912) est due aux efforts de deux archéologues crétois, Joseph Chatzidakis et Stephanos Xanthoudides. Il abrita les objets jusqu'en 1937 et la construction du bâtiment moderne et antisismique. Grâce aux efforts de professeur Nicolaos Platon, les trésors du musée ont survécus lors de la seconde guerre mondiale, bien que le bâtiment ait été sérieusement endommagé. En 1964 une nouvelle aile a été rajoutée. Le musée possède aujourd'hui vingt salles regroupant des objets trouvés dans les palais, des maisons, des tombeaux et des grottes en Crète. L’organisation se fait selon un ordre chronologique allant de la période néolithique à l'ère romaine (IVe siècle ap. J.-C.) et géographiquement, selon la provenance des trouvailles.

Parmi les objets les plus importants notons les « déesses de serpent » (palais de Knossos), le rhyton en forme de la tête d'un taureau (petit palais de Knossos), le Disque de Phaistos (palais de Phaistos), la fresque du « Saut du Taureau » (palais de Knossos), l’anneau d'or d'Isopata (proximité de Knossos), le Tombeau en argile de la collection de Giamalakis (Archanes), des statuettes en bronze, une statue d'Aphrodite (Gortys)...

 

L'istoriko kai ethnografiko mouseo (musée historique et ethnographique), fondé en 1952 par la Société de Recherche Historique de Crète et situé Odos Grevenon, 7 rue Kalokairinou, renferme des objets d'intérêt historique, religieux et folklorique. Il est logé dans la résidence néoclassique de la famille de Kalokairinos. Le sous-sol abrite des vestiges vénitiens et quelques objets turcs. Elles comprennent un portail du monastère de Saint François (détruit pendant le siège Turc), une fontaine artistique vénitienne d'un palazzo et un relief de la Porte Lazzaretto (Agios Georgios). Une des pièces contient des pierres tombales turques et des inscriptions de cette époque.

A l'étage principal, il y a une exposition d'icônes du monastère byzantin de la Panagia Gouverniotissa (Potamies) ainsi que des paravents d'autels et portes de sanctuaires, tous datant du XVIème siècle. Dans le hall d'entrée, il y a aussi des cartes géographiques vénitiennes du XVIIème siècle et des vues de forts et châteaux crétois. Une des pièces supérieures est dédiée au célèbre auteur crétois Nikos Kazantzakis et une autre à E. Tsouderos, homme d'état crétois de Rethymno, Premier Ministre de Crète lors de la Seconde Guerre Mondiale. A l'extérieur de ces pièces se trouvent des photographies de la Bataille de Crète de mai 1941.

A l'étage supérieur du musée, se trouve également le tableau " Vue du Mont Sinai et le Monastère de St. Catherine ", peint vers 1570 par Dominikos Theotokopoulos et seule peinture de lui en Crète.

Une nouvelle extension du musée propose plusieurs anciennes photographies de combattants crétois pour la liberté et des dignitaires de la brève période avant l'union de la Crète à la Grèce. Une section spéciale de la nouvelle extension souligne les aspects séculaires de l'art byzantin à travers tous les donateurs de fresques préservées dans les églises de cette époque. Le changement dans l'habillement est évident dans ces fresques.

L'étage supérieur du musée a une belle exposition de broderies crétoises, tissage et crochetage. Quelques objets exposés, dignes d'attention, comprennent des vestes d'hommes (d'Anogia et Sfakia) et des costumes de femmes de deux régions connues pour leur travail manuel (Anogia et Kritsa). On y retrouve aussi la réplique d'une maison crétoise vers 1900 et la collection ethnographique.

Derrière le musée se trouve la fontaine turque d'Idomeneas, face à l'entrée sud du musée historique, encastrée dans le mur de l'école d'archéologie italienne.

 

La collection médiévale et de la Renaissance est constituée de sculptures byzantines, vénitiennes et turques, d’épigraphes, de fresques couvrant les périodes du XIIIe au XVIe siècle, des icônes portatives de l'école crétoise datant du XVe au XVIIIe siècle, des navires et des vêtements de cérémonies ecclésiastiques, des sculptures en bois, des pièces de monnaie, de la joaillerie et des miniatures des époques byzantines et vénitiennes. La collection contient la seule peinture sur la Crète de Domenicos Theotokopoulos appelé EL Greco, datant de 1570 et intitulée “Vue sur le mont Sinai et le monastère”.

 

La collection de la lutte pour l'indépendance est un mémorial de l’insurrection crétoise du XIXe siècle et de la période de l’état indépendant crétois (1898-1913). La collection inclut des drapeaux, des armes et des portraits de leaders insurgés.

 

La collection d’art folklorique reprend cent exemples représentatifs d'art folklorique crétois (tissages, broderies, dentelles, joaillerie, petits instruments musicaux...) ainsi qu’une reproduction grandeur nature de l'intérieur traditionnel d’une maison de village crétois. La pièce de Nikos Kazantzakis comprend le bureau, la bibliothèque, des affaires personnelles et des manuscrits de plusieurs grands auteurs. La pièce d'Emmanuel Tsouderos comprend le bureau, la bibliothèque et des souvenirs personnels de l'homme, Premier ministre lors de la bataille de Crète en 1941. On y trouve aussi des gravures, des cartes, des éditions rares et une collection des timbres crétois.

 

L'église arménienne (petite communauté à Iraklio) a repris sa place depuis qu'un pope venu d'Israël lui redonne vie. Elle abrite une très belle icône du XVe s. et des restes de vieilles tombes avec des inscriptions arméniennes dans le jardin. Pour s'y rendre, prendre la rue Kalokairinou et, après l'hôtel Iraklion, la première ruelle à droite.

 

Balade : La promenade débute sur la Piatra Eleftherias (place de la Liberté, près du musée archéologique) et vous vous dirigez vers le sud et l'Odos Avéroff. Elle vous mènera vers la Piatra Kornaru où se situent un kiosque d'Oman et la fontaine vénitienne de Bembo. Là vous êtes au début de la rue du marché, l'Odos 1866, dont l'autre extrémité aboutit à un carrefour avec des feux. A vingt pas de là vous vous retrouvez sur la plus belle place de la ville, avec la fontaine Morosini. A partir de cet endroit, la rue principale, Odos 25 Avgoustou, vous mène en passant par la Loggia, le parc El Greco et la basilique de Titus vers le port de pêche avec la forteresse de Koulès. Si en longeant la côte, vous partez vers la gauche, vous passerez devant l'entrée de l'odos Grevenon où se trouve le musée historique et vous aboutissez près de l'odos Chandakos, où se situent les ateliers des deux peintres d'icônes. Cette rue débouche à nouveau sur la place où se trouve la fontaine Morosini.